Demain après-midi, à 13h30, l’OL reçoit le FC Nantes pour la 8e journée de Ligue 1. Une réaction lyonnaise est attendue, face à des Nantais qui se déplacent au Groupama Stadium forts d’une dynamique plus que positive.

L’OL est-il vraiment favori ?

OL-Nantes
Le désarroi des Lyonnais après l'égalisation de Yoann Court mercredi face à Brest (2-2) / Crédit photo : DR)

Le Lion et le canaris. Ce pourrait être le titre d'une fable de la Fontaine. L'histoire de la petite bête qui aimerait bien becqueter la grosse, à l'agonie, et où l'issue ne serait pas celle que l'on croit.

Si la plupart des bookmakers sont d’accord pour placer les Gones en position de force avant ce duel, ce sont peut-être bien les seuls.
Certes, Sylvinho dispose d’un groupe sur le papier bien plus attrayant que celui de Christian Gourcuff, mais le club lyonnais n’a plus connu la victoire en Ligue 1 depuis le 16 août et la victoire éclatante face à Angers (6-0) lors de la 2e journée. De leur côté, les Canaris montent tranquillement en puissance, et si on pouvait craindre que la défaite de vendredi dernier face au RCSA (1-2) stoppe leur élan, eux qui restaient sur 10 points sur 12 possible lors de leurs quatre derniers matches, il n’en a rien été. Les coéquipiers d’Abdoulaye Touré, buteur mercredi, ont triomphé de Rennes (1-0) pour la première fois depuis 14 ans à la Beaujoire.
Difficile donc d’affirmer avec certitude que l’OL prendra les trois points demain. D’autant plus qu’avec un succés, le FCN prendrait momentanément seul les commandes du championnat en attendant le match du PSG quelques heures plus tard.

Pourquoi les choses changeraient-elles pour l’OL ?

Crédit photo : AFP/Loïc Venance

C’est la question que doivent se poser les plus désabusés des supporters lyonnais, puisque, outre les mauvais résultats, Lyon ne progresse même pas dans le jeu, et régresse même carrément.
Après deux matches convaincants et flamboyants face à Monaco (3-0) puis Angers (6-0), les hommes de Sylvinho se sont enfoncés dans une léthargie footballistique affolante. En manque d’idées pour gagner face à Amiens (2-2), ils se sont carrément fait bouger face à Bordeaux (1-1), Montpellier (0-1) et Brest (2-2). 2 face au PSG fut, lui, le reflet criant du manque d’ambition lyonnaise. Archi-dominés mais bien organisés, les Gones n’avaient visiblement pour seule envie que le 0-0, mais il a suffi d’une action de Neymar pour réduire à néant 88 piteuses minutes des locaux qui n’auraient pu être sauvées que par le point du nul.
L’inexpérimenté coach brésilien ne semble toujours pas avoir trouvé la bonne formule, essayant plusieurs schémas de jeu différents, et ne parvenant pas à traduire son discours alléchant en actes de la part de ses joueurs sur le terrain.
Cela fait cinq matches (six avec celui du Zénith en C1) que tout le monde attend le réveil du lion, pourquoi donc cela se passerait-il ce week-end ? Il faudra certes un jour que l’OL se remette à gagner, puisque même Monaco n’a pas poursuivi éternellement sa série de match sans victoire, mais quand ? Et avec quel contenu ?
L’OL est, c’est vrai, en phase de transition entre la fin de l’ère Genesio et donc la reprise de l’équipe par le duo Sylvinho/Juninho, mais à y regarder de plus près, les Lyonnais semblent surtout à l’arrêt, en panne d’inspiration sur le bord de la route, eux qui se voyaient déjà filant comme des bolides en tête de la course avec le PSG il y a un mois.

Quels espoirs pour Nantes ?

Le FCN ne restera sûrement pas au contact du podium toute la saison, que penser, donc, du début de championnat des Mariligériens ? Christian Gourcuff semble doucement imposer ses idées et obtenir les résultats escomptés. On l’a dit, au contraire de leurs adversaires du jour, ses hommes semblent sur la pente ascendante et auront donc a priori un coup à jouer ces prochains mois, au moins pour finir dans le Top 10. Une victoire demain apparaitrait donc presque comme un résultat somme toute logique.
Ses quatre succès, le FC Nantes les a à chaque fois remportés par un but d’écart, preuve que les Canaris sont rarement ultra-dominateurs, mais, qu’au contraire des Lyonnais, ils savent faire le trou dès que c’est possible. Au terme d’un match similaire à celui de demain, face à Marseille alors en manque de confiance, il y a un mois et demi, les Nantais étaient allés chercher le match nul (0-0) et il avait fallu un grand Mandanda pour empêcher l’OM de couler. Bis repetita à Lyon ?

Alors, quelle sera la morale de notre fable ? Se rapprochera-t-on plutôt de “il faut toujours se méfier de la bête blessée” ou bien plutôt de “il n'y a aucune proie invincible, surtout quand celle-ci est affaiblie” ? Va-t-on enfin voir du foot côté lyonnais ? Le FCN poursuivra-t-il sa marche en avant et a-t-il les moyens d’aller s’imposer à Lyon ? Réponse demain.