Retour sur Tour : 2019, de l’espoir au cauchemar

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Ligue 1

Pour occuper nos journées, et les vôtres, la rédaction cyclisme de WeSportFR a décidé de vous faire une rétrospective des dix derniers Tour de France. Voici notre dernier épisode, le Tour 2019.

Le parcours

Le cinquantenaire de la première victoire du Cannibale Eddy Merckx oblige, le Tour se délocalise en Belgique pour un grand départ. Cap à l’Est cette année. La Planche des Belles Filles revient en version 2.0, le Massif Central s’offre un petit passage apprécié. Le Tourmalet pointe son nez à l’arrivée aux Pyrénées. Un chrono vallonné dans Pau, ville du Tour, un triptyque alpestre dantesque. Des dénivelés historiques pour des étapes parfois très courtes. Ce Tour promettait d’être spectaculaire.

Le récit

Début du spectacle dans les rues de Bruxelles, Groenewegen chute sur le premier sprint, dans l’inconnue totale, Mike Teunissen son coéquipier se pare du jaune. Incroyable. Contre-la-montre par équipe le lendemain, coup de force encore de Jumbo, 20 secondes à tout le monde, Teunissen renforce sa tunique. Direction la France, et le vallon à Epernay. Vallon, France, Alaphilippe donc, notre Juju national a coché l’étape, et allume une attaque tranchante à 15,5km de l’arrivée. Victoire + jaune, cocorico. Le temps de laisser Viviani et Sagan se battre au sprint que voilà déjà la planche des Belles Filles. Ciccone échappé, s’envole vers le maillot jaune, qui lui se défend comme jamais, dans le groupe des favoris, c’est lui qui attaque tout le monde, finissant juste derrière Thomas et Pinot. Chapeau. Groenewegen règle là mire à Chalon pour une nouvelle victoire de Jumbo. Direction Saint-Etienne. Vallon, France, Alaphilippe épisode 2. Mais cette fois, Julian emmène Pinot dans sa roue, il est question de maillot jaune pour les deux, Julian reprend la tunique, Pinot envoie sa première pique et monte sur le podium. On en oublie presque l’incroyable échappée du légendaire Thomas de Gendt vainqueur. Jumbo enchaîne encore les victoires avec Van Aert cette fois à Albi, mais encore une fois, le vrai monsieur s’appelle Alaphilippe, qui de lui même va faire exploser le peloton, et Pinot, à cause d’un rond point et d’une bordure. 13e étape, après une journée tranquille à Bagnères de Bigorre, voilà le chrono de Pau. Vallon, France… Alaphilippe évidemment. Le tricolore et leader écrase la concurrence notamment dans la montée finale absolument incroyable. On commence à y croire. Encore un peu plus lorsque le lendemain, Alaphilippe écœure encore les favoris dans le Tourmalet malgré un Gaudu monstrueux qui dépose Pinot vers la victoire d’étape, Pinot est le plus fort dans la montagne, Alaphilippe le plus résistant. Il est si beau ce Tour. 15e étape, premier signe de craquage pour Alaphilippe à Foix, toutefois, il conserve solidement son maillot, alors que le duo Gaudu, Pinot fait encore le show. Direction Valloire, les Alpes, après trois étapes de transition. Alaphilippe, distancé dans le Galibier, fait le show dans la descente et ne perd rien. 3 jours de Paris, cette fois, ça commence à sentir vraiment bon.

La catastrophe de l’Iseran

126.5 kilomètres, étape très courte en direction de l’Iseran. On se dit qu’Alaphilippe peut tenir cette courte distance. Pinot peut en faire un sacré atout pour partir de loin. 2 kilomètres de course, le franc-comtois est en larmes, sa cuisse est déchirée, le Tour est perdu, la France pleure ton Titi. Tous les espoirs sont derrière Alaphilippe… Dans l’Iseran, le Français vacille à nouveau, on se dit que comme dans le Galibier, un retour est possible dans la descente avant Tignes. L’orage s’abat, la grêle aussi, la course est interrompue, Alaphilippe perd le maillot, le ciel vient de tomber sur la tête des français. Les 60 kilomètres vers Val Thorens le lendemain vont remuer le couteau dans la plaie, Alaphilippe deuxième s’écroule et laisse filer le podium… si près, si loin de Bernal, vainqueur.

On espère maintenant vite retrouver le Tour, celui qui nous procure autant d’émotions, celui qui fait que la France brille, Pinot et Alaphilippe ont une revanche à prendre sur leur destin, pour notre plus grande impatience. 

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