Le Tour de Lombardie est organisé par RCS Sport pour la 114e édition. Sur les 231 kilomètres de course, il y aura au programme six ascensions à gravir en direction de Côme. Se disputant normalement en automne, le Monument Italien a été décalé au 15 août à cause de la pandémie de Covid-19.
Un peu d'histoire …
Le Tour de Lombardie est créé à la suite d'une idée du journaliste sportif Tullo Morgagni, aussi créateur de Milan-San Remo. La Gazzetta dello Sport, organisa donc une nouvelle course en tant que « revanche » le 12 novembre 1905, intitulée Milan-Milan, entre Pierino Albini et Giovanni Cuniolo. Cette course est devenue un événement important pour finir la saison cycliste.
Le parcours …
D'abord, le départ du Tour de Lombardie sera donné de Bergame dans la plaine du Pô pour la direction du sud et les coureurs feront une boucle à l'est de la ville de départ.
Les 47 premiers kilomètres de course seront plats avec de grandes lignes droites à travers Verbello, Ghisalba et Casazza jusqu'au pied de la première bosse du jour. Cette partie permettra à l'échappée matinale de se former.
Ensuite, la première ascension sera le Colle Gallo – 7,4 km à 6 %, une montée régulière avec un petit passage à 10 % sur une petite route avec un passage technique sur le sommet et une descente de 8 kilomètres jusqu'à Gramelduro.
Par la suite, il y aura 43 bornes en plaines en passant au nord de Bergame via San Sosinno et Calco pour arriver à la deuxième bosse de cette classique, le roulant Colle Brianza – 7,8 km à 3,2 %. C'est à 70 kilomètres de l'arrivée que les choses pourront enfin commencer avec toutes les équipes des favoris à l'avant du peloton. Cette portion de la course a été raccourcie de 15 kilomètres pour rejoindre plus rapidement la montée suivante sans passer par les bords du Lac de Côme.
Puis, place à la montée “mythique” de ce Tour de Lombardie de cette course avec la montée de Madonna Del Ghisallo et sa chapelle à la sortie de Bellagio. Cette bosse est longue de 7,6 km à 6,2 % en deux parties entrecoupée d'un replat de trois bornes. La première partie sera difficile sur 3550 mètres à plus de 9 % avec une courte portion à 14 % au pied. Après la ville de Civenna, la seconde partie pour les deux derniers kilomètres de montée sera aussi usante que la première à 9,5 % de moyenne avec un passage à 12% avec de nombreux virages. Cette montée a été consacrée « Patronne universelle des cyclistes » en 1948 le pape Pie XII. Juste à côté de la chapelle, se trouve également un musée du cyclisme.. Pour entamer cette bosse, il sera important de l'aborder dans les premières positions du peloton. On verra également les prétendants à la victoire qui ne seront pas dans un “grand jour” et qui perdront tout espoir de bien figurer à Côme.
Après une descente de six kilomètres, ce sera l'ascension suivante, elle aussi en deux temps via le Mur de Sormano. Les 5,1 premiers kilomètres de montée seront assez exigeants à 6,6 % sur une belle route pour rejoindre la route étroite du fameux mur après avoir traversé la localité de Sormano et un virage à gauche. Ce mur sera long d'un peu moins de deux kilomètres avec un terrible pourcentage à 15,8 % avec un passage à 27 % au milieu de la forêt sur une route pas très large. À l'avant de la course, le groupe de tête perdra des éléments. Ce Mur a été grimpé pour la première sur le Tour de Lombardie en 1960 et a fait son retour en 2012. Chaque mètre dans le mur est peint au sol.
Après 13 kilomètres via une descente assez technique et dangereuse vers le Lac de Côme pour le longer sur presque 15 bornes via deux tunnels sur la rive est. Dans cette portion, il y aura sans doute un regroupement entre les favoris dont certains pourront encore bénéficier de l'aider d'équipiers. Cette route passera sous de nombreux tunnels avec quelques faux plats montants et descendants.
Après un premier passage dans Côme, les coureurs bifurqueront vers la terrible montée de Civiglio – 4,2 kilomètres à 9,7 % avec un passage à 14 % à 2 bornes du sommet.
Alors que les premiers mètres de cette montée s’effectueront dans une rue étroite de Côme en ligne droite, elle sera ensuite technique avec de nombreux lacets. Au pied, nous serons à moins de 20 bornes de l'arrivée et c'est ici que Bauke Mollema, Thibaut Pinot et Vincenzo Nibali ont fait la différence ces dernières éditions.
Puis, la descente sera technique avec des lacets pour plonger à nouveau sur Côme pour aller à l'ouest de la ville pour rejoindre la côte de San Fermo Di Battaglia – 2700 mètres à 7,2 %, l'ultime difficulté du Tour de Lombardie. Pour attaquer cette bosse, il y a un virage en épingle à gauche. Ensuite, ce sera sur une petite route au milieu des maisons : la Via XXVII Maggio.
Dans la deuxième moitié de cette difficulté, les coureurs seront dans des bois avec un passage sous une autoroute et une rampe à 10 %.
Enfin, la descente finale sera rapide sur plus de 3 bornes avec deux tunnels et un rond-point pour rejoindre la flamme rouge sur une route assez large. L'arrivée sera jugée sur la Lungo Lario Trento sur une ligne droite de plus de 800 mètres après un virage à gauche.
La course sera à suivre en clair sur La Chaine L’Équipe.
Les favoris :
⭐⭐⭐
⭐⭐
⭐
Liste de départ :
Palmarès :
2019 | 2
2018 | PINOT Thibaut
2017 | NIBALI Vincenzo
2016 | CHAVES Esteban
https://www.youtube.com/watch?v=XN4K6YlD2OE
2015 | NIBALI Vincenzo
2014 | MARTIN Dan
2013 | RODRÍGUEZ Joaquim
2012 | RODRÍGUEZ Joaquim
2011 | ZAUGG Oliver
2010 | GILBERT Philippe
https://www.youtube.com/watch?v=ALCoW-lW8GY
2009 | GILBERT Philippe
Les records …
Fausto Coppi est le détenteur du record de succès sur ce Monument avec cinq victoires (1946, 1947, 1948, 1949 et 1954).
La France compte douze succès en Lombardie : Gustave Garrigou en 1907, Henri Pélissier en 1911 ,1913 et 1920, Louison Bobet en 1951, André Darrigade en 1956, Bernard Hinault en 1979 et en 1984, Charly Mottet en 1988, Gilles Delion en 1990, Laurent Jalabert en 1997 et Thibaut Pinot en 2018.
Deux coureurs ont réussi le triplé Milan-San Remo, Tour d'Italie et Tour de Lombardie : Fausto Coppi en 1949 et Eddy Merckx en 1972.
Rik Van Looy en 1959, Jo de Roo en 1962 et 1963, et Philippe Gilbert en 2009 sont les trois coureurs à s'être imposé sur Paris-Tours et en Lombardie, les deux classiques de fin de saison.
Photo : ilombardia.it, andrea_gervasoni