Alors que l’on atteint à peine la mi-saison en NFL, la rédaction de We Sport a décidé de faire le point avec vous sur les potentiels lauréats des différents trophées si la saison devait s’arrêter demain. Entre récompenses officielles et prix de la rédaction, présentation des choix de nos rédacteurs.

MVP : Enfin l’année de Russell Wilson ?

Louis : Cette fois sera peut-être la bonne pour Russell Wilson. À la tête de la meilleure équipe de la Conférence Nationale, la quarterback des Seahawks fait rayonner son attaque. Comme chaque saison depuis maintenant plusieurs années il est difficile de trouver un joueur à qui le terme valuable colle mieux à la peau, et son impact sur une équipe qui gagne semble le promettre à un trophée qui lui tend les bras. À moins que comme l’an dernier, il ne finisse que MVP de la mi-saison dans notre rédaction…

Romain : Cette fois-ci le titre de MVP ne devrait pas lui échapper ! Avec déjà 26 touchdowns en seulement 7 matchs, il est même dans les temps de passage du record historique de Peyton Manning (55 touchdowns). Collectivement son équipe affiche également un super bilan de (6-1) malgré une défense moyenne. À moins que Wilson et les Seahawks s’écroulent, le titre de MVP sera pour lui.

Joueur offensif de l’année : Un sauveur dans le Minnesota

Louis : Si les Vikings vivent une première moitié de saison compliquée, ils ne peuvent pas en vouloir à leur running-back. Stupéfiant depuis le début de saison, Dalvin Cook ets au four et au moulin, portant à lui seul l’attaque sur ses épaules. Symbole de cet impact ses quatre touchdowns face à Green Bay, où il a inscrit tous les points de sa franchise.

Romain : 11 touchdowns en à peine six matchs, une stat qui suffit pour résumer la saison de Dalvin Cook. Il a également dépassé les 100 yards sur trois de ses matchs avec notamment une pointe à 181 yards contre les Titans ! Quand il n’est pas blessé, il est un des joueurs les plus décisifs de la ligue !

Joueur défensif de l’année : En rouge et noir

Louis : Au centre de la défense des Buccaneers, Devin White est déjà une référence. Tout juste sophomore, il occupe un poste clé dans l’une des défenses les plus impressionnantes du pays. À l’image de Stephon Gilmore chez les Patriots l’an dernier, le récompenser permettrait de reconnaître la force de frappe de toute une escouade.

Romain : C’est seulement sa deuxième saison mais Devin White a déjà tout d’un grand ! Une grosse activité au plaquage et déjà cinq sacks. Si sa saison rookie a été bonne, sa deuxième saison est tout simplement excellente. Tampa Bay est une des meilleures défenses cette saison et l’ex-linebacker de LSU n’y est pas pour rien !

Rookie offensif de l’année : Les extrêmes du premier tour

Louis : Il était très attendu dès ses débuts en NFL, et le moins que l’on puisse dire c’est que Joe Burrow a répondu présent. Si Cincinnati ne sera pas une franchise véritablement compétitive, elle sait désormais qu’elle pourra compter sur le dernier Heisman Trophy pour les années à venir.

Romain : Évidemment, le jeu des Chiefs est plutôt porté sur l’attaque aérienne et Clyde Edwards-Helaire n’a donc pas l’occasion de s’exprimer à chaque match. Mais à chaque fois qu’on a fait appel à lui, il a répondu présent. Il a déjà parcouru 572 yards avec notamment deux matchs à plus de 130 yards ! À titre de comparaison, aucun coureur de Kansas City n’avait dépassé les 500 yards la saison dernière.

Rookie défensif de l’année : La Reine devenue Roi

Louis : Tombé dans le giron des Ravens le soir de la Draft, Patrick Queen a déjà prouvé que Baltimore avait eu raison de le sélectionner. Dans une des meilleures défenses de la ligue il a très vite réussi à se faire sa place et s’impose aujourd’hui comme un titulaire en puissance. Mention spéciale au safety Antoine Winfield Jr qui impressionne dans le backfield de Tampa Bay.

Romain : Les Ravens ont un don pour trouver des défenseurs d’exception et ils ont encore une fois eu le nez creux. En quelques matchs, Patrick Queen s’est fait une place dans l’excellente défense de Baltimore et il n’est pas prêt d’en sortir. En plus de son travail de linebacker, on l’a vu plusieurs fois mettre la pression sur le quarterback. Tout se qu’on aime du côté de Baltimore !

Coach de l’année : Les palmiers ou l’acier

Louis : Si Miami réalise une première moitié de saison convaincante, c’est en grande partie grâce au travail de Brian Flores. Arrivé l’an dernier en Floride, l’ancien coordinateur défensif des Patriots a mis sa patte sur la défense, et cela se voit assez nettement. La franchise a sûrement déniché un futur très grand coach qui a su instaurer sa philosophie dans une franchise qui sera à surveiller dans les saisons à venir.

Romain : Privé de beaucoup de joueurs la saison dernière, Mike Tomlin et les Steelers avaient tout de même réussi à faire une saison correcte grâce à une bonne défense. C’est cette défense qui est encore la clé de la réussite cette année. Mais cette fois, l’équipe est tout en haut de la NFL, et même la seule équipe encore invaincue cette saison !

Équipe surprise : Les hautes sphères de l’AFC

Louis : À la rue offensivement l’an dernier, les Steelers sont aujourd’hui la seule franchise encore invaincue en NFL. Pourtant, beaucoup avaient enterrés la troupe de Mike Tomlin avant le début de la saison. Force est de constater qu’ils ont eu tort, car Pittsburgh est plus que jamais parti pour disputer les playoffs et pourquoi pas titiller les Chiefs pour la première place de la Conférence Américaine.

Romain : Les Bills ont réalisé un début de saison exceptionnel. Fini l’équipe physique dont la force principale était la défense, on a vu une équipe séduisante et offensive menée par un génial Josh Allen ! Depuis Buffalo est un peu rentré dans le rang avec deux défaites mais c’est quand même bien parti pour remporter la division AFC Est, une première depuis 1995 !

Équipe qui déçoit : Des Cowboys plus très fringants

Louis : À l’orée de la saison 2020, on pouvait s’attendre à ce que les Cowboys soient de sérieux concurrents en NFC. Toutefois, force est de constater que Dallas est bien loin de ce que l’on espérait. La défense est fantomatique, le jeu au sol presque inexistant et Mike McCarthy semble déjà perdre son vestiaire. Ajoutez à cela la blessure de Dak Prescott et vous obtenez une équipe incapable de lutter dans une NFC Est au niveau pourtant très bas.

Romain : Certes Dak Prescott est blessé pour le reste de la saison mais les problèmes avaient commencé bien avant ça. Zeke Elliott n’est plus que l’ombre de lui-même et la défense, pourtant réputée solide, prend l’eau de toute part ! Si Dak Prescott avait réussi à sauver (un peu) les meubles, sa blessure enlève tout espoir de playoffs… Le grand ménage ne devrait pas tarder dans le Texas.

Joueur qui déçoit : Carson Wentz

Louis : Pour continuer dans les déceptions en NFC Est, dirigeons-nous vers Philadelphie où Carson Wentz réalise un début de saison très décevant. Coupable d’un nombre de perte de balle hallucinant, le quarterback des Eagles est bien loin du niveau qu’il affichait après sa Draft. La franchise de Pennsylvanie est certes première de sa division, mais ce n’est pas vraiment grâce aux performances de son quarterback…

Romain : Si Les Eagles sont en tête de leur division (avec un bilan médiocre de 3-4-1), ils le doivent plus à la faiblesse de leur division qu’aux prouesses de leur quarterback. Auteur de 12 interceptions et 4 fumbles, il est le quarterback qui perd le plus de ballons ! Souvent blessé, il avait effectué une saison pleine l'année dernière et tout le monde s’attendait à voir un grand Carson Wentz en 2020. Ce n’est pour l’instant pas le cas…

MIP : Baby Bron from Seattle

Louis : Adoubé par LeBron James sur les réseaux sociaux, DK Metcalf est actuellement en pleine mutation. Déjà impressionnant l’an dernier, il s’impose peu à peu comme l’un des meilleurs receveurs de la ligue tant sa connexion avec Russell Wilson fait mal aux défenses qu’ils rencontrent. Phénomène physique presque oublié lors de la Draft 2019, certaines franchises doivent se mordre les doigts de ne pas l’avoir sélectionné.

Romain : Freak is coming! Il est grand, puissant et extrêmement rapide. Son entente avec Wilson est très bonne et il a donc des stats impressionnantes pour un receveur de seconde année (680 yards et 7 touchdowns). On est évidemment obligé de rappeler qu’il n’est que le neuvième receveur à avoir été appelé lors de la Draft 2019. De quoi laisser des regrets à beaucoup de franchises !

Steal de la Draft : Claypool, l’homme de fer

Louis : Dans une classe de receveurs aussi dense que celle de 2020, il y avait fort à parier qu’un receveur choisi plus bas que les autres allait exploser. Choisi en 49e position (2e tour), Chase Claypool a déjà crevé l’écran à Pittsburgh. Le canadien fut notamment auteur d’un match à 100+ yds et 3 TD contre les Eagles et s’impose peu à peu comme l’une des cibles préférées de Ben Roethlisberger.

Romain : Tout comme DK Metcalf, Chase Claypool est loin d’être le premier receveur à avoir été sélectionné lors de la dernière draft ! Pourtant, il est déjà titulaire dans l’attaque de la seule équipe invaincue. Pas mal pour le onzième receveur de cette draft. C’est également le rookie le plus efficace avec déjà 7 touchdowns dont quatre en un match, exploit très rare pour un débutant.

Signature de l’été : Tom Brady est éternel

Louis : Quitter la Nouvelle-Angleterre n’a, semble-t-il, poser aucun problème à Tom Brady. Loin d’être dans la force de l’âge, le quarterback aux six bagues a réussi à faire de Tampa Bay une équipe redoutable. Entouré par un casting cinq étoiles, Brady est plus que jamais la clé de la réussite pour les Bucs, qui sauf cataclysme devrait disputer les playoffs cette saison et, pourquoi pas, devenir la première franchise de l’histoire à disputer le Super Bowl à domicile.

Romain : Difficile de faire un autre choix. Tom Brady est sûrement le meilleur joueur de l’histoire de ce jeu mais à 43 ans, on avait quand même quelques doutes sur sa réussite du côté de Tampa Bay. Pourtant, sauf cataclysme, il va mettre fin à treize ans de disette pour les Buccaneers qui devraient retrouver enfin les playoffs. Toujours très propre (20 touchdowns pour 4 interceptions) il prouve (à ceux qui en doutait) que quand il est quarterback d’une équipe, celle-ci devient candidate au titre.

La saison est encore longue et beaucoup de choses peuvent changer mais certains joueurs ou équipes devraient à nouveau se retrouver dans ce classement à la fin de la saison. Pour le meilleur ou pour le pire…

Avec la participation de Romain Lanneluc