Sorti le 3 novembre dernier, Pro Basketball Manager 2021 se présente comme la simulation de management de basketball la plus complète du marché. Dernier volet de la série d’Umix Studios, le jeu s’impose peu à peu comme la référence dans le domaine. Entre améliorations, satisfactions et défauts à corriger, zoom sur un opus à l’image de la série : en pleine progression.

Une multiplicité de championnats jouables

L’un des points forts de l’édition 2021 de Pro Basketball Manager est la base de données gargantuesque qui est mise à disposition des joueurs. Avec 90 compétitions jouables, chacun a de quoi être comblé. De la NBA à la Jeep Elite en passant par le continent africain ou l’Australie, tout le monde peut trouver chaussure à son pied. Les fans de basketball féminin peuvent également trouver leur bonheur, avec quinze compétitions féminines jouables.

Outre cette multiplicité de championnats jouables, le jeu a tenu à respecter fidèlement les règles en vigueur dans chaque ligue. Par exemple, si vous souhaitez lancer une carrière avec une franchise NBA, vos méthodes de recrutement, la conception de votre effectif et les attentes de vos dirigeants différeront totalement d’une carrière qui serait lancée avec un club européen. Un souci de réalisme primordial.

Au total, ce sont plus de 20.000 joueurs que l’on retrouve dans le jeu, avec les effectifs 2020/2021 mis à jour. Petit bémol, l’opus ne possède pas les licences officielles des championnats et, par conséquent, chaque ligue, club ou joueur est présenté avec un nom modifié. Toutefois, ce problème est rapidement solvable grâce aux mods disponibles sur le Steam Workshop. Conscient de ce problème, les développeurs ont fait la part belle à l’édition et au partage de mod grâce à un éditeur de base de données totalement repensé. Ainsi, les créations des joueurs sont possibles et ces derniers peuvent facilement partager ce qu’ils font avec les autres joueurs, évitant ainsi à bon nombre de personnes de démarrer des carrières avec LeBron Jamas et Anthony Davas évoluant à Hollywood dans l’American League.

Une interface agréable

À peine entré dans le jeu, on remarque la nouvelle interface qui est tout à fait agréable à l’œil. Repensée pour l’opus de cette année, elle offre au joueur des écrans moins barbares avec une direction artistique épurée, simple mais plaisante. Chacun peut naviguer assez facilement dans les menus et trouver les informations qu’il cherche sans avoir à se perdre dans les méandres de différents onglets.

Néanmoins, certaines choses peuvent légèrement déranger au cours de l’expérience de jeu. En effet, bien que les menus soient agréables à l’œil et repérables avec une liste sur la gauche de l’écran, d’autres informations semblent plus cachées. Se déplacer du profil d’un joueur n’appartenant pas à notre équipe à un autre est légèrement contraignant, mais cela ne modifie pas profondément l’expérience de jeu.

Autre point positif inhérent aux menus, les temps de chargement. Assez longs sur certains opus précédents, ils sont ici assez rapides et ne bloquent pas les joueurs face à un écran non-jouable pendant une longue période. En revanche, on peut constater de petits temps d’attente, minimes certes, lorsque le jeu charge les statistiques d’un joueur ou une longue liste de basketteurs, comme par exemple dans les onglets « Agents libres » ou « Prospects ». Encore une fois, cela ne retire rien à la qualité du jeu et ne fait perdre que quelques petites secondes, mais cela reste un point à potentiellement améliorer dans le futur. On constate tout de même que le jeu est très fluide et tire plutôt bien partie du moteur Unity, utilisé pour faire tourner le jeu.

Coaching plaisant mais coaching redondant ?

Penchons-nous maintenant sur deux points points fondamentaux de la simulation : la tactique et les matchs. La tactique, c’est l’un des points forts de Pro Basketball Manager 2021. Avec de nombreux systèmes mis à disposition, chaque joueur peut mettre en place ce qu’il veut et faire évoluer sa formation avec le plan de jeu qu’il souhaite. Les tactiques présentes dans le jeu ne vous conviennent pas ? Pas de soucis, vous pouvez rajouter les vôtres et les appliquer directement lors de vos matchs. Les joueurs les plus aguerris pourront donc se faire plaisir, tout comme les novices qui auront la possibilité de se faire aider par l’assistant du jeu.

En match, l’expérience est également assez plaisante. Avec des graphismes agréables, vous pouvez suivre vos matchs en direct et les regarder en 3D. Si cela ne vous convient pas ou que votre ordinateur a du mal à faire tourner les matchs, vous pouvez également vous rabattre sur les matchs en 2D qui font leur retour dans le jeu.

D’un point de vue du jeu, les simulations sont plutôt réalistes. Les résultats obtenus sont plutôt logiques, et le déroulé des rencontres est plaisant. Si quelques actions et systèmes semblent toutefois imparables, jouer reste un plaisir et le coach peut avoir un vrai impact sur le résultat. Bien évidemment, certaines rencontres donnent l’impression d’être légèrement scriptées, mais les matchs sont, globalement, sympathiques. L’expérience de jeu est même renforcée par la possibilité de disputer la rencontre action par action, afin d’avoir un plus grand contrôle et une plus grande incidence sur le jeu de son équipe. À noter toutefois que certains retours plus négatifs font écho de plusieurs problèmes correctibles lors des matchs, comme des fautes sans ballon trop fréquentes ou des notes défensives pas assez prises en compte.

Avec son nouvel opus, Pro Basketball Manager est sur la bonne voie pour devenir une simulation de management de basketball solide. Loin devant la concurrence, ce jeu ne cesse de s’améliorer d’année en année, même si certains points sont perfectibles. Un jeu qui pourrait vous occuper pendant de nombreuses heures cette année si vous vous décidez à sauter le pas et à l’acquérir sur Steam.

Crédits Image en Une : Pro Basketball Manager