Décidément, cette histoire d'amour entre le propéritaire du FC Sochaux, Wing Sang Li, et ses supporters n'est pas prête de s'arrête. A force de se prolonger, on pourrait en faire une série Netflix. Mais pour le moment, du nouveau est sorti, toujours autant douteux.

Les 90 ans du club contrastés

Le 12 avril prochain, le club doubiste profitera de la rencontre à domicile face au Havre pour fêter ses 90 ans. Un choix de club qui d'avère logique; deux clubs doyens en France qui célèbrent ensemble une longévité symbolique. Cependant, il faudra faire avec les moyens du bord. Avec des caisses vides, Emmanuel Desplat et ses hommes vont devoir se préparer au mieux de manière low cost pour l'organisation des festivités.

Ils ne seront pas seuls, avec le retour des supporters Tribune Nord Sochaux et Boys 07, le douzième homme sera présent. En premier lieu, une collaboration sera de mise. Sachant que le club sort d'une campagne de vote des meilleurs joueurs de son histoire ayant créé des tensions avec ces derniers, c'est le moment de se réconcilier tous ensemble…

Wing Sang Li rattrapé par ses créanciers

D'abord suspendu de la Bourse de Hong Kong, ensuite en proies à des difficultés financières importantes, Tech Pro, la société de Wing Sang Li, s'ajoute un nouveau dilemme. En effet, la presse chinoise et française ont dévoilé une nouvelle affaire privée de l'actionnaire chinois. En effet, la société Nenking, un puissant groupe industriel chinois spécialisée dans l'immobilier et les finances, avait prêté au propriétaires des Lionceaux 3 millions de dollars. Cette somme a du sûrement servir à effacer les dettes du club avant un passage devant la DNCG, ou à des fins personnels.

Le prêt fut contracté il y a presque un an désormais, et Li n'a toujours pas remboursé la somme dûe à ses créanciers. Jusque là, c'est un litige assez inquiétant, mais ce n'était sans compter sur le fait que la finalité de cet emprunt comptait un gage en cas d'impossibilité de paiement : et ce gage c'est autre que le club de Sochaux ! Nenking, pourrait, au mois de mai, devenir le nouveau propriétaire du la formation pensionnaire de Ligue 2. Un roman à plusieurs intrigues, digne des plus grands best-sellers.

Nenking, déjà présent dans le sport

La société immobilière, Nenking, n'est pas inconnue en Chine dans le monde du sport. En effet, la firme possède une équipe de basketball professionnelle en Chine, Les Guangzhou Long-Lions, classée 13ème de la saison régulière de 1ère division (CBA) et non-qualifiée pour les playoffs à la différence de points. L'équipe compte dans ses rangs Marreese Speights, champion de NBA en 2015 avec Golden State et qui compte 10 ans de carrière en NBA au poste d'ailier fort.

Et pour finir, une équipe eSport sur Overwatch avec les Guanghzou Charge, pensionnaires de l'Overwatch League, dans la Pacific League. L'équipe a réalisé sa première saison mais sans être performant puisque l'équipe a terminée 17ème sur 20 au classement général du 1er tour, loin des playoffs.

Un émissaire français à Montbéliard

Pour se faire, Nenking a fait appel à un spécialiste de l'Asie et du Moyen-Orient, Samuel Laurent. Auteur d'ouvrages sur le terrorisme jihadiste en 2014, il a été choisi par le géant immobilier comme émissaire en France. Laurent s'est rendu aux bureaux du Pays de Montbéliard, propriétaires des installations du club, pour annoncer la venue future du nouveau propriétaire, Mr Zhong, CEO de Nenking.

Dans un reportage pour France 3, Christophe Froppier, vice-président de l'agglomération, raconte son entretien avec Samuel Laurent. Il lui annonce que des procédures sont en cours entre MM. Li et Zhong pour la reprise du FCSM, suite au nantissement effectué par Li. Mais pour le moment rien n'est officiel, mais peut être faut il patienter encore quelques semaines pour le découvrir. Charles Demouge, président de l'agglomération, lui, continue à botter en touche sur le sujet “C'est du chinois” “Une pièce de théâtre dont nous sommes les spectateurs”, dont il en est le parfait représentant avec son peu d'implication dans une affaire qui concerne un club qu'il subventionne à hauteur d'1 million d'euros par an et qui représente le patrimoine et la culture locale depuis des décennies…

En attendant, Li est dos au mur : sa femme est englué dans des affaires de patrimoine immobilier à hauteur de 15 millions de dollars et lui pourrait perdre son entreprise, Tech Pro, suite au nantissement effectuée. C'est un nouveau chapitre de l'épopée Sochaux Made in China qui se confectionne. Tournez la page !