Au départ du Tour de France samedi à Florence (Italie), Romain Bardet y lancera la onzième et dernière Grande Boucle de sa carrière. Une fin de cycle que le coureur veut marquer en se faisant plaisir sur la route.

La fin se rapproche pour Romain Bardet. À la retraite en 2025 après le Critérium du Dauphiné, le Français va disputer à partir de samedi le dernier Tour de France de sa carrière. Révélé sur la Grande Boucle il y a dix ans, il aborde cette échéance avec beaucoup plus de calme et de sérénité que par le passé. “La pression, je n'en ressens paradoxalement aucune aujourd'hui. C'est le Tour de France que j'aborde le plus détendu. Je me sens bien”, a-t-il confié dans une interview accordée au journal L'Equipe.

Objectif étape

Détendu, Romain Bardet sait qu'il ne fait plus partie des meilleurs coureurs du peloton et qu'il n'est plus en mesure de jouer les premiers rôles face à d'autres coureurs comme Tadej Pogacar (UAE Team Emirates), Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike) ou Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step). Un constat qui se ressent dans ses ambitions, bien différentes de celles qu'il avait il y a encore quelques années. “C'est la première fois que j'aborde le Tour sans aucune ambition au général. Peut-être que dès samedi, sur la première étape (Florence-Rimini), je perdrais 20 minutes. Je n'ai plus l'envie ni les jambes pour être là sur trois semaines”, avance-t-il, lucide sur ses capacités.

S'il ne veut pas jouer une place au classement général, Romain Bardet n'arrive pas non plus sur les routes du Tour pour faire de la figuration ou effectuer une tournée d'adieu. Ses intentions sont même très claires. “L'objectif sera bien sûr de décrocher une étape. Il faut surtout être acteur, sur les belles étapes de montagne. Je veux prendre du plaisir à l'avant de la course, avoir une vraie influence tout au long des trois semaines”, explique-t-il.

Déjà vainqueur d'étape à trois reprises sur le Tour de France – en 2015 Saint-Jean-de-Maurienne, 2016 à Saint-Gervais Mont Blanc et 2017 à Peyragudes, Bardet tentera donc d'en remporter une quatrième. Une façon de boucler la boucle pour dire adieu à une course où il est monté deux fois sur le podium du classement général, en 2016 (2e) et 2017 (3e).