Réal Madrid – Valence 2000: une première 100% espagnole

Construit pour accueillir la Coupe du monde 1998, le stade de France fête ses 20 ans cette année. Pour l’occasion, WeSportFR vous propose de revivre 20 matchs qui ont marqué l’histoire de cette enceinte mythique.

Pour la première fois de l’histoire, une finale de la Ligue des Champions a lieu au stade de France, construit deux ans et demi auparavant en vue de la coupe du monde 1998, qui a eu lieu en France. Et pour la première fois de l’histoire, une finale de Ligue des Champions oppose deux candidats issus d’un même pays. Le Réal, victorieux deux ans plus tôt, et septuple vainqueur de l’épreuve (à l’époque), est opposé au FC Valence, novice à ce niveau.

Une rencontre à priori équilibrée

Le grand Réal Madrid renaît de ses cendres en ce début de XXI siècle. Après s’être imposé deux ans plus tôt, la bande à Raul est de retour en finale fort d’un parcours mené de main de maître. Après une première phase de poule conclue facilement avec 4 victoires un nul et une défaite à Porto, le Réal poursuit sa route, mais aura plus de mal lors de la deuxième phase de poule. S’étant fait balayé deux fois par le Bayern Munich, accroché à Bernabeu par Kiev, le plus célèbre des clubs de Madrid n’a dû son salut qu’à une victoire décrochée en Ukraine, lui permettant de se qualifier pour les quarts de final à la faveur du goal average particulier sur Kiev. A partir de là, l’expérience des joueurs madrilènes (Morientes, Hierro, Sanchis, Helguera, McManaman, Redondo) a fait le reste. Victoire 3-2 contre le tenant du titre, Manchester United après avoir décroché un nul 0-0 à l’aller, puis succès contre le Bayern, pour les retrouvailles avec le club allemand. Le Réal apparaît donc comme le favori pour cette finale.
D’autant qu’en face, se profile le FC Valence, grand club Ibérique mais très innexpérimenté à ce niveau de la compétition. Néanmoins, le parcours du club Valencian est remarquable : après avoir terminé la première phase de groupe invaincu (à la faveur de deux matchs nul contre le Bayern) et en tête de sa poule, l’équipe d’Hector Cuper a terminé sereinement à la deuxième place de la seconde phase de groupe, derrière Manchester et devant la Fiorentina et les Girondins de Bordeaux. En quart se profile une équipe sensiblement du même niveau que les Espagnols : la Lazio de Rome. Parfait pour rejoindre le dernier carré : la victoire 5-2 à Mestalla suffira emplement, malgré la défaite au Stadio Olimpico (1-0). En demie, Valence est outsider en affrontant le Barca pour un duel 100 % Ibérique. Et finalement, à la faveur d’un succès 4-1 dans un Mestalla en ébulition, le FCV se qualifie pour la finale pour y retrouver un autre club espagnol, le Réal.

Une finale à sens unique

Supérieur dans le championnat domestique, le club Ché s’avançait en favori pour cette finale, d’autant qu’ils avaient déjà battu le Réal cette saison, qui plus est à Bernabeu. Même si l’effectif est moins spectaculaire, le collectif est rodé, et la saison a été plutôt bonne, terminée à la 3ème place de la Liga, en se focalisant de plus sur la coupe d’Europe en fin de saison. Le grand Réal a quant à lui raté sa saison, ne terminant que 5ème. Mais les individualités Madrilènes, pleine de qualités et d’expériences, raffollent de ce genre de rendez-vous.
Après une première demie heure bien gérée, les hommes de Vicente Del Bosque vont alors passer la seconde. Et juste avant la mi-temps, sur un débordement de Salgado, Morientes pique sa tête et trompe Canizares. Premier coup de massue, juste avant la pause. Et le Réal ne va pas s’arrêter là, continuant de donner le tempo du match, accentuant au fil des minutes son pressing sur les joueurs Valencians. Peu après l’heure de jeu, l’Anglais Steve McManaman, doubla alors la mise sur une très belle acrobatie à l’entrée de la surface.

Valence se jette alors à l’abordage, mais le mal semble fait. A un quart d’heure de la fin, Valence obtient un corner, renvoyé par la défense des Blancos. Raul récupère alors le ballon et part seul au but, depuis son propre camp ! Il travers le terrain, élimine Canizares et marque dans le but vide. La messe est dite.


Le réal remporte aisément sa 8ème Ligue des Champions, sa deuxième et 3 éditions, qui en appelera d’ailleurs une autre en 2002, deux ans plus tard.

Une expérience à rééditer

Cette finale était donc la deuxième grande finale footballistique organisée au Stade de France depuis sa construction. 79 127 spectateurs étaient présents en ce 24 mai 2000. L’événement s’est déroulé à merveille, ont jugé les autorités. Paris se portera donc rapidement candidat pour ré-acceuillir une finale de coupe d’Europe. Ce qui aura lieu 6 ans plus tard, pour une finale opposant le Barca à Arsenal.

Valentin Martin

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

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