Beau duel en perspective hier à la Chesapeake Arena d'Oklahoma. Bien qu'amputé de leur leader offensif Russell Westbrook, le Thunder, en grande forme en ce moment, affrontait des Rockets qui eux aussi avaient retrouvé le sourire depuis quelques jours. Mais même privés du MVP 2017, les locaux n'ont jamais tremblé face à Texans très maladroits.
Un cavalier seul du Thunder
Car jamais, les hommes de Mike d'Antoni n'ont semblé en mesure de remporter la rencontre. Menés tout le premier quart-temps, un gros run en début de deuxième sous l'impulsion d'un Clint Capela performant (17pts, 7rbds, 3asts à 67% au shoot) leur a permis de recoller et même passer devant d'un petit point, au milieu du second quart (38-39). Mais malheureusement, ce n'était en réalité que le début du cauchemar. Plus jamais Houston ne sera en tête dans le reste de la partie. Pire, Harden et compagnie vont même prendre de sacrés éclats, oscillant entre les 15 et 20 points de retard. Pour finalement se faire fesser, tout en ne marquant que 80pts, une première dans une rencontre depuis avril 2016. Forcément, en shootant à 36% dont seulement 27% à 3pts tout en prenant 42 tirs derrière l'arc, difficile d'espérer mieux. Chris Paul a été très en deçà de ses performances moyennes (seulement 10pts et 5asts), Harden a essayé tant bien que mal de jouer les sauveurs, mais a eu du déchet (6 pertes de balle). Mais la palme revient à Carmelo Anthony, de retour sur son ancien parquet. 2pts à 1/11 et 0/6 à 3pts, avec un différentiel de -22 lorsqu'il était sur le terrain ! Un véritable calvaire pour Melo. En face OKC n'a pas eu à forcer son talent. Dennis Schroder a confirmé qu'il était une véritable bonne pioche (voir ci-dessous), Paul George a régalé avec quelques gestes de grandes classes (20pts, 11rbds, 6asts) et a littéralement prit feu en milieu de second quart (15pts en 6min) malgré une réussite au shoot quelconque (7/21), alors que Steven Adams a fait du Steven Adams dans la raquette (14pts, 10rbds). Rien de sensationnel, mais suffisant pour battre des Rockets toujours malades. Mais aussi et surtout recoller au peloton de tête, à la 4ème place, grâce à cette 7ème victoires consécutives, après un début de saison raté (4 défaites d'entrée). Les Texans eux ne décollent toujours pas et vu le calendrier démentiel qui les attends (San Antonio, Denver, Indiana et Golden State lors des 4 prochains matchs), rien ne garantie une éclaircie prochainement.
Dennis Schroder, l'homme providentiel
Il est arrivé dans le rôle de back-up de Westbrook. Il savait que son temps de jeu allait être infime comparé à ce qu'il a connu à Atlanta. Et pourtant, sans faire de bruit, l'Allemand réalise une saison de haute volée. Alors que la début de saison de Russ West est miné par les blessure, Schroder n'a pas hésité à prendre ses responsabilités au sein de sa nouvelle franchise. Et cela paye, la preuve encore hier. Auteur d'un match plein, ponctué de 14pts, 6rbds et 5asts dans une rencontre assez faible au niveau du scoring, l'ancien Hawks avec son jeu tout en pénétration, a fait mal à la défense (existe-t-elle réellement?) des Rockets. Et puis, il a aussi et surtout réussi à limiter l'impact de Chris Paul, auteur d'un match très médiocre. Déjà très utile au tout début de saison lorsque Westbrook était déjà blessé, Schroder se relève être un pari gagnant pour la franchise de l'Oklahoma. De là à dire qu'il sera un facteur déterminant pour passer un cap en playoffs, il n'y a qu'un pas qu'on ne franchira pas. Mais en tout cas, la réussite est totale.
L'action de la nuit
Hamidou Diallo, 5pts et 4rbds hier, s'est régalé dans la défense toujours aussi redoutable des Rockets.
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