Ah, le basketball, un sport chéri par beaucoup de personnes sur notre planète. Chaque son, chaque mot peut rappeler à un fan un merveilleux moment, mais aussi un souvenir douloureux. “Curry, way downtown : BANG !”, “Oh, blocked by James !”, “Oh Thomas Heurtel, donne-moi ton short !”, tant de phrases qui résonnent en nous encore et toujours. Mais au juste, qu’est-ce qui nous a fait aimer le basket, nous autres amateurs de la balle orange ? Quels évènements, quelles équipes ou quels joueurs nous ont fait basculer du côté obscur du terrain ? La rédaction basket de We Sport a essayé de répondre à ces questions à travers le point de vue de différents rédacteurs. 

Du hand au basket, il n’y a qu’un pas 

Mon histoire avec le basket est particulière. Particulière, car à la base, elle commence mal. Jusqu’à mes 17 ans, je n’aimais pas du tout le basket : étonnant quand on voit que j’écris désormais sur ce sport. Depuis mes 6 ans, je fais du handball, l’opposé complet du basket. Et il y avait un type de personne que je n’aimais pas, c’était les basketteurs qui venaient dans mon sport en pensant que la transition serait facile. Le hand et le basket n’ont rien à voir, je critiquais même le basket en disant que c’était un sport « soft », car il n’y a pratiquement pas de contacts en comparaison du handball. Alors quand le prof d’EPS annonçait qu’aujourd’hui nous faisions handball, je prenais un malin plaisir à humilier mes amis basketteurs. Cette rivalité a duré de nombreuses années avant la révélation.

NBA Live et l’achat d’un panier 

 

La pochette du jeu NBA LIVE à l'effigie de Russel Westbrook. 

Le déclic est venu d’un jeu. Ce jeu est un jeu de téléphone, un jeu de basket bizarrement : NBA live. Le but est de créer son équipe à la manière de Fifa Ultimate Team. C’était durant l’été 2015 et cela marqua le début de mon amour pour la NBA. J’ai joué à ce jeu tout l’été, appris à connaître les joueurs, appris à connaître les règles. Mon 5 majeur était composé de Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Léonard, Anthony Davis et Boogie Cousins, une vraie équipe d'All Stars. Durant le même été, mon père a acheté un panier de basket qui est toujours dans mon jardin à cette heure-ci. J’essaie actuellement de compter le nombre de shoots que j’ai tenté sur ce panier, ils doivent se compter en plusieurs milliers. Tant est si bien que le filet de départ est pratiquement usé, preuve que j’ai quand même réussi certains de mes step back à trois points. Deux semaines plus tard, j’achetais mon premier maillot NBA, le jersey blanc jaune et bleu des Warriors floqué du nom d’un de mes joueurs préférés, Klay Thompson. Maillot que je porte actuellement en rédigeant cet article. Un jeu, un ballon, un panier, l’addiction est lancée. Il ne me restait plus qu’à trouver ma franchise de cœur.

Du sang vert dans les veines

L'équipe de Boston durant la saison 2015-2016.

 

Il a suffit d’un signe, il a suffit d’un match. Nous sommes en 2015 et  je tombe sur un Boston Celtics- Memphis Grizzlies. Un match au TD Garden pour que je tombe amoureux. Amoureux d’une franchise avec des valeurs que j’ai tout de suite adoré, le combat, toujours se battre pour son coéquipier et  ne jamais renoncer. Je parle bien évidemment de la plus grande franchise de l’histoire, les Boston Celtics. J’ai vite appris à adorer l’ambiance du TD, ce parquet en bois si spécial, j’ai découvert la NBA et Boston avec Isaiah Thomas, Avery Bradley ou encore Jae Crowder. Une époque où Nike n’était pas encore présent sur les maillots et où Isaiah Thomas enchaînait les perfs à plus de 30 points. Une époque lointaine me direz vous, mais quel plaisir de découvrir la NBA avec la rivalité Celtics – Wizards pour dominer l’Est avec les Cavs. Devenir fan d’une franchise comme Boston représente quelque chose de spécial, car l’histoire de cette franchise est particulière, ses couleurs parmi les plus connus et respectées au monde. Je n’ai pas l’impression d’avoir privilégié la facilité en rejoignant le train de la fan base de Boston. Au contraire, je pense avoir choisi la franchise qui représentait le mieux l’image que je me fais du basket. J’ai choisi d’aimer le basket, les Boston Celtics et d’avoir du sang vert dans mes veines.

Lebron James, Jayson Tatum et l’amour du beau jeu

Je n’ai jamais eu beaucoup d’idoles dans le sport, dire que Kobe Bryant ou Michael Jordan m’ont fait découvrir et aimer le basket serait un mensonge. J’ai appris à aimer le basket avec la domination de Lebron James, meilleur joueur de son époque de manière incontestable. J’ai surtout appris à aimer le basket autour de moments forts, « the block », le shoot de Westbrook contre Denver pour clôturer sa saison en triple double, les 70 points de Booker ou encore le tir de Kawhi contre les Sixers. Tant d’occasions de vibrer et d’aimer ce sport remplis d’émotions et de show. J’ai surtout aimé le basket avec un joueur qui selon moi représente la classe, l’élégance, la combinaison de l’attaque et de la défense et le plaisir pour les yeux. Ce joueur porte le numéro 0, il joue à Boston, est plus jeune que moi, mais dispute pourtant des finales de conférences Nba. Ce joueur, vous l’aurez sûrement reconnu il s’appelle Jayson Tatum et c’est actuellement mon joueur préféré.

La déception du NBA Paris Game

J’ai une seule déception concernant la NBA, ne pas avoir pu aller au NBA Paris Game. Assister à un match NBA est depuis longtemps un objectif que je dois accomplir dans ma vie. Le match historique prévu à Paris en était l’occasion mais cela s’est transformé en déception. Une déception pour les véritables fans de NBA qui n’ont pas pu assister au match, les prix frôlant l’indécence. Sérieusement 600 euros pour voir le match tout en haut de l’Accor Hotel, plus de 1500 pour voir le match proche du terrain, est ce vraiment sérieux ? Le match a servi de parades aux « influenceurs » et aux stars n’ayant jamais vu un match de basket de leur vie. Les vrais fans sont eux restés à la porte regardant le match sur leur télé. J’irais donc aux Etats Unis voir un match de NBA, forcément au TD Garden, accomplir mon rêve.

J’ai mis du temps avant d’aimer le basket, du temps avant d’apprécier ce magnifique sport, du temps avant de me dire que regarder des finales NBA jusqu’à 6h c’était juste ça la définition du bonheur.

 

Crédits photos :

The daily dunk

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