De Bergame à Côme, le dernier Monument de la saison : le Tour de Lombardie

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Le Tour de Lombardie, créé en 1905, est le dernier Monument de la saison, organisé par RCS Sport. Sur les 243 kilomètres de course, il y aura au programme six ascensions à gravir en direction de Côme. 

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D’abord, le départ sera donné de Bergame dans la plaine du Pô pour la direction du sud et les coureurs feront une boucle à l’est de la ville de départ. Les 47 premiers kilomètres de course seront plats avec de grandes lignes droites à travers Verbello, Ghisalba et Casazza jusqu’au pied de la première bosse du jour. Cette partie permettra à l’échappée matinale de se former.

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Ensuite, la première ascension sera le Colle Gallo – 7,4 km à 6 %, une montée régulière avec un petit passage à 10 % sur une petite route avec un passage technique sur le sommet et une descente de 8 kilomètres jusqu’à Gramelduro.

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Par la suite, il y aura 43 bornes en plaines en passant au nord de Bergame via San Sosinno et Calco pour arriver à la deuxième bosse de cette classique, le roulant Colle Brianza – 7,8 km à 3,2 %. C’est à 70 kilomètres de l’arrivée que les choses pourront enfin commencer avec toutes les équipes des favoris à l’avant du peloton.

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Puis, place à la montée “mythique” de cette course avec la montée de Madonna Del Ghisallo et sa chapelle à la sortie de Bellagio. Cette bosse est longue de 7,6 km à 6,2 % en deux parties entrecoupée d’un replat de trois bornes. La première partie sera difficile sur 3550 mètres à plus de 9 % avec une courte portion à 14 % au pied. Après la ville de Civenna, la seconde partie pour les deux derniers kilomètres de montée sera aussi usante que la première à 9,5 % de moyenne avec un passage à 12% avec de nombreux virages. Cette montée a été consacrée « Patronne universelle des cyclistes » en 1948 le pape Pie XII. Juste à côté de la chapelle, se trouve également un musée du cyclisme.. Pour entamer cette bosse, il sera important de l’aborder dans les premières positions du peloton. On verra également les prétendants à la victoire qui ne seront pas dans un “grand jour” et qui perdront tout espoir de bien figurer à Côme.

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Après une descente de six kilomètres, ce sera l’ascension suivante, elle aussi en deux temps via le Mur de Sormano. Les 5,1 premiers kilomètres de montée seront assez exigeants à 6,6 % sur une belle route pour rejoindre la route étroite du fameux mur après avoir traverser la localité de Sormano et un virage à gauche. Ce mur sera long d’un peu moins de deux kilomètres avec un terrible pourcentage à 15,8 % ,avec un passage à 27 % au milieu de la forêt sur une route pas très large. À l’avant de la course, le groupe de tête perdra des éléments. Ce Mur a été grimpé pour la première sur le Tour de Lombardie en 1960 et a fait son retour en 2012.

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Après 13 kilomètres via une descente assez technique et dangereuse vers le Lac de Côme pour le longer sur presque 15 bornes via deux tunnels sur la rive est. Dans cette portion, il y aura sans doute un regroupement entre les favoris dont certains pourront encore bénéficier de l’aider d’équipiers. Cette route passera sous de nombreux tunnels avec quelques faux plats montants et descendants.

Après un premier passage dans Côme, les coureurs bifurqueront vers la terrible montée de Civiglio – 4,2 kilomètres à 9,7 % avec un passage à 14 % à 2 bornes du sommet. Alors que les premiers mètres de cette montée s’effectueront dans une rue étroite de Côme, elle sera ensuite technique avec de nombreux lacets. Au pied, nous serons à moins de 20 bornes de l’arrivée et c’est ici que Thibaut Pinot et Vincenzo Nibali ont fait la différence ces dernières éditions.

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Puis, la descente sera technique avec des lacets pour plonger à nouveau sur Côme pour aller à l’ouest de la ville pour rejoindre la côte de San Fermo Di Battaglia – 2700 mètres à 7,2 %. À ce moment, il pourrait avoir des jonctions entre différents groupes de coureurs. Cette dernière montée sera longue de 2700 mètres à 7,2 % de moyenne sur la via Via XXVII Maggio, une route très étroite au milieu des habitations. Dans la deuxième moitié de cette difficulté, les coureurs seront dans des bois avec un passage sous une autoroute et une rampe à 10 %.

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Enfin, la descente finale sera rapide sur plus de 3 bornes avec deux tunnels et un rond-point pour rejoindre la flamme rouge sur une route assez large. L’arrivée sera jugée sur la Lungo Lario Trento sur une ligne droite de plus de 800 mètres après un virage à gauche.

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Les favoris :

⭐⭐⭐

Primoz Roglic : vainqueur du Tour d’Émilie et des Trois Vallées Varèsines, le Slovènes a appris de ces erreurs de l’an dernier où il avait décanté la course un peu trop. Avec une équipe forte avec De Plus, Gesink, Bennett et Kruijswijk, le lauréat de la dernière Vuelta est LE grand favori de cette épreuve.

Alejandro Valverde : l’Espagnol a fini 2e en 2013 et en 2014 et il vient de finir 2e au sommet de la Superga et au GP Bruno Beghelli. Malgré 39 automnes, l’ancien champion du monde peut encore se montrer le plus rapide dans un petit groupe à Côme.

⭐⭐

Vincenzo Nibali : le Requin de Messine sait se préparer au millimètre pour ses objectifs. Deux fois en 2015 et 2017 et battu par Pinot l’an dernier, l’Italien est attendu par tout un peuple. Avec l’aide du 3e de l’an dernier – Dylan Teuns, Nibali ne sera pas seul dans le final.

Michael Woods : médaillé de bronze lors des difficiles Mondiaux d’Innsbrick et le plus résistant au lactique à Turin mercredi, la Canadien sera un gros outsider pour s’imposer. Mais, EF a une deuxième arme avec la pépite Colombienne Sergio Higuita. Pour s’imposer, Woods doit arriver seul à l’arrivée sinon c’est MORT !

Egan Bernal : le Colombien vient de gagner le tour du Piémont mais face à une concurrence pas trop élevée. Cependant quand il y a du grand monde, il a peiné à suivre les meilleurs (6e de Milan-Turin et 9e du Tour d’Émilie). Cependant, sa forme va de mieux en mieux.

Adam Yates : le vainqueur du dernier Tour de Croatie est un candidat au podium avec ses attributs de grimpeur et de puncheur. 3e de Milan-Turin, il sera à surveiller surtout avec des équipiers comme Mikel Nieve (plusieurs fois Top 10 sur l’épreuve) et Esteban Chaves – 1er en 2016.

Tiesj Benoot : le Belge est un habitué des places d’honneur et pour sa dernière course avec la Lotto Soudal, il pourrait offrir un podium après 243 kilomètres. Pour la victoire ? IL doit arriver seul. Son équipier Wellens tentera de son côté de brouiller les cartes.

David Gaudu : excellent lieutenant pour Pinot l’an dernier, le vainqueur du Tour de l’Avenir 2016 a prouvé cette saison qu’il avait les épaules d’un leader d’abord au printemps en finissant 6e à Liège avant de s’affirmer mercredi à Turin : 5e.

Dan Martin : 1er en 2014, l’Irlandais ne semble pas à 100 %. 5e au Tour du Piémont, une place dans les 10 serait une performance prévisible.

Pierre Latour : l’autre Français à suivre ! Il visera une place dans les 10 voir mieux. Mais, il va devoir contrairement au Tour d’Émilie être plus patient.

Rafal Majka (3e en 2013) : si près mais si loin des meilleurs, Gianni Moscon (3e en 2017) : si loin de son niveau, Diego Rosa (2e en 2016) : savoir que l’air de la Bretagne lui fera du bien lui a permis de retrouver des jambes en fin de saison, Rui Costa (3e en 2014) : un poison s’il est à l’avant, Ion Izagirre (6e l’an dernier) visera un Top 10 comme son leader Jakob Fuglsang qui ne semble pas avoir les jambes de la Doyenne.

 

Liste de départ :

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Palmarès :

2018 | PINOT Thibaut
2017 | NIBALI Vincenzo
2016 | CHAVES Esteban
2015 | NIBALI Vincenzo
2014 | MARTIN Dan
2013 | RODRÍGUEZ Joaquim
2012 | RODRÍGUEZ Joaquim
2011 | ZAUGG Oliver
2010 | GILBERT Philippe
2009 | GILBERT Philippe

Photo : ilombardia.it, andrea_gervasoni

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