Top 100 des meilleurs cyclistes (6e) : Miguel Indurain

Entre le Giro et le Tour de France, la rédaction cyclisme de WeSportFr a décidé de classer les 100 meilleurs cyclistes de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Avant d’attaquer le Top 5 à partir de lundi, il est temps de dévoiler notre numéro 6, un extra-terrestre nommé Miguel Indurain.

Une fidelité incroyable

Miguel Indurain débute sa carrière en 1984 au sein de l’équipe Reynolds. Il y passe 5 saisons où il gravit gentiment les échelons du cyclisme mondial. Gros rouleur et avec de belles facilités en montagne, il glane son premier succès en 1986, sur le Tour de la communauté européenne. Il dispute alors ses premiers grands Tour, mais avec deux abandons sur le Tour et des lointaines places à domicile sur la Vuelta. Pourtant, il porte tout de même le maillot amarillo (jaune) sur la Vuelta 1985 pendant 4 jours. Un maillot auquel Indurain commencera à s’habituer mais sur une autre course et avec un autre sponsor. Pas question de transfert, Reynolds s’associe à Banesto en 1989 puis devient officiellement Banesto en 1990, un nom qui restera lié à Indurain et au cyclisme.

Une demi décennie de domination

Sous le nouveau sponsor apparaît la pépite Indurain. Alors âgé de 25 ans, il remporte sa première grande courses par étapes : Paris-Nice en 1989. Commence alors la moisson pour Indurain, lui qui va prendre goût aux chaleurs de juillet. Il réalise le doublé sur Paris-Nice en 1990 et remporte la même année la Classica San Sebastian, mais ses rêves vont plus haut. Vainqueur d’une étape sur le Tour 1989 et 1990 et 10e du Tour 1990, Indurain rêve maintenant de jaune. Si la Vuelta semble terrain d’affection par sa nationalité, c’est bien sur les deux autres Tours que va briller Indurain. En 1991, il profite de 3 chronos individuels longs au total de 135 km pour dominer le Tour de la tête et des épaules, pourtant c’est bien sur les terrains montagneux de Val Louron qu’Indurain glanera pour la première fois la tunique jaune, qu’il emmènera jusqu’à Paris. La première de ses cinq victoires sur le Tour. La même année 1991, Indurain veut enfin réussir sur la Vuelta et s’offrir un doublé incroyable, il sera vaincu par son compatriote Melchor Mauri.

Changement de stratégie

Cet échec sur la Vuelta sera un crève-coeur, il décidera de changer ses ambitions et de partir pour un doublé Giro-Tour. Un changement payant, il le réalise en 1992 et 1993 avec une grande facilité, ne laissant que les places d’honneur à Claudio Chiapucci. Seul Piotr Ugrumov le poussera réellement dans ses retranchements sur le Giro 1993, finissant qu’à 58 secondes de celui qu’on nomme déjà l’extra-terrestre. Le doublé assuré, Indurain se fixe un dernier objectif, un titre mondial. Il échouera en 1993 derrière un certain Lance Armstrong puis en 1995 derrière Abraham Olano. Son titre mondial, il l’obtient en 1995 aussi, mais sur le contre-la-montre. Son hégémonie sur le déclin, il terminera sa brillante carrière par un titre olympique à Atlanta … devant Olano, pour boucler la boucle.

 

A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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