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Pourchaire, Novalak, Martins, Hadjar : Quatre Français à l’assaut de la Formule 2

En 2023, le championnat du monde de Formule 2 aura dans ses rangs quatre représentants de l’Hexagone. Une présence en nombre qui pourrait garantir un très bel avenir pour la monoplace française.

 

Deux pilotes en Formule 1 et quatre en Formule 2 ! En 2023, le sport automobile français va suivre avec attention la monoplace. Pierre Gasly et Esteban Ocon seront réunis au sein de l’écurie française Alpine mais les Normands pourraient rapidement voir plusieurs de leurs compatriotes venir les rejoindre en catégorie reine. Des débutants Victor Martins et Isack Hadjar au très attendu Théo Pourchaire, cette saison de F2 risque d’être passionnante.

 

Théo Pourchaire (ART Grand Prix) : Troisième et sûrement dernière chance

Théo Pourchaire doit impérativement remporter le titre pour continuer de rêver de Formule 1. © Icon Sport.

Qu’allait bien pouvoir faire Théo Pourchaire en 2023 ? Sans contrat en Formule 1 avec Alfa Romeo, le natif de Grasse a été cité dans plusieurs discussions le menant à la Formule E ou la Super Formula au Japon. Mais le pilote ART Grand Prix a décidé de rempiler pour une troisième saison consécutive dans l’antichambre de la F1. Après une très bonne année 2021, conclue à la cinquième position, le Français faisait office de favori l’an dernier. Des problèmes mécaniques et la superbe campagne de Felipe Drugovich ont contraint Théo Pourchaire au rang de vice-champion du monde. A l’aube d’une nouvelle année, le pensionnaire de la Sauber Academy sait qu’il n’a plus le choix : s’il veut rejoindre la F1, il doit être champion du monde de F2.

A seulement dix-neuf ans, Théo Pourchaire a encore le temps mais les places en catégorie reine sont chères. Avec la nouvelle vague de jeunes pilotes qui débarquent, le Grassois pourrait rapidement se retrouver sur la touche. Si ART Grand Prix parvient à résoudre les soucis techniques rencontrés par le porteur du numéro dix alors le tricolore pourra prétendre au titre. Avant de découvrir la Formule 1 à plein temps en 2024 ? L’avenir nous le dira.

 

Victor Martins (ART Grand Prix) : la progression du champion

Champion du monde de F3, l'attente sera grande autour de Victor Martins. © Icon Sport.

ART Grand Prix aura dans ses rangs une paire de pilotes français. A ses côtés, Théo Pourchaire retrouvera le champion du monde de Formule 3, Victor Martins. Titré l’an passé, le Parisien va découvrir l’antichambre de la F1 en 2023. Pour une année de rookie, le champion de Formula Renault Eurocup 2020 va probablement vivre une saison d’apprentissage dans un championnat au niveau très relevé. Néanmoins, le membre de l’Alpine Academy est un compétiteur et compte bien jouer devant le plus rapidement possible.

Pour sa première saison en F3, en 2021, il avait connu les joies d’une victoire. C’était lors de la deuxième course à Zandvoort. Avec six podiums en plus, Victor Martins avait terminé cinquième du championnat lors de sa première saison. Sera-t-il capable de faire pareil en F2 ? Arrivé en tant que champion est une pression supplémentaire. Parlez-en à Dennis Hauger, titré en F3 en 2021, et seulement dixième l’an passé.

 

Isack Hadjar (Hitech GP) : ascension express

Isack Hadjar vainqueur en F3 dès sa première saison. © Icon Sport.

Il y a deux ans, seuls les vrais suiveurs de la monoplace connaissaient son nom. Aujourd’hui, Isack Hadjar est le pilote à suivre, l’un des plus talentueux de sa génération. En seulement deux saisons, le Parisien a gagné en FRECA à Monaco, rejoint le Red Bull Junior Team et découvert la Formule 3 l’an passé. A seulement dix-huit ans, le pilote Hitech GP a impressionné le paddock lors de la saison précédente. Auteur de trois victoires et quatre podiums, Isack Hadjar a joué le titre jusqu’au bout. Moins régulier que ses adversaires, il a fini le championnat à la quatrième position. Une prestation de très haut niveau pour un rookie.

Très apprécié par les dirigeants de Red Bull, et notamment Helmut Marko, le Français a été soutenu par son Junior Team pour grimper à l’échelon au-dessus. Toujours avec Hitech GP, il va découvrir la Formule 2 avec l’espoir d’y performer rapidement. 

 

Clément Novalak (Trident) : 2023 pour oublier 2022

Clément Novalak au volant de sa Trident F3 en 2021. © Icon Sport.

Troisième de la F3 il y a deux saisons, Clément Novalak arrivait dans la catégorie supérieure rempli d'ambition. Au sein d'une équipe MP Motorsport ultra performante, le Français n'a pas réussi à tirer profit d'une monoplace compétitive. Loin de son coéquipier, et désormais champion du monde, Felipe Drugovich, Clément Novalak a pris une claque au classement du championnat où il figure à une lointaine quatorzième place. Son podium en course une à Zandvoort n'est qu'un maigre lot de consolation dans une année plus que difficile pour celui qui courait sous licence britannique jusqu'en 2020.

Cette année, le natif d'Avignon a rejoint Trident pour essayer de retrouver de la performance, équipe avec laquelle il était monté sur le podium du championnat F3. S'il n'est pas le tricolore le plus attendu, Clément Novalak possède une très bonne pointe de vitesse et est capable d'être très régulier sur un week-end. Il pourrait être la surprise de l'année mais ce ne serait néanmoins pas totalement inattendu quand on connaît le talent du pilote de 22 ans.

Le premier rendez-vous de la saison 2023 de Formule 2 se déroulera du 3 au 5 mars à Bahreïn.


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