En équipe

Pioli le bouc-émissaire?

Depuis deux semaines maintenant, les clubs italiens ont repris le chemin des entraînements en attente de la reprise du championnat fixée au 20 juin. Au-delà de cette grande crise sanitaire, le Milan traverse une nouvelle saison très délicate. L’incertitude règne au sein du club et particulièrement pour Stefano Pioli. Le tacticien italien a l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Explications.

Réparer les pots cassés

Le 9 octobre dernier, Stefano Pioli prend les rênes du Milan. Le club lombard vient alors de licencier Marco Giampaolo, trois mois seulement après sa nomination. Alors sans club après s’être fait lui aussi limoger quelques mois plus tôt de la Fiorentina, Pioli reprend du service.
Le tacticien de 54 ans signe un contrat jusqu’en 2021. Au moment où il reprend l’équipe, cette dernière pointe à la 14e position et a sept longueurs de retard sur le podium en seulement sept journées.

L’ancien entraîneur de l’Inter travaille dans l’urgence et doit rapidement trouver des solutions. Logiquement, les débuts sont très poussifs. Lors de ses dix premiers matches (avant la trêve), le Milan de Pioli s’impose qu’à trois reprises. Des succès obtenus contre des adversaires plus «faibles» sur le papier: Spal (1-0), Parma (1-0) et Bologna (3-2).

C’est alors qu’arrive la trêve qui va faire du bien aux Milanais. À la reprise, Stefano Pioli relance cette équipe. Le Milan réalise sa première série de trois victoires consécutives en championnat de la saison et se hisse en demi-finale de la Coppa. Sur l’année civile 2020, les hommes de Pioli ont remporté 50% de leurs matches contre 30% lors de la première phase (toujours sous Pioli). Actuellement, le club lombard est 7e à trois petites longueurs du Napoli 6e. Un regain de confiance qui se ressent dans les intentions de jeu. Le Milan se veut beaucoup plus valeureux en jouant un football plus offensif et percutant. Pioli a redynamisé ce groupe et relancé certains de ses hommes comme Ante Rebic.

Néanmoins de nombreuses zones d’ombre subsistent encore. En premier lieu, les Rossoneri sont incapables de s’imposer contre les équipes du top 6 (six matches pour cinq défaites et un nul), censés être des concurrents directs. Une preuve que le niveau de ce Milan se rapproche plus des treize équipes derrière que de ses six devant. De plus, Stefano Pioli manque encore de cohérence dans ses idées et ses choix. Le dispositif tactique change trop régulièrement ce qui ne permet pas aux joueurs de créer des automatismes. Si le 4-4-2 semblait fonctionner, Pioli l’a étonnamment mis au placard pour utiliser un 4-2-3-1.

Avec des moyens limités, l’entraîneur de 54 ans réalise dans l’ensemble du bon travail. Le natif de Parma reste droit dans ses bottes et ne lâche pas son groupe. Son professionnalisme est indiscutable.

Partira, partira pas?

Quelques mois seulement après son intronisation sur le banc milanais, Stefano Pioli pourrait plier bagage dès cet été. En effet Ivan Gazidis l’actuel directeur général du club a d’autres idées en vue notamment celle de faire venir Ralf Rangnick. Le tacticien allemand est annoncé avec insistance du côté de Milan pour la saison prochaine. Les négociations sont déjà entamées depuis décembre dernier. Ce qui par ailleurs est un manque de respect envers Pioli mais c’est autre chose. Une réunion devrait se dérouler dans les prochains jours entre les deux parties.

Mais, car il y a toujours un mais, Pioli a encore sa chance de rester en Lombardie. Pour cela, l’objectif est clair: obtenir une qualification européenne que ce soit par le biais du championnat ou bien de la Coppa. Une mission s’annonçant difficile mais loin d’être impossible. Pour rappel, le Milan se trouve à trois longueurs du premier club européen le Napoli. Le match retour entre ces deux équipes se déroulera lors de la 32e journée.

La Coppa est le parcours le plus court mais le moins évident. La bande à Ibrahimovic est actuellement en demi-finale contre la Juve. Lors du match aller, les deux formations se sont quittées sur un score de 1-1 à San Siro. Le match retour se déroulera donc du côté de Turin. Ensuite si le Milan obtient son ticket pour la finale, il sera opposé au Napoli ou à l’Inter. Deux chemins rugueux que Pioli devra absolument traverser pour rester l’entraîneur du Diavolo.

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