Cette nuit, les Spurs ont facilement dominé les Lakers d’un Luka Doncic en mode triple-double. Encore une fois sur le banc au départ, Victor Wembanyama n’a plus grand espoir d’être élu MVP. Mais le Français peut encore rêver d’un titre individuel !

Et une victoire de plus face à un ogre de l’Ouest ! San Antonio est-il le robin des bois de la NBA ? Cette saison, les Spurs ont réussi à faire tomber le Thunder à 3 reprises. Ces derniers jours, le succès contre les Knicks a été effacé par 2 défaites face aux Trail Blazers et aux Grizzlies.

La tendance a été confirmée hier soir contre les Lakers. Toujours 2es à l’Ouest, les Spurs affichent désormais un bilan 26-11. Le ratio win permet à la franchise texane de dépasser les 70%, offrant une marge de sécurité par rapport aux Nuggets (67,6%) et Los Angeles (65,7%).

San Antonio enchaîne, Wemby ronge son frein

Cette victoire face aux Lakers a à nouveau été marquée par l’absence de Wembanyama dans le 5 de départ. Contre Memphis, la restriction de l’Alien avait coûté très cher aux Texans. Mais les 27 points de Keldon Johnson ainsi que le double-double de Wemby (16 pts, 14 rebonds), ont compensé le triple-double de Doncic (38 pts, 10 passes, 10 rebonds).

On le sait : la règle des 65 matchs commence à faire peur aux fans de San Antonio. Il faut dire que, sur le papier, Victor Wembanyama mérite d’être au sein de plusieurs débats. Pour l’instant, le trio de tête Jokic – SGA – Luka Doncic empêche le pivot des Spurs d’être le grand favori.

Mais l’inclure dans la discussion n’a rien d’invraisemblable. Concernant le titre de meilleur défenseur de l’année, Wembanyama a aussi son mot à dire. 6e meilleur rebondeur, le Français affiche une moyenne de 11,3 rebonds/match NBA après 24 matchs, soit 271 unités. Côté contre, Wemby est toujours premier (66 blocks, 2,9/match).

Victor Wembanyama 6e homme de l’année ?

Sauf qu’aujourd’hui, le constat est sans appel. Victor Wembanyama a loupé 14 matchs depuis le début de la saison 2025-2026. Dans l’optique des Playoffs 2026, Mitch Johnson pourrait bien protéger sa star lors des prochains mois. Avec seulement 3 jokers supplémentaires, Wemby est quasi-assuré de ne plus pouvoir prétendre aux titres de MVP et DPOY. Et si Wembanyama misait sur le titre de Sixth Man of the Year Award ?

Aujourd’hui, le pivot de San Antonio peut réellement envisager de succéder à Payton Pritchard (Celtics). Ironie du sort : le Français sera en concurrence avec son coéquipier Keldon Johnson (0 matchs sur 37 débutés – 15,4 pts – 5,5 rebonds – 2,1 passes). Wemby est énormément impactant en sortie de banc. Face aux Grizzlies, le pivot avait planté 30 pts en seulement 21 minutes.

Et bonne nouvelle : la règle d’éligibilité explique qu‘il faut qu’un joueur débute plus souvent un match sur le banc qu’en tant que titulaire. Après 23 matchs, le Français en a commencé 15. Et la tendance voudrait que Mitch Johnson l’économise encore. Tout ceci n’est que théorique. Et vous comprendrez que le basket français veut imaginer des scénarios permettant de récompenser la 3e année d’un joueur unique en son genre.

Même si une chose domine encore. Si la restriction des 65 matchs permet à Wembanyama d’arriver en pleine forme pour les Playoffs NBA, une bague ferait oublier des titres individuels perdus en cours de route. Wemby a même évoqué un autre scénario en conférence de presse. “Peut-on gagner le MVP et le trophée de meilleur 6e homme la même année ?”. En soi, oui. A condition d’être plus souvent présent sur le parquet !