Quid du Basket FR #1 : La NM1, comment ça marche ?

Si le nombre de personnes qui suivent la Jeep Elite et la Pro B ne fait qu’augmenter, les fans de Nationale Masculine 1 sont aussi de plus en plus nombreux. Mais ce championnat qui se dispute en plusieurs phases est très compliqué à comprendre. Ici vous allez retrouver le guide pour mieux comprendre la troisième division de basket.

Le fonctionnement de la Nationale Masculine 1

Première phase : 

Le championnat de Nationale Masculine 1 est le théâtre d’un combat entre 28 équipes qui se dispute le titre de champion lors de 3 phases différentes. La première phase divise les 28 équipes en deux poules. Dans la poule A, on a donc les meilleures équipes du championnat côté Ouest, seul exception Vanves qui est plus à l’Est mais qui est quand même en Poule A. Dans le Poule B, on a donc les 14 autres équipes qui se situent plus à l’Est de la France. Lors de cette première phase, tout le monde joue contre tout le monde, une fois à l’extérieur, une fois à domicile. On a donc une première phase avec 26 matchs au total.

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(Source : Basket Europe)

Seconde phase :

Pour la deuxième phase, on dispatche toutes les participants dans 3 poules différentes : la poule dite haute, la poule dite intermédiaire et la poule dite basse.

Dans la poule haute, on y retrouve les 5 meilleurs de la poule A ainsi que les 5 meilleurs de la poule B. Dans cette poule très relevé, ceux qui se sont déjà affrontés dans la première phase ne s’affrontent pas de nouveau. On a donc 10 matchs supplémentaires par équipe en plus des 8 déjà joués. Il est donc très important d’être bon dès le début de saison sinon le retard pris ne pourra pas être rattrapé. Pour ces 10 -là, la première place est l’objectif car elle est la seule qui permet une montée directe en Pro B. Les 9 autres sont obligés de passer par les play-offs. Donc l’enjeu de cette poule en plus de la montée, il est d’être le théâtre de l’un des 4 plateaux de phases finales. Les places de 2ème jusqu’au 5ème sont synonymes d’hôte d’un plateau.

Dans la poule intermédiaire, c’est une guerre pour accéder aux play-offs. Comme pour la poule haute, il y a 5 équipes de la poule A et 5 autres de la poule B. C’est-à-dire les équipes qui se sont classés entre la 6ème place et la 10ème place lors de la phase 1. Pour eux, aucun risque de relégation mais seule les 7 premières équipes qualifiés de la poule participeront aux play-offs et ce, forcément à l’extérieur. Chacune des équipes jouera 10 matchs supplémentaires de la même manière que la poule haute.

Pour les équipes qui terminent entre la 11ème place et la 14ème place lors de la première phase, ce sera la poule basse. A l’issue de ces 8 matchs, les 4 plus mal placés descendent en NM2. Une subtilité rend plus dure la tâche de se maintenir car le Centre Fédéral, qui est toujours dans cette poule sauf exception, ne peut pas descendre en NM2. Les places de 4ème jusqu’au 7ème sont donc synonymes de descente.

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(Source : FFBB)

Troisième phase :

Pour la dernière phase, celle des play-offs, nous avons donc les 9 équipes de la poule haute sauf le premier et les équipes classés de la 1ère à la 7ème place dans la poule intermédiaire. Les 4 dauphins du champion de NM1 accueillent donc 4 équipes sur un plateau pour les 8èmes et les quarts de finales en un match. Pour la suite, les demi-finales se jouent en 3 matchs avec une potentielle belle dans la salle de l’équipe la mieux classée. Enfin la finale se joue de la même manière que la demi-finale avec une qualification en Pro B pour la suite.

Retour sur la saison passée

A l’issue de la saison précédente, Souffelweyersheim a décroché sa place dans l’antichambre de la Jeep Elite en saison régulière. Et Saint-Quentin, lors d’une confrontation en 3 matchs, a arraché une montée face au STB Le Havre. Du côté du niveau inférieur, 5 équipes sont montées avec Dax, Vanves, Pont-de-Cheruy, Mulhouse. Avignon dernier promu profite de la descente de Charleville-Mézières en NM2 pour monter d’une division. Initialement, 24ème du championnat la saison dernière, le Get Vosges a bénéficié de la rétrogradation de Sorgues en NM2 pour difficultés financières. Du côté supérieur, Caen et Chartres sont descendus à l’issue d’une saison ultra disputé pour l’une et d’une saison très décevante pour l’autre.

Un championnat qui est amené à grandir

Kamagaté, Begarin, Barbitch ou encore Baptiste ont fait le choix d’aller chercher de l’expérience en Pro B plutôt que de jouer en Espoirs ou jouer avec le Centre Fédéral en NM1. Pour l’instant, ce choix est très judicieux car ils héritent chacun d’un temps de jeu conséquent. Prenons l’exemple de Juhann Begarin qui ambitionne de jouer en NBA dans les prochaines années. Il aurait pu rester au centre Fédéral sous les ordres de Jean-Aimé Toupane mais a préféré signer dans le projet ambitieux parisien, le Paris Basketball. Accompagné de joueurs aguerris comme Amara Sy et Nobel Boungo Colo, celui-ci devrait connaître une progression plus rapide.

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(Source : L’équipe)

Alors on est en droit de se poser la question pour la nationale 1, mieux vaut jouer 20 minutes en championnat Espoirs ou jouer contre des vieux roublards en NM1. Il est vrai que si on regarde à la loupe le championnat Espoirs, on remarque très vite qu’il est très hétérogène. Dans une équipe comme Cholet, il n’y a pratiquement que des élements de haut niveau mais pour des équipes comme Orléans, c’est beaucoup plus compliqué. Cela est dû au fait qu’il n’avait pas d’équipe Espoirs l’année dernière car jouant en Pro B. Normalement, chaque joueur joue 4 saisons en Espoirs avant de devenir peut-être pro. Mais pour une équipe comme Fos-sur-Mer qui fait souvent la navette entre la Jeep Elite et la Pro B, quel est le destin de ces joueurs là ? Une saison, il évolue en Espoirs, puis la saison suivante, il évolue en NM3. La solution pourrait de démocratiser les partenariats entre des clubs de Jeep Elite et des clubs de NM1.

Actuellement deux partenariats fonctionnent bien avec Saint-Chamond qui accueille régulièrement des joueurs de l’Asvel. Cette saison, l’actuelle 16ème de Pro B compte dans ses rangs Niels Pharose arrivé à la rescousse après la terrible blessure de Sofiane Briki qui joue aussi à l’Asvel. Nanterre et Rueil ont aussi fait le choix de mettre en place avec le prêt de Samuel Eyango Dingo. La fin du championnat Espoirs pourrait donc être une bonne chose pour les championnats de Pro B et de NM1.

Les joueurs de NM1 à suivre

Franck Seguela : Poste 3 de Chartres l’année dernière, il n’avait passé que 10 minutes par match sur les terrains de Pro B. Il a donc fait le choix de passer dans la division en-dessous pour accumuler du temps de jeu et de l’expérience. Après 8 matchs et 29 minutes passés sur le terrain par soir, il s’impose comme un cadre de cette excellente équipe d’Angers. A 23 ans, il pourrait rêver d’une montée en Pro B à la fin de saison et d’une place de titulaire.

Matthieu Missonnier : Issu de la formation de Chalon sur Saône, Missonier, 22 ans, réalise une superbe saison dans un effectif du GET Vosges qui allie le bon et le moins bon. Évoluant au Cep Lorient l’année dernière, il réalise une saison plus consistante avec une aisance à la passe qui pourrait lui permettre de retrouver vite les sommets du basket français.

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(Source : ViaVosgesTV)

Shekinah Munanga : Coéquipier de Missonnier du côté d’Epinal, Munanga qui est passé par Limoges puis Monaco en Espoirs s’impose comme un élement clé du GET. Celui qui était à Angers l’année dernière continue de s’agguerir en NM1 à un âge où le développement est super important. Le pari du GET Vosges était très ambitieux de compter sur des jeunes joueurs pour mener le bateau d’une équipe sujet à  des grandes difficultés financières. Grâce à son choix de jouer en NM1, on voit que physiquement, il s’affûte de plus en plus face à des vieux roublards.

Corentin Lopez : Poste 3, le numéro 8 de Besançon vit une carrière assez compliqué. Celui qui a suivi sa formation à Hyères-Toulon a subit la relégation de son club en NM3 à l’issue de la saison 17/18 pour problèmes financiers. C’est alors qui s’est engagé avec Charleville-Mézières pour la saison 18/19, saison qui s’est terminé par une rétrogradation du club en NM2 pour problèmes financiers. La scoumoune pour Corentin !! On espère donc que cette nouvelle saison à Besançon sera pour lui enfin un point de chute viable qui lui permettra de viser plus haut. Avec 12 de moyenne à l’évaluation, c’est un bon début de saison qui forme une belle paire de jeunes avec Thomas Prost.

La bonne nouvelle pour ces 4 joueurs, c’est qu’ils sont des JFL (joueurs formés localement). Et à cause d’une nouvelle réforme de la LNB, les équipes de Pro B ne peuvent avoir qu’un seul américain dans leur effectif et donc un JFL de plus. Cela a pour but d’améliorer la formation française.

Comment suivre la NM1 ?

Contrairement à la Jeep Elite et la Pro B qui sont diffusés sur la LNB TV, la FFBB ne diffuse pas les rencontres de NM1. Alors pour suivre ce championnat, vous avez la possibilité de regarder les stats en direct sur Livestats mais sans les images. Et certains matchs sont diffusés sur les pages Facebook de certains clubs et surtout la page référence de la NM1 : Pro-Am Media. Amené par Hervé Temgoua

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 et Mike Toti, cette page Facebook qui regroupe 10000 abonnés est LA page à suivre pour les fans de basket français. Frère de l’arrière de Boulogne, Hervé anime des émissions pour débriefer les weekend de NM1. French Basket and Co sur Instagram est une autre page de référence pour suivre le basket français pour tout connaître sur les derniers transferts.

 

 

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