Foot US

Super Bowl LV : La septième merveille de Brady

Au terme d’un match à sens unique, Tom Brady et les Buccaneers de Tampa Bay ont délivré une performance collective hors normes face au champion en titre, les Chiefs de Kansas City (31-9). Un second titre dans l’histoire de la franchise floridienne et un septième dans celle du meilleur joueur de l’histoire de son sport.

UN COLLECTIF RAYONNANT SUR TOUS LES FRONTS 

Si dans l’ensemble du match cette équipe de Tampa Bay a survolé les débats, elle a pourtant eu du mal à démarrer. En enchaînant deux drives sans un seul first down, l’attaque inquiète mais la défense tient bon. Au bout de quelques minutes de jeu Kansas City mène 3-0, avant de plonger et ne plus remonter à la surface de toute la rencontre.

Dans les minutes qui suivent l’ouverture du score, les boucaniers profitent d’erreurs défensives qui, à un tel niveau, ne pardonnent pas. Le drive que l’on pourrait définir comme le tournant du match intervient à 7-3 pour les Buccaneers. Alors que Brady et ses troupes espèrent creuser l’écart, le quarteback se fait intercepter mais un mouchoir de pénalité (jugé par beaucoup bien trop généreux) vient annuler le gros jeu défensif et fait avancer l’attaque des Bucs. Quelques secondes plus tard Tampa se contraint à tenter un coup de pied à trois points mais un hors-jeu de Kansas City leur offre quatre nouvelles tentatives. Résultat: un deuxième touchdown à la passe pour Brady et à la réception pour Gronkowski. Ces deux-là sont définitivement inséparables.

Si cette interception avait été validée elle aurait peut être fait basculer la rencontre vers un match de haut niveau où les deux équipes se rendent coup pour coup:  il n’en fut rien. Après ce second touchdown des Buccaneers, il n’y eut plus qu’une seule équipe sur le terrain. Attaque et défense se sont relayées tout au long de la rencontre en réalisant sans nul doute le match le plus abouti de l’entièreté de leur saison.

MAHOMES ESSEULÉ

Patrick Mahomes aura tout tenté, en vain. Le problème venait-il de cette ligne offensive dont les nombreuses absents ont cruellement manqué ou bien à la défense impénétrable de leur adversaire? La combinaison des deux facteurs a en tout cas entraîné un véritable naufrage offensif de cette équipe des Chiefs. 

La défense a bien concédé 31 points, mais ce n’est jamais cet aspect du jeu qui marque les esprits dans une rencontre des Chiefs. Elle en avait encaissé 24 lors de leur affrontement en saison régulière et Kansas City s’était imposé très tranquillement. Ce qui a clairement fait la différence dans ce match, c’est l’impossibilité pour cette attaque de marquer le moindre touchdown. Pourtant emmenée par l’un des meilleurs quartebacks de la saison et très probablement le futur numéro un de cette ligue, les Chiefs n’ont scoré que neuf points. Trois field goals, zéro touchdown. Dans l’ensemble de sa carrière, jamais Patrick Mahomes n’avait marqué moins de treize points lors d’une rencontre. Un triste record qu’il bat au pire moment pour lui et ses coéquipiers d’attaque qui n’ont jamais su l’aider.

La ligne offensive n’a pas cessé de craquer, le faisant reculer constamment et le contraignant à lâcher la balle le plus vite possible. Tyreek Hill n’a presque pas fait illusion du match et seuls quelques percées du running back de Kansas et réceptions de l’inusable Travis Kelce auront partiellement ébranlé une défense qui n’a pas cédé de la rencontre. Menés 21-6 après une fin de première mi-temps très mal gérée par Andy Reid et l’ensemble du coaching staff de la franchise du Missouri, beaucoup voyaient les Chiefs réagir très vite en seconde période et  inverser la tendance. Rien de cela ne s’est produit. Le gouffre n’a cessé de se creuser et Mahomes termine à 26/49, 270 yards, aucun touchdown et deux interceptions dont celle de Devin White à la toute fin de la rencontre qui vient sceller la copie blanche du leader incontestable de la franchise qui n’avait plus perdu en playoffs depuis la finale de l’AFC 2019 face aux Patriots de… Tom Brady.

UN “STARBOY” NOMMÉ BRADY

Tous les superlatifs ont déjà été utilisés. Cet homme est un dieu du sport. Le “Starboy” de la mi-temps était bien The Weeknd mais celui du match, c’est définitivement Tom Brady. En remportant cette nuit un septième titre NFL, le quarantenaire (qui termine sa rencontre à 21/29, 201 yards qui incluent trois touchdowns et zéro interception) a réécrit son histoire. Il a porté une équipe du milieu de tableau sur le toit d’une monde en une seule saison. Pour ces Buccaneers qui remportent un second titre après celui de 2002, qui plus est dans leur stade, l’histoire est incroyable. C’est tout un effectif qui a su se transcender et jouer ensemble vers le graal tant convoité.

Pour Tom, c’est presque la routine. Aucune équipe NFL n’a gagné plus de six Super Bowl, lui en a remporté sept. Il dépasse d’ailleurs les six titres NBA de Michael Jordan et s’octroie le titre honorifique de meilleur sportif américain de tous les temps. Brady n’a pas encore fini d’étendre sa légende et la passation de pouvoir à Patrick Mahomes attendra encore au moins un an. En attendant, le “golden boy” de l’Amérique compte bien en profiter avant de repartir pour un tour à la rentrée prochaine. Il aura alors 44 ans.

Crédit photo: Bloomberg

Crédit photo: Bloomberg

Bien loin du match à suspens que beaucoup imaginaient, ce 55e Super Bowl a pour autant tenu toutes ses promesses. Celle de voir un football dont l’aspect tactique aura prédominé toute la rencontre et à ce jeu-là, à la fin, c’est Brady qui gagne.

1 commentaire

1 commentaire

  1. Pompom girl

    8 février 2021 @ 22:20

    Super article! Super match!

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire