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Preview NBA : un match à cinq pour les derniers spots à l’Est ?

Preview NBA

Moins de deux mois et demi après le titre des Lakers, la NBA va déjà reprendre ses droits pour un nouvel exercice. Après une Draft virtuelle et un intersaison éclair, les trente franchises de la ligue vont donc déjà repartir au front. Dans la dernière ligne droite avant le début de la saison 2020/2021, We Sport fait le tour des forces en présence et des attentes pour chaque équipe. Aujourd’hui, zoom sur cinq franchises qui devraient se jouer les dernières places qualificatives en playoffs à l’Est.

Atlanta Hawks

Mieux entouré que jamais, Trae Young pourra-t-il qualifier les Hawks pour les playoffs ? (Crédits photo : Sports Illustrated)

Que s’est-il passé l’an dernier ?

À Atlanta, l’espoir était de mise cette saison. Après une très grosse année rookie, Trae Young était prêt à prendre son envol, et pouvait prendre sous son aile toute la franchise pour la ramener vers la course aux playoffs. Toutefois, les Hawks ont vu trop gros trop vite et n’ont pas su répondre aux potentielles attentes qu’ils s’étaient fixés. Dans une franchise jeune, un véritable collectif s’est développé, mais de grosses lacunes étaient encore visibles, notamment en défense. Atlanta a montré de belles choses dans le sillage de son tout jeune franchise player, mais devra patienter une année supplémentaire avant de potentiellement retrouver un véritable niveau compétitif. Un mal pour un bien ?

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Malgré quelques belles promesses l’an dernier, les Hawks ne se sont pas qualifiés pour les playoffs. Une situation qui a fortement déplu au board de la franchise, qui a, par conséquent, décidé de mettre le paquet lors de l’intersaison. Déjà visible avec l’arrivée de Clint Capela lors de la dernière trade deadline, l’envie des Hawks de retrouver les sommets s’est confirmée à l’automne. Exit Jeff Teague, De’Andre Bembry ou encore Skal Labissière, et bonjour à des joueurs d’un tout autre calibre comme Danilo Gallinari et Bogdan Bogdanovic. Au jeu des chaises musicales, Travis Schlenk a frappé très fort.

Toutefois, le marché d’Atlanta ne s’est pas arrêté là. Outre la venue de ces différents joueurs, la franchise de Géorgie a aussi profité de l’intersaison pour densifier son banc. À l’arrivée, les Hawks récupèrent Rajon Rondo et Kris Dunn sur les lignes arrières, mais aussi Solomon Hill sur les ailes. Ajoutez à cela la draft d’Onyeka Okongwu, amené à être titulaire mais qui devrait commencer la saison dans la rotation, et vous obtenez une intersaison de très haut vol. Des ajouts intelligents sans perte majeur (le plus gros départ est peut-être celui de Vince Carter), difficile de faire mieux pour une franchise de ce calibre.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, Atlanta pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Trae Young
  • SG : Bogdan Bogdanovic
  • SF : De’Andre Hunter
  • PF : John Collins
  • C : Clint Capela

Très peu de surprises et très peu de doutes dans le potentiel cinq majeur des Hawks. Franchise player, Trae Young sera bien évidemment titulaire à la mène et devrait retrouver à ses côtés Bogdan Bogdanovic, payé à prix d’or cet été. Dans la raquette, John Collins et Clint Capela semblent incontournables, même si Danilo Gallinari pourrait gratter des minutes sur le poste 4 et qu’Onyeka Okongwu sera amené à devenir titulaire dans le futur (après un trade de Clint Capela ?). La seule interrogation réside sur le poste d’ailier, où De’Andre Hunter et Cam Reddish peuvent légitimement obtenir le poste. Léger avantage à Hunter, plus solide défensivement, une qualité qui a fait défaut aux Hawks l’an dernier et qui viendrait contrebalancer les lacunes de Bogdanovic, Collins et même Young.

Objectifs et attentes

Encore plus que l’an dernier, les Hawks seront attendus au tournant cette saison. Derrière sa superstar Trae Young et un recrutement cinq étoiles, Atlanta n’aura plus d’excuses pour ne pas disputer les playoffs. Si le groupe est encore composé de jeunes joueurs qui doivent se développer, plusieurs vétérans ont été ajoutés à l’effectif et apporteront leur expérience lors des moments décisifs. Si la défense progresse et que l’attaque maintient le niveau qui était déjà le sien l’an dernier, les faucons seront un véritable poil à gratter tout au long de la saison. De quoi déjà jouer les premiers rôles à l’Est ? Peut-être pas, mais amplement suffisant pour rentrer dans le Top 8 de la conférence et faire trembler n’importe quel adversaire qui prendrait les hommes de Lloyd Pierce de haut.

Les playoffs sinon rien, un peu la mantra de la saison à venir en Géorgie.

Chicago Bulls

Billy Donovan sur le banc des Bulls : la pièce manquante pour atteindre la postseason ? (Crédits photo : Rick Osentoski-USA TODAY Sports)

Que s’est-il passé l’an dernier ?

Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas eu l’occasion de parler des Bulls. Pour cause, la franchise de Chicago n’a pas vu la bulle d’Orlando. Et il y a de quoi. Après une saison 2018-2019 pleine d’espoir, les fans des Bulls croyaient au miracle. Dès le début de l’année pourtant, cela a tourné au vinaigre. Déjà, la Free Agency n’a pas vraiment été intéressante, loin de là. Seule satisfaction de l’année passée, la draft de Coby White. Au-delà de ce petit bonheur, la saison fut longue. Zach LaVine sortait du lot, un peu trop même. Trop esseulé dans cet effectif pauvre en individualité, il ne pouvait pas porter la franchise à bout de bras. Son scoring, intéressant, se faisait dans le vent. 29e au ranking offensif, 13e au ranking défensif, les Bulls ne pouvaient prétendre à quoi que ce soit.

Les blessures successives de Porter Jr., arrivé de Washington à l’intersaison, puis de Carter Jr, de Markkanen et de Kris Dunn ont sonné le glas de la franchise de Windy City. 22 victoires pour 43 défaites, soit autant que l’année dernière en moins de matchs. Petit progrès donc pour Chicago, mais pas assez pour prendre l’avion direction Orlando. 11e à l’Est, la franchise a déçu de nombreux fans qui revoyaient déjà Chicago en playoffs lors de l’intersaison. Loin de son glorieux passé, les Bulls n’y ont plus goûté depuis 2017. Cela doit sûrement commencer à en démanger certains.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Pas beaucoup de “money in the bank” du côté de Chicago, alors il a fallu bricoler. Deux recrutements intelligents ont été effectués, avec les arrivées de Garrett Temple et de Noah Vonley. Rien d’extraordinaire, mais cela va pouvoir apporter un cadre à cet effectif extrêmement jeune. Le départ de Kris Dunn est en revanche une mauvaise nouvelle pour les Bulls, le meneur présentait des qualités défensives indéniables. Pas de doute en revanche qu’il fera le bonheur des Hawks, sa nouvelle franchise. Il a également fallu trouver un nouveau coach après l’éviction de Jim Boylen, plus du tout en odeur de sainteté dans l’Illinois. C’est Billy Donovan qui a repris la barre, après un passage plutôt réussi à Oklahoma City. Il y aura un chantier sympa ici aussi, après une belle période de reconstruction entamée au Thunder.

Lors de la Draft 2020, les Bulls ont réussi à s’en tirer avec le 4e pick. Pas de quoi s’offrir un premium (Ball, Edwards et Wiseman, dans le désordre), mais de quoi pouvoir attraper un joli rookie. C’est finalement l’ailier de Florida State Patrick Williams qui a été choisi par le front office des Bulls. Un joueur NBA-ready qui devrait rapidement s’intégrer au roster de Chicago, qui de toute façon fait jouer ses jeunes. Sûrement en back-up d’Otto Porter Jr. donc, à moins que celui-ci ne se blesse à nouveau et laisse le champ libre au rookie. Peut-être la bonne pioche, à voir avec le temps donc. Choix anecdotique : la sélection de Marko Simonovic au second tour.

Le 5 Majeur

Comme pour les Pacers, il faudra ici aussi composer avec un 5 majeur quasiment inchangé. Pas de surprise, une stabilité dans le temps, voici les clés de la réussite (?).

  • PG : Coby White
  • SG : Zach LaVine
  • SF : Otto Porter Jr.
  • PF : Lauri Markkanen
  • C : Wendell Carter Jr.

Tous les joueurs de cette sélection ont déjà connu au moins une blessure sérieuse voire grave dans leur carrière. Inquiétant lorsqu’on regarde la moyenne d’âge de ceux-ci. Billy Donovan, qui a remplacé le pauvre Boylen, laissé de côté, aura fort à faire avec ce roster brut. Zach LaVine, qui n’a pas encore été prolongé, aura peut-être des envies d’ailleurs. Markkanen, lui non plus pas encore prolongé, devra être relancé après une année de sophomore plutôt ignoble. Wendell Carter Jr. aussi devra revenir de blessure. Quant aux sophomores de cette année, White et Gafford, il faudra prouver que leur saison précédente, plutôt bonne, n’était pas un one shot. Beaucoup d’interrogations donc, beaucoup de questionnement autour de cet effectif certainement pas taillé pour le haut du panier, mais qui pourrait viser les play-in avec un peu de chance.

Objectifs et attentes

Objectif reconstruction toujours d’actualité pour les Chicago Bulls. Nouvel environnement de travail autour de Karnisovas, vice président, et Donovan, le nouveau coach. Il faut aller encore de l’avant si les Bulls veulent de nouveau revenir dans la course aux playoffs dès cette année. Il faudra gérer les prolongations de ses deux stars montantes, l’éclosion de Williams, les confirmations de White et Gafford, ne pas envoyer trop de joueurs en sur-régime à l’infirmerie… Bref, de nombreuses questions entourent cette équipe des Bulls. Bon courage donc à Donovan, qui même s’il a prouvé certaines choses au Thunder, devra se taper un nouveau projet grandeur nature dans l’Illinois.

Difficile aussi de placer un objectif concret et réalisable pour les Bulls, qui n’ont pas survolé les débats l’année dernière malgré une nette progression en termes de résultats purs. 30 victoires serait déjà un objectif réaliste, et toujours en progression par rapport à l’année n-1. Peut-être suffisant pour accrocher les play-in et pour devancer largement les Cavaliers, les Pistons, les Knicks et les Hornets. Peut-être aussi de quoi s’amuser avec le Magic et les Wizards et talonner les Hawks. Enfin, suffisant pour ne plus être la cause de toutes les railleries à l’Est.

Indiana Pacers

Un nouveau coach et Victor Oladipo de retour : suffisant pour passer un tour de playoffs ? (Crédits photo : Ashley Landis/Getty Images)

Que s’est-il passé l’an dernier ?

Indiana a fait du Pacers dans le texte. Une bonne saison régulière, suivie de playoffs complètement manqués. Avant la longue coupure forcée à cause de la crise sanitaire mondiale, Indiana s’offrait déjà une place en playoffs. Les arrivées de TJ Warren et Malcom Brogdon n’y sont d’ailleurs pas étrangères. Au sein de la bulle d’Orlando, les Pacers ont maintenu leur bon régime, finissant sur un joli 6-2. Un nouveau messie était né, Warren explosant complètement les fiches de statistiques. À son prime, l’ailier plantait même 53 points sur la tête des Sixers. Une saison régulière réussie donc, en légère hausse par rapport aux deux saisons précédentes (45 victoires et 28 défaites en 2020, 48-34 les deux saisons précédentes).

En playoffs en revanche, le soufflé est vite retombé. Sabonis, nominé pour la première fois au All-Star Game, ne jouait pas un match de la série, blessé au pied. Il y rejoignait Jeremy Lamb, salement touché au genou en février. Oladipo, sorti de l’infirmerie après des mois de galère, n’a clairement pas fait de différence pour son retour. Pour la 4e fois d’affilée, les Pacers chutaient d’entrée, cette fois face à un Heat intenable. Les coéquipiers de Butler n’ont fait qu’une bouchée d’Indiana, les balayant en règle 4-0. Fin de l’aventure pour McMillan, débarqué après cet énième revers en post-season.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Calme plat dans l’Indiana, comme souvent à chaque intersaison. Pas d’arrivée significative, pas de départ majeur, une Draft très discrète également. Le problème majeur pour les Pacers a surtout été de retrouver un coach après l’éviction de Nate McMillan. Beaucoup (beaucoup) de noms ont circulé, avant que le board se rabatte sur Nate Bjorkgren. Conclusion de l’histoire : un Nate chasse l’autre. Du côté des joueurs, la prolongation de Justin Holiday est à noter, plutôt précieux en sortie de banc. Justin, l’un des trois frères Holiday, a d’ailleurs joué contre son frère Jrue, en compagnie de son frère … Aaron. Trois frères sur le même parquet, c’est bien arrivé le 28 Décembre dernier. Pour la première fois de l’histoire.

Au cours de la Draft 2020, Indiana ne possédait que le 54e choix. Rien de bien intéressant donc, les Pacers s’étant débarrassés de leur autre pick pour récupérer Malcom Brogdon dans un sign-and-trade. Ne souhaitant pas bouger plus haut, le board a sélectionné l’arrière de Duke Cassius Stanley. Le joueur, écrivain à ses heures perdues, s’est payé le luxe d’écrire lui-même son article de présentation sur le site The Player’s Tribune. Grand prince.

Le 5 Majeur

Avec un roster quasi identique à l’année précédente, il ne devrait pas y avoir de grosse surprise du côté d’Indiana. Le poste 4, très pauvre en profondeur, devrait une nouvelle fois être attribué à Sabonis, pourtant enregistré comme poste 5.

  • PG : Malcom Brogdon
  • SG : Victor Oladipo
  • SF : T.J. Warren
  • PF : Domantas Sabonis
  • C : Myles Turner

Pas de grande surprise donc, le 5 majeur d’Indiana devrait avoir sensiblement la même tête que l’année passée. À voir comment Nate Bjorkgren gèrera le retour de Lamb lorsqu’il sera remis sur pied. Oladipo, qui n’a pas convaincu, devra un peu plus prouver cette année qu’il mérite sa place en tant que starter. L’ancien coach assistant de Nick Nurse aux Raptors voudra sûrement imprégner l’équipe de sa patte, on le comprend tout à fait. Équipe réputée pour être solide en défense, c’est souvent en phase offensive qu’elle a cruellement pêché. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant de voir Bjorkgren choisir de jouer avec Sabonis en 5, rajoutant à son 5 un joueur adroit au scoring, permettant plus de spacing et de solution offensive claire.

Objectifs et attentes

Après quatre saisons sous McMillan, les dirigeants des Pacers de l’Indiana ont clairement fait comprendre qu’ils voulaient passer un cap. S’arrêter au premier tour des playoffs n’est désormais plus acceptable, les Pacers doivent viser les quatre meilleures places de l’Est. La base est solide, en tout cas en défense. À Bjorkgren de trouver les bons ingrédients pour faire franchir un cap à son équipe. Il a d’ailleurs indiqué vouloir prendre un virage, en tout cas dans son coaching. Exit donc la manière old school prônée par son prédécesseur. Les shoots primés, les mouvement autour du ballon seront désormais au cœur de son jeu, et c’est tant mieux. La pilule ne passait de toute façon plus entre McMillan et certains joueurs. Reste à espérer que l’infirmerie ne se remplisse pas trop, afin d’avoir une belle saison de la part des Pacers.

Pas de chance pour Indiana en revanche, c’est bien sur la côte Est que les franchises se sont renforcées. Washington a récupéré Westbrook, et les Hawks font aujourd’hui très (très) peur. Indiana, habitué au Top 5, devra peut-être revoir ses objectifs à la baisse, voire être déçue en fin d’année. Si leurs standings habituels (48 victoires pour 34 défaites) sont respectés, les Pacers devront au moins obtenir 42 victoires sur cette année une nouvelle fois tronquée. 30 défaites donc, pas plus, bien que la tendance soit plutôt autour de 39 victoires pour 33 défaites. Et quatre de plus au premier tour, évidemment.

Toronto Raptors

Prolongé à prix d’or à l’automne, Fred VanVleet sera attendu au tournant cette saison. (Crédits photo : Vaughn Ridley/Getty Images)

Que s’est-il passé l’an dernier ?

Après le titre en 2019, les Raptors démarraient ce nouvel exercice amoindries. Sans Kawhi Leonard, parti vers la Californie, les canadiens savaient qu’il serait compliqué de conserver le Graal. Néanmoins, Toronto s’est battu toute l’année et s’en est très bien sorti, terminant la saison régulière à la deuxième place de la Conférence Est, exactement comme la saison précédente. Derrière un Kyle Lowry plus que jamais leader de cette franchise et un Pascal Siakam impactant (avant la bulle), les Raptors se sont montrés convaincants et excessivement solides en défense. Malheureusement, malgré un beau parcours en playoffs qui les emmènera jusqu’en demi-finales de conférence, Toronto s’inclinera en sept matchs face à Boston et ne conservera donc pas son titre.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Dans l’Ontario, l’intersaison était surtout placé sous le signe de la prolongation. Élément clé dans le système de Nick Nurse, coach également prolongé au cours de l’automne, Fred VanVleet a rempilé avec les Raptors pour quatre années supplémentaires et 85 M de $. L’avenir de ce joueur sécurisé, les Raptors ont ensuite connu un bouleversement dans leur raquette. Piliers lors du titre de 2019, Serge Ibaka (Clippers) et Marc Gasol (Lakers) se sont dirigés vers Los Angeles, tandis qu’Aaron Baynes, Alex Len et Henri Ellenson ont eux rejoint le Canada. Une transition forte avec deux vétérans qu’il faudra remplacer, une situation qui a également poussé la franchise à prolonger Chris Boucher dans le secteur intérieur.

Par ailleurs, Toronto s’est également renforcé dans les lignes extérieurs avec deux nouvelles arrivées. Poussé vers la sortie à Atlanta, De’Andre Bembry vient densifier le poste d’arrière, tandis que le rookie Malachi Flynn (choix n°29) apportera une option supplémentaire à la mène. À noter également le départ de Rondae Hollis-Jefferson, avec qui la greffe n’avait que très modérément pris l’an dernier.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, Toronto pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Kyle Lowry
  • SG : Fred VanVleet
  • SF : OG Anunoby
  • PF : Pascal Siakam
  • C : Aron Baynes

Après une saison plutôt réussie et un intersaison sans véritable coup d’éclat, Nick Nurse devrait plus ou moins reconduire son cinq majeur de l’an dernier. Déjà incontournables, Kyle Lowry, Fred VanVleet et Pascal Siakam seront bien évidemment de la partie. Recruté cet été pour combler les trous au poste de pivot, Aron Baynes devrait également débuter la saison en tant que titulaire. Plus de doutes à l’aile ou plusieurs options peuvent être choisies, même si OG Anunoby pourrait conserver sa place.

Objectifs et attentes

Si l’effectif de Toronto est sensiblement le même que l’an dernier, Toronto va souffrir du renforcement de nombreuses autre franchises dans la Conférence Est. Encore largement au niveau, les canadiens devront sûrement plus batailler que les années précédentes et pourraient descendre dans la hiérarchie de cette conférence. Si le collectif créé par Dwayne Casey puis Nick Nurse peut faire douter de nombreuses franchises et qu’il ne faudra surtout pas sous-estimer cette franchise, il sera sûrement plus dur de se maintenir au niveau.

Malgré cela, les Raptors continueront à avoir des attentes assez élevées. Avec un effectif capable de jouer dans le haut de tableau à l’Est, ne pas atteindre les playoffs serait une énorme désillusion. Toronto visera sûrement une place sur le podium dans sa conférence, même si cela risque d’être assez compliqué au vu de l’adversité. Objectif Top 5 pour des canadiens délocalisés à Tampa Bay l’an prochain, qui pourrait bien faire mentir une nouvelle fois certains détracteurs

Washington Wizards

Beal x Westbrook, le tube de l’année à Washington ? (Crédits photo : NewsToday)

Que s’est-il passé l’an dernier ?

Un petit tour et puis s’en va. En difficulté cette saison, Washington a tout de même été invité à participer à la bulle d’Orlando, mais n’a jamais véritablement cru pouvoir dépasser le stade des seeding games. Avec un John Wall toujours blessé et, par conséquent, un Bradley Beal obligé d’être au four et au moulin, les Wizards ont souffert dès le début de la saison. Malgré un enchaînement de défaites et des blessures très handicapantes au sein de l’effectif, la franchise de la capitale est plus ou moins resté dans le coup pour les playoffs jusqu’au Hiatus. La bulle a été à l’image de la saison, compliquée, et D.C a frôlé le ridicule en ne remportant que son dernier match à Disney World pour conclure sa saison. Une année mi-figue mi-raisin pour les hommes de Scott Brooks où de gros problèmes en défense ont été mis en évidence, qui pouvaient s’attendre à des joueurs meilleurs dès la saison suivante.

À quoi ressemble l’effectif

Le journal de l’intersaison

Habituellement assez discrets sur le marché des transferts, les Wizards ont fait bougé les choses cette automne avec l’un des trades les plus contestés de l’intersaison. Après dix-huit mois loin des parquets, John Wall devait effectuer son retour avec sa franchise de toujours en 2021 mais, surprise, Washington a décidé de l’envoyer à Houston en échange de Russell Westbrook. Après dix ans de bons et loyaux services, le meneur sorti de Kentucky quitte le navire et laisse sa place à une autre superstar, Brodie, qui découvrira sa troisième franchise en un peu plus d’un an.

Outre cet échange qui constitue le principal fait d’arme de la franchise pendant la période de recrutement, les Wizards ont effectué quelques retouches dans leur effectif. Ainsi, Robin Lopez et Raul Neto viendront renforcer la second unit, tandis que Ian Mahinmi ou encore Jerian Grant n’ont pas été conservés. À noter également la draft de l’ailier israélien Deni Avdija et du meneur Cassius Winston, ainsi que la prolongation (très onéreuse) de Davis Bertans.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, Washington pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Russell Westbrook
  • SG : Bradley Beal
  • SF : Deni Avdija
  • PF : Rui Hachimura
  • C : Thomas Bryant

Aucun doute sur la présence de Westbrook et Beal dans le backourt, tout comme pour Thomas Bryant au poste de pivot au regard de la concurrence sur la position. Débat beaucoup plus ouvert en revanche sur les postes 3 et 4. Pour compléter la raquette, Rui Hachimura devrait être privilégié afin de placer Davis Bertans en sixième homme, même si le Letton pourrait faire quelques incursions dans le cinq majeur. Interrogation encore plus grande sur le poste 3, où Troy Brown Jr et Deni Avdija. Si le jeu de l’ancien joueur du Maccabi Tel-Aviv fit et qu’il est prêt pour être lancé dans le grand bain dès le 22 décembre, il sera titulaire. Dans le cas contraire, Troy Brown récupérera le spot et apportera un peu de défense.

Objectifs et attentes

Avec le retour théorique de John Wall, l’objectif aurait déjà été d’atteindre les playoffs. Après son échange avec Russell Westbrook, les attentes seront les mêmes pour la franchise de Virginie. L’association Westbrook/Beal peut terroriser n’importe quel défense de l’Est, et malgré des lacunes toujours évidentes, notamment en défense, la franchise se doit d’atteindre la postseason avec deux joueurs de ce calibre dans l’effectif. Néanmoins, vu la densité dans les hautes sphères de la conférence, Washington pourrait bien se contenter d’un seed entre 6 et 8. Les Wizards doivent faire mieux que l’an dernier mais auront du mal à viser très haut si la défense ne règle pas ses problèmes et si le fit avec Westbrook met du temps à se faire.

Atlanta, Chicago, Indiana, Toronto et Washington, cinq franchises qui pourraient légitimement prétendre à une place en playoffs cette saison. Si certaines franchises semblent plus légitimes que d’autres, chacune semble en mesure de créer la surprise. Sommes-nous trop pessimistes pour une franchise comme les Raptors et trop optimistes pour une autre comme les Bulls ? Réponse dès le 22 décembre avec le début de la saison régulière.

Article réalise avec la contribution d’Antoine Pecchia (Bulls & Pacers)

Crédits Image en Une :Getty Images

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