Jamais depuis 1974 et la lutte Fittipaldi – Regazzoni, deux pilotes étaient arrivés à l’aube du dernier Grand Prix de la saison à égalité de point. Ce week-end, le GP d’Abu Dhabi sera le théâtre de l’ultime bataille entre Verstappen et Hamilton. L’un à l’occasion de remporter son premier titre mondial, l’autre d’en empiler un huitième et de doubler l’illustre Schumacher. Le tracé, repensé en grande partie, s’annonce comme un troisième défi de taille après les découvertes de Losail et Jeddah.

Le tracé remis au goût du jour

Présent au calendrier depuis 2009, le tracé de Las Marina a souvent été pointé du doigt comme manquant de spectacle et ne favorisant pas les dépassement. La chicane ainsi que l’épingle serrée précédent la première ligne droite ont été supprimées, laissant place à une seule épingle plus douce. Les quatre virages amenant au troisième secteur ont été également retracés et laissent place à un seul virage. Enfin, ceux situant autour de l'hôtel Yas Island ont été lissés. L’objectif premier étant de diminuer la charge aérodynamique embarquée par le pilote. Le rythme en course devrait donc moins être « cassé » par ce troisième secteur.

L’année dernière, et comme depuis 2014, le tracé était placé à la fin de la saison, mais il n’y avait pas d’enjeu comme actuellement. Verstappen s’était imposé devant Bottas et Hamilton, déjà titré pour la 7e fois. Mercedes était également assurée de finir au sommet du classement constructeur. Pour la première fois depuis 2008, les deux titres sont encore en jeu, pour le plus grand bonheur de toute la sphère F1.

Les enjeux finaux

Il est d’ores et déjà clair dans les têtes de tout le monde que la lutte Hamilton – Verstappen est cruciale. Derrière, leurs coéquipiers respectifs auront également un rôle à jouer. D’abord dans la stratégie, en forçant l’un ou l’autre des deux prétendants à se découvrir, mais aussi et surtout dans la lutte au classement constructeur. Avant d’arriver à Abu Dhabi, les deux écuries Mercedes et Red Bull sont séparées de 28 points, à la faveur de la firme allemande. Ce matelas est certes confortable, mais un doublé Red Bull pourrait mettre à mal la place de numéro 1 de Mercedes, qui vise un 8e sacre consécutif.

Dans la meute, la 5e place peut encore être briguée par Norris, Leclerc et Sainz. Les McLaren, bien en dessous des Ferrari en cette fin d‘année, ont du mal à suivre le rythme. Il faudra donner un dernier cou de cravache au « cavallino rampante » pour glaner la troisième place constructeur au nez et à la barbe de Woking. Enfin, la lutte entre Alpine et AlphaTauri semble avoir été actée avec la 4e place d’Ocon en Arabie saoudite. Gasly, qui domine toujours les deux pilotes Alpine, ne devrait pas les voir revenir à hauteur, à moins qu’Alonso l’emporte.

Que faire à Abu Dhabi ? 

Le tentaculaire parc d'attraction Ferrari World Abu Dhabi est sûrement un haut lieu de tourisme aux Émirats Arabes Unis. Accolé au tracé d’Abu Dhabi, par ailleurs le seul à voir sa course commencer de jour et finir de nuit, il s’étend sur plus de 8 hectares depuis qu’il a ouvert ses portes en 2010. Il ravira à coup sûr petits et grands amateurs de sensation fortes, ou tout amateur de la célèbre firme italienne. 

Dans un registre plus traditionnel et moins « exubérant », la mosquée Cheikh Zayed est à admirer, tout comme l’Emirates Palace. Les Qasr AlHosn et AlWatan sont également à faire, tout comme le Louvre version Abu Dhabi.

Dernier Grand Prix de la saison, le GP d’Abu Dhabi promet quoiqu’il arrive un dénouement extraordinaire à une saison qui l’a été tout autant. En espérant que chaque pilote reste propre et ne dépasse pas les limites, cette 22e course d’une saison qui n’a jamais été aussi longue de l’histoire pourrait bien rentrer dans les annales de la Formule 1. Le rendez-vous est pris.