Cyclisme

Tour de France : les plus belles victoires françaises lors d’un 14 Juillet

Auteur d'un sacré numéro, Richard Virenque parvient à remporter une victoire sur le Tour de France.

18 coureurs français ont eu l’honneur de lever les bras sur le Tour de France, le jour de la fête nationale. Focus sur 5 victoires françaises marquantes lors du 14 juillet sur la grande boucle. 

Gagner une étape du Tour de France, le jour du 14 juillet ? Ne cherchez pas loin, il n’y a pas meilleur sentiment pour un coureur français. Ils sont 18 à avoir vécu cette émotion. De Warren Barguil en 2017 à Laurent Jalabert en 1995, retour sur 5 victoires françaises qui nous ont marqués le jour de la fête nationale.

Warren Barguil : une première inoubliable sur le Tour de France

Le malheureux échappé de l’étape d’hier peut se targuer d’avoir remporté sa première victoire sur la grande boucle le jour de la fête nationale. C’était à l’occasion du Tour de France 2017 lors de l’étape 13 reliant Saint-Girons et Foix. Le natif d’Hennebont (Morbihan) avait su prendre la bonne échappée dès le départ. Une échappée royale avec la présence d’Alberto Contador, Thomas Voeckler, Philippe Gilbert, Nairo Quintana et Mikel Landa.

Au terme d’un menu copieux avec les ascensions du Col de Latrape, du Col d’Agnès et celui du Mur de Péguère, Warren Barguil se retrouve en compagnie de Nairo Quintana, Mikel Landa et d'Alberto Contador dans le final. A la surprise générale, c’est le coureur breton qui règle tout ce beau monde au sprint. Une victoire qui en appellera d’autres. En effet, Warren Barguil s'impose à nouveau 6 jours plus tard sur les pentes du Col d’Izoard. Ce dernier remportera le classement du meilleur grimpeur cette année-là.

Richard Virenque évidemment

Mieux qu’un feu d’artifice, les coups de pédale de Richard Virenque. Ne pas voir le nom du sextuple vainqueur du maillot à pois parmi les vainqueurs français lors du 14 juillet aurait été étonnant. 10éme étape du Tour de France 2004, comme à son habitude Richard Virenque se retrouve à l’avant. Parmi ses compagnons d’échappée, on retrouve un certain Axel Merckx, fils d'Eddy.

Partis à 200 km de l'arrivée, “Richard coeur de lion” parvient à lâcher son compagnon d’échappée dans le Puy Mary pour s'offrir une superbe victoire en solitaire. Pour l’anecdote, le rejeton d’Eddy Merckx lui a vivement reproché de ne pas l’avoir attendu dans la montée contrairement à un supposé accord entre les deux coureurs. “Richard est un grand champion, mais un petit bonhomme” lance le coureur belge à l’arrivée de l’étape.

Laurent Brochard en costaud

Battre à la pédale Marco Pantani et Jan Ullrich, c’est l’exploit réalisé par Laurent Brochard en ce jour de fête nationale en 1997. Le début donne le ton d’une journée qui s’annonce spectaculaire. En effet, Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996 se retrouve rapidement distancé par le peloton. Pour ménager son leader en perdition, Jan Ullrich a pour consigne de ne pas attaquer. 

Sentant que le Tour peut basculer, Richard Virenque demande à son lieutenant Laurent Brochard d’attaquer pour durcir la course. Chose faite, le français ne sera plus revu jusqu’à la ligne d’arrivée. Le natif du Mans pourra se souvenir de cette victoire car cela sera sa seule victoire sur le Tour en 12 participations. 

Le panache de David Moncoutié

Lâché dans la montagne quelques jours plus tôt, David Moncoutié va montrer sa force de caractère en ce jeudi 14 juillet 2005. Comme à son habitude, le coureur de Cofidis prend l'échappée matinale dans cette étape de baroudeur entre Briançon et Digne-Les-Bains. Un parcours contenant 4 cols de moyenne montagne idéal pour son profil.

Le français tente sa chance à 37 km de l’arrivée. Une attaque gagnante car ses 12 compagnons de route ne parviennent pas à le suivre. Le natif de Provins remporte là sa deuxième victoire sur le Tour de France après celle obtenue un an plus tôt à Figeac.

Le numéro de Laurent Jalabert lors du Tour de France 1995

Considéré comme l’un des meilleurs coureurs français de l’histoire, Laurent Jalabert a également levé les bras sur le Tour lors du 14 juillet 1995. Dès le kilomètre 24, le 3ème du Tour des Flandres 1993, Dario Bottaro parvient à faire faux bond au peloton. Il est suivi dans sa roue par le leader de la ONCE, un certain Laurent Jalabert.

Repris par un groupe de 5 coureurs, l’échappée du jour compte jusqu’à 10 minutes d’avance sur le peloton emmené par le maillot jaune, Miguel Indurain. A l’avant, Laurent Jalabert accélère au pied de la difficile côte de la Croix Neuve. Bottaro tente de suivre mais le désormais consultant de France Télévisions est trop fort. Le natif de Mazamet s’impose en solitaire sur l’aérodrome de Mende. 

Des exemples de victoires qui pourraient donner des idées aux coureurs français aujourd’hui. Pour rappel, cela fait 5 ans et la victoire de Warren Barguil qu’un français n’a pas levé les bras le jour de la fête nationale.

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