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Top 50 des meilleur(e)s joueuses et joueurs de tennis : des 50è aux 46è

Jelena Ostapenko à Roland-Garros en 2019

Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle et à nos jours. Aujourd’hui, on commence par le bas de notre classement avec les joueuses et joueurs classés de la 50è à la 46è place ! On parlera Mark Edmonson, Kerry Reid, Jelena Ostapenko et Marcelo Rios.

Mais commençons avant tout chose par un point méthodologique ! 10 rédacteurs spécialistes du tennis ont voté devant départager les 50 meilleures joueuses et les 50 meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours à leurs yeux. Ils ont pu attribuer des notes allant de 50 à 1 (50 points pour la/le meilleur(e), 1 point pour la/le plus faible). Ce sont donc 25578 points qui ont été distribués.

Ce sont les Américaines et les Américains qui récoltent le plus de points au total, chez les femmes comme chez les hommes. Pour les messieurs, ils sont suivis des Australiens et des Suédois ; pour les dames, des Tchèques et des Australiennes. La joueuse type aurait sévit dans les années 1990/2000 quand son comparse masculin aurait étrenné les courts des années 1980 (à noter que la moyenne d’âge des votants est de 24 ans et 4 mois).

50è (F) : Barbara Jordan

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C’était la surprise de la saison 1979. Ca reste certainement la surprise de l’ensemble de sa carrière. Barbara Jordan a remporté l’Open d’Australie cette année-là, ce qui reste d’ailleurs son seul titre en simple. Le tournoi se jouait alors sur du gazon outdoor, et son principal fait d’armes a été d’éliminer la favorite incontestée sur le papier Mandlikova qui sera appelée à gagner des Grands Chelems par la suite. Le reste de la carrière de l’Américaine est beaucoup plus discret et elle ne fera jamais mieux que des 3è tours à Wimbledon.

50è (H) : Mark Edmonson

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Lui aussi n’a gagné qu’un seul tournoi du Grand Chelem, lui aussi en créant la surprise. Il faut dire que Mark Edmonson n’était pas un spécialiste du simple, et que sa carrière est double est bien plus reluisante. Il n’empêche, en 1976 il ravit à John Newcombe l’Open d’Autralie, le premier de ses 5 tournois gagnés en Australie. Il ne fera toutefois jamais mieux en Grand Chelem, échouant deux fois en demi-finale (en Australie en 1981 et à Wimbledon en 1982). En double, le bonhomme a gagné 4 fois à Melbourne et une fois sur l’ocre parisienne. Costaud.

49è (F) : Chris O’Neil

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Chris O’Neil a longtemps détenu une performance inégalée : remporter un tournoi du Grand Chelem sans être tête de série. C’était en 1978, encore et toujours à l’Open d’Australie. Il a fallu attendre Serena Williams en 2007 pour que l’exploit se réédite. Hélas pour l’Australienne, le reste de sa carrière n’est pas à la hauteur de la surprise créée en 1978 : un seul titre en simple à Adélaïde en 1976, et un pauvre 3è tour en Grand Chelem.

49è (H) : Albert Costa

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C’est l’homme d’un seul Grand-Chelem et d’une seule surface. Roland-Garros et la terre battue donc. Vainqueur de son édition 2002, le Catalan ne rééditera jamais pareille performance. Stoppé par son adversaire malheureux, Juan Carlos Ferrero, l’année suivante en demie-finale du même tournoi, la suite de la carrière d’Albert Costa sera par trop gâchée par des blessures. Au rang de ses autres victoires de prestige, à noter un Masters 1000 à Hambourg en 1998, et une Coupe Davis en 2000. Une compétition dans laquelle Albert Costa connaitre la même fortune en tant que capitaine en 2009 et 2011.

48è (F) : Mima Jausovec

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C’était un autre tennis, et pourtant le lustre de certains titres ne disparait pas. Mima Jausovec jouait sous les couleurs yougoslaves (elle est aujourd’hui Slovène, capitaine de l’équipe de Fed Cup) quand elle a remporté son premier et seul titre du Grand-Chelem. C’était en 1977 à Roland-Garros et aux dépends de Florenta Mihai, roumaine. Ce n’est cependant la seule victoire de cette spécialiste de la terre battue qui a remporté entre autres l’Open de Rome en 1976 et l’Open d’Hambourg en 1978, les équivalents aujourd’hui de Masters 1000.

48è (H) : Johan Kriek

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C’est le premier double vainqueur de Grand-Chelem de notre classement. Johan Kriek, né sud-africain et aujourd’hui américain, a ainsi remporté les éditions 1981 et 1982 de l’Open d’Australie. Même si les tous meilleurs joueurs de l’époque ne s’y rendaient pas, la performance est d’autant plus à saluer que le Sud-Africain pratiquait un jeu d’attaque assez exceptionnel. Avec un maximum de risques, il est même parvenu à rallier les demies-finales de l’US Open en 1980 (il menait 2 sets à rien contre Bjorn Borg avant d’exploser) et de Roland-Garros en 1986. L’un des rares à avoir pu contester les suprématies des Borg, Lendl, McEnroe, Connors et consorts dans une époque qui ne manquait pas de talent.

47è (F) : Jelena Ostapenko

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Jelena Ostapenko est la première joueuse encore en activité de notre classement, même si parfois on a un peu du mal à le croire. Attaquante de fond de court, la seule lettonne à avoir à ce jour remporté un tournoi du Grand-Chelem a remporté en 2017 le seul qui semblait ne pas être à sa portée. C’était contre Simona Halep, et c’était Roland-Garros, la terre des défenseurs et des échanges à rallonge. Tout le contraire du jeu de Jelena Ostapenko qui, l’année suivante, ralliera la demie-finale de Wimbledon et s’inclinera finalement contre Angélique Kerber, nouvelle désillusion après sa défaite à Miami contre Sloane Stephens. Depuis ? Et bien pas grand chose ! Cette année, Jelena Ostapenko a perdu aux premiers tours de chacun des tournois du Grand-Chelem et n’a guère mieux réussi qu’un troisième tour à Indian Wells Premier 5 et Premier Mandatory confondus. Tristesse.

47è (H) : Adriano Panatta

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C’est l’homme d’une année (ou presque) et d’une performance (ou presque). En 1976, l’Italien décroche successivement les titres à Rome, Roland-Garros et en Coupe Davis, confirmant sa très grande maitrise de la terre battue qu’il avait par ailleurs prouvée à Florence et Kitzbühel entre autres. Sa performance et son record sont ceux de l’unique joueur à avoir jamais battu Bjorn Borg sur sa terre sacrée de Roland-Garros. C’était en 1973 et… 1976, évidemment.

46è (F) : Kerry Reid

Image illustrative de l’article Kerry Reid

Elle l’aura bien mérité, son unique Grand-Chelem. Kerry Reid, en remportant son unique Open d’Australie en 1977 a couronné une carrière riche en titre, 16 au total. Contemporaine de certaines des meilleurs joueuses de l’histoire (Navratilova, Jean King, Evert ou Smith Court), la performance de l’Australienne est loin d’être mince. Sa longévité est du reste admirable puisqu’elle a joué de 1963 à 1980, et plus épisodiquement jusqu’en 1985. Réussisant la mue de l’ère Open, elle a toute sa place dans ce classement.

46è (H) : Marcelo Rios

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Il est unique. Par son caractère, déjà. Une sacrée tête de cochon qui aura osé critiqué sa majesté, le tournoi de Wimbledon en déclarant que le gazon était bien plus adapté aux vaches qu’au tennis. Un dur à cuire qui donnait du “Fuck” ou du “Fuck You” à tour de bras, et qui lui a notamment valu d’être exclu du tournoi de Los Angeles en 2000. On en passe. Beaucoup ! Marcelo Rios est surtout unique pour avoir été le premier sud-américain à devenir numéro 1 mondial, c’était en 1998 grâce à un doublé Indian-Wells/Miami, et confirmant quelques semaines plus tard au tournoi de Rome. Un numéro 1 mondial sans Grand-Chelem puisqu’à la différence Guillermo Villas, l’autre grand sud-américain avec lui, il n’en rapportera aucun dans son escarcelle. Unique on vous dit.

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