Arrivé dans l'élite en 2009, les Ciel et Blanc n'ont jamais connu une saison sans phase finale, fait inédit dans l'élite du rugby français. Les ambitions des Franciliens ne peuvent donc être différentes pour cette saison. Avec un mercato agité et des leçons à tirer du dernier exercice, les hommes du président Jacky Lorenzetti ont des points à perfectionner pour cette nouvelle saison. Penchons nous sur quelques aspects qui pourraient faire logiquement du Racing un prétendant à la victoire et leur permettre de décrocher leur septième bouclier de Brennus.
Le rétro
C'est après une saison stoppée au grand désespoir des racingmen que nous allons retrouver les hommes de Laurent Travers dès ce week-end. En 2019/2020, le Racing 92 avait effectué une très bonne première partie de saison. Avec un bilan de 9 victoires, 1 nul et 7 défaites, le Racing s'était hissé, dans un championnat extrêmement serré, à la troisième place au bout de 17 journées.
Alors qu'ils restaient sur une correction infligée à La Rochelle pour la dernière journée avec un 49-0, le Racing l'avait aussi emporté à Castres ou au Stade Français, en s'inclinant néanmoins trois fois à domicile, face à l'UBB, Bayonne en ouverture et au LOU.
Ici réside un des points noirs de la saison dernière des Ciel et Blancs, la fragilité à domicile, qui plus est face à des adversaires largement à la portée des Racingmen. La défaite en ouverture à domicile face à l'Aviron Bayonnais avait déjà marqué les esprits et largement déçu, les deux qui ont suivi, sur les neuf affiches à domicile, ne sont que le reflet d'un manque de sérieux. Auteur d'un nul également dans son antre, le Racing s'est privé de points précieux qui auraient pu faire la différence dans la course aux deux places qualificatives directement pour les demi-finales du Top 14. Voilà très certainement le point à travailler en priorité pour les racingmen, intéressants à l'extérieur, très accrocheurs et auteurs de quatre victoires en huit matchs, le meilleur ratio pour un club de l'élite, mais manquants de mordant à domicile.

L'instant mercato
C'est un été agité sur le plan des départs qu'a connu le Racing, qui a du se séparer de certains de ses cadres à l'instar de Brice Dulin, Ben Volavola ou encore Johnny Dyer qui a rejoint le Biarritz Olympique. Le Racing s'est également séparé de nombreux espoirs mais s'est également considérablement renforcé avec l'arrivée du très expérimenté Kurtley Beale, vraie recrue de taille, ainsi que de l'international australien Luke Jones.

Du côté des jeunes, les dirigeants du Racing ont attiré le cousin de Romain et Sébastien, Donovan Taofifenua, 21 ans, à l'arrière, pour dynamiter les relances du Racing et venir compenser l'absence de Brice Dulin.
Malgré cet intersaison chargée en départs, le staff racingmen a prolongé de nombreux joueurs clés comme Maxime Machenaud, Teddy Iribaren, Finn Russell ou encore le jeune Louis Dupichot.
Cap sur 2020-2021
Que dire sur les ambitions des Racingmen ? Terminer dans les deux premiers semble l'objectif primordial de cette saison. Celle-ci promet d'être semée d'embûches avec une concurrence féroce, Toulon, Clermont promettent d'être encore à la hauteur pour cet exercice. Il faudra également compter sur une bonne gestion des hommes pour envisager une saison de haute voltige pour les Racingmen, ceux-ci auront en effet à disputer leur quart de finale de Champions Cup dès le 19 septembre face à Clermont.
Avec un déplacement au LOU ce samedi à 18h, le Racing devra au moins récupérer un point pour bien lancer sa saison et espérer terminer à une place qu'ils trustent depuis désormais plus de 10 ans, dans le Top 6 de ce championnat si relevé.