La saison NBA 2025-2026 est encore longue. Cependant, une dynamique se confirme en haut des classements des Conférences Est et Ouest. Alors que les Pistons et le Thunder sont leaders, voici les 5 franchises NBA qui devraient décoller en 2026.

5. Les 76ers de Philadelphia

Joel Embiid avec le rookie VJ Edgecombe – Photo by Icon Sport

On ne pensait plus revoir les Sixers de si tôt en haut de la Conférence Est. Un Joel Embiid cramé poussé vers la sortie, une stratégie du bord-office douteuse et des résultats qui ne suivent pas. Les fans de Philadephie sont passés par toutes les émotions ces dernières années. Cependant, il semblerait que le MVP 2022-2023 soit de retour.

Avec 27,8 minutes passées sur le parquet chaque match, et une moyenne de 22,6 points, Embiid aura besoin de lieutenants pour renaître. Et ça tombe bien : l’avenir des 76ers semble radieux. Pické à la 3e position, VJ Edgecombe réalise un début de carrière NBA exceptionnel.

Considéré comme le favori pour le titre de ROTY, le crack bahaméen prend déjà ses responsabilités, à l’image de son panier clutch face à Memphis. Ajoutez à cela l’explosion de Tyrese Maxey (25 ans), en mode MVP (30,8 pts, 7,1 passes, 4,3 rebonds), et vous obtenez un des rosters les plus prometteurs pour l’année 2026.

4. Les Pistons de Detroit

Cade Cunningham sur le parquet de l’American Airlines Center face aux Mavericks – Photo by Icon Sport

Comment passer d’une des pires franchises de l’Est à un candidat potentiel au titre NBA ? Demandez la formule magique aux Pistons ! Pour la première fois depuis 20 ans, la franchise de Detroit va terminer l’année civile à la 1ère place de sa Conférence. Un exploit, alors que les coéquipiers de Cade Cunningham avaient fini 15es en 2023-2024.

Mais justement : l’explosion de Motor Cade fait des Pistons une machine à gagner (25-8). Avec une moyenne de 26,5 pts par match et 9,7 passes, Cunningham frôle le double-double par match. Le leader offensif clutch est épaulé par Jalen Duren (22 ans), 5e meilleur rebondeur de la saison avec 10,8 rebonds par match.

JB Bickerstaff a réussi à lancer dans le grand bain plusieurs jeunes, à l’image d’Ausar Thompson. Detroit possède ses propres droits pour la prochaine Draft 2026, plus des choix de second tour jusqu’en 2030. La force des Pistons ? Next man up. Daniss Jenkins a su prendre le relai lorsque Cunningham était out, Paul Reed est parfait dans la rotation, et Caris LeVert assume son rôle de mentor pour la jeune franchise.

3. Les Nets de Brooklyn

Michael Porter Jr. lors du 4QT face aux Charlotte Hornets – Photo by Icon Sport

Il est peut-être encore un peu tôt pour affirmer que les Nets vont redevenir les rois de New York. 13e à l’Ouest, Brooklyn peine à confirmer un projet lent… mais cohérent ! Avec Michael Porter Jr comme point d’ancrage, la franchise new-yorkaise a raison de croire à un changement de dimension dans les années à venir.

Le rebuild des Nets est agressif, avec une reconstruction 100% axée sur la jeunesse. Kevin Durant et Kyrie Irving out, Brooklyn vise un retour au premier plan d’ici 2027. Débutant 21 des 28 matchs de sa franchise, Egor Dëmin (19 ans) réalise une saison rookie prometteuse. Nolan Traoré doit certes encore prendre confiance, mais il faut l’admettre : le reset des New-Yorkais est très intelligent.

Un chiffre met en lumière l’ascension probable des Nets : la franchise de Michael Porter possède l’âge moyen le plus bas de toute la NBA (23,7 ans). L’ailier star est lui aussi en train de passer un cap (25,8 pts, 7,5 rebonds). Tout ça, alors que Brooklyn va bénéficier de plusieurs 1ers tours de draft jusqu’en 2029. Un scénario idéal pour construire lentement, ou faire des swap et récupérer une star pour compléter le jeune effectif.

2. Le Thunder d’Oklahoma City

Chet Holmgren et Shai Gilgeous-Alexander lors des Playoffs 2025 – Photo by Icon Sport

En 2019, les Clippers de Los Angeles ont complètement déséquilibré la prochaine décennie NBA. La raison ? Le trade de Paul George contre SGA ainsi que 7 futurs premiers tours de draft. Oui. Tout comme les Hornets, les Clippers n’ont pas cru au potentiel de Shai Gilgeous-Alexander. Une erreur qui a profité au Thunder.

Aujourd’hui, Oklahoma est champion en titre et roule sur le Conférence Ouest. Mais alors, comment cette équipe d’OKC va bien pouvoir progresser encore ? Tout simplement parce que le Thunder va pouvoir profiter de multiples premiers choix jusqu’en 2029 (Rockets, Clippers, Knicks, Jazz, 76ers, Mavericks, Nuggets).

Chet Holmgren (23 ans) réalise une 3e saison NBA intéressante, SGA est à nouveau favori pour le titre de MVP, tandis que Jalen Williams (24 ans) et Cason Wallace (22 ans) sont en train de changer de dimension. De quoi imaginer un règne du Thunder pour les 5 prochaines années. Minimum.

1. Les Spurs de San Antonio

Victor Wembanyama et Stephon Castle affrontent Dallas – Photo by Icon Sport

Comment ne pas évoquer les franchises NBA à haut potentiel sans parler de San Antonio ? Les supporters texans ont vécu des années compliquées depuis que la génération Duncan – Parker a pris sa retraite. Privés de Playoffs depuis la saison 2019-2020, les Spurs sont en train de refaire surface. La stratégie de tanking du bord de San Antonio paye.

Emmenée par le jeune entraîneur Mitch Johnson, la franchise texane possède dans ses rangs certains des joueurs les plus prometteurs de la NBA. Victor Wembanyama est considéré comme l’un des futurs grands de la Ligue. Si la santé du pivot français suit, on peut s’attendre à une domination sans partage de San Antonio.

Car derrière, les talents ne manquent pas. Stephon Castle réalise une saison sophomore XXL (18,5 pts, 5 rebonds, 7 passes en moyenne), tandis que Dylan Harper trouve progressivement sa place dans le roster de Johnson. Si on ajoute à cela encore quelques bons picks lors de la prochaine draft 2026 à l’image de Karim Lopez, il va falloir s’habituer à revoir les Spurs au sommet de la NBA.