Rugby

Un week-end en Top 14 (J26) : le Stade français et l’ASM dans le top 6, Pau maintenu !

Organisée en multiplex, la dernière journée de Top 14 a livré toutes ses promesses. Ce week-end, le Stade français et Clermont ont confirmé leur place dans le top 6, la Section paloise a assuré son maintien dans l’élite tandis que l’Aviron bayonnais devra jouer l’access match face à Biarritz.

Le match du week-end : Castres-Toulon, les deux dindons de la farce !

C’était le match à ne pas manquer de ce multiplex, celui qui pouvait offrir le dernier ticket doré pour les phases finales du Top 14. À Pierre-Fabre, le Castres olympique (8e) recevait le RC Toulon (6e), avec deux petits points d’avance.

L’équation était simple. Avec une victoire, les Tarnais étaient certains de repasser devant les Toulonnais. En cas de succès, les Varois savaient qu’ils seraient en bonne position pour glaner la dernière place qualificative pour les phases finales.

Dès les premiers instants, les joueurs du RCT Toulon, emmenés par Louis Carbonel, dictaient un tempo d’enfer. L’enfant de la Rade a frappé d’entrée avec un essai dès la deuxième minute (0-7, 2e). Les joueurs de Patrice Collazo ne se sont pas calmés pour autant. Les Varois n’ont pas tardé à faire craquer la défense castraise. Avec un Louis Carbonel en maestro, Eben Etzebeth qui s’est chargé de creuser l’écart (0-17, 21e).

Pourtant, alors que l’on pensait le Castres olympique assommé, les joueurs de Pierre-Henry Broncan se sont relevés. Ce retour en grâce, les Tarnais le doivent principalement à Benjamin Urdapilleta et Gaëtan Barlot. Les deux hommes ont permis au Castres olympique de faire un retour inespéré en recollant à 17-17 à la pause.

Crédit photo : Patrick Olombel

Survoltés, les Castrais sont revenus des vestiaires avec les mêmes intentions qu’en fin de première période. Les coéquipiers de Benjamin Urdapilleta ont renversé la vapeur avec l’essai de Thomas Combezou (24-17, 45e).

Les joueurs du Castres olympique étaient déterminés à décrocher le bonus offensif, si précieux pour garder un espoir d’intégrer le top 6. Au bout du suspense, Filipo Nakosi, l’arme fatale castraise, s’est chargé de crucifier les Toulonnais en inscrivant l’essai du bonus offensif (46-24, 80e).

Malheureusement, les hommes de Pierre-Henry Broncan n’avaient pas leur destin en main. La potentielle place de Castres dans le top 6 ne dépendait que du résultat du Stade français. Malgré sa large victoire face au RC Toulon (46-24), les Castrais ne verront pas les phases finales. Le Stade français a conclu sa remontée fantastique par une victoire difficile sur la pelouse de Bayonne. Le Castres olympique a manqué les phases finales d’un petit point.

Remontés de la treizième à la septième place en quelques mois, Benjamin Urdapilleta et ses coéquipiers ont terminé cette saison avec une qualification en Champions Cup à la clé. Ils auront quelques regrets de ne pas participer aux phases finales.

Du côté du RC Toulon, la frustration est immense. Après avoir passé 20 des 26 journées de championnat dans le top 6, le club de la Rade a terminé cette saison de la pire des manières. Qui plus est, des tensions entre le président Bernard Lemaître et son manager Patrice Collazo ont émergé selon les informations du Midi Olympique.

Le joueur du week-end : Benjamin Urdapilleta, le guide suprême du Castres olympique !

Auteur d’un match parfait, Benjamin Urdapilleta a été le grand artisan du succès du Castres olympique face au RC Toulon. Rapidement menés 17 à 0 par les Varois, les Tarnais n’ont pas baissé la tête et sont revenus au score avant de dérouler (46-24). Cette victoire, les joueurs de Pierre-Henry Broncan la doivent notamment à un Benjamin Urdapilleta des grands soirs. Auteur de 26 des 46 points de son équipe, le demi d’ouverture castrais a notamment inscrit deux essais.

De quoi conclure en beauté une saison réussie pour l’Argentin, sur le plan personnel. Avec 321 points, Benjamin Urdapilleta est le meilleur marqueur de la saison régulière de Top 14, juste devant le Parisien Joris Segonds. Pour rappel, le 13 février dernier, l’Argentin avait aussi battu le record de points marqués en un match de Top 14, avec 33 points inscrits contre Montpellier.

Crédit photo : Patrick Olombel

 

L’essai du week-end : Aminiasi Tuimaba (Section paloise)

Au bout du suspense, la Section paloise a décroché son maintien après sa victoire bonifiée contre Montpellier (41-25). Aminiasi Tuimaba s’est chargé de mettre les Palois sur orbite avec cet essai en solitaire magnifique, dès la troisième minute.

 

On a aimé :

  • Au bout du suspense, Pau a décroché son maintien en Top 14 !

La Section paloise n'avait pas le choix. Face à des Montpelliérains qui n'avaient plus rien à jouer, les Béarnais devaient décrocher le bonus offensif. Au bout du suspense, les Palois ont trouvé les ressources pour se défaire de Montpellier avec le précieux graal à la clé (41-25). Un scénario magique pour Lucas Rey et ses coéquipiers.

En effet, dans la course pour le maintien, la Section paloise a repris, sur le fil, la douzième place du championnat à l’Aviron bayonnais qui a chuté contre le Stade français. Les Béarnais peuvent souffler et préparer la saison prochaine pour éviter un scénario catastrophe. De son côté, Montpellier peut savourer son titre de champion d’Europe, seule note positive après une saison manquée.

 

  • Le Stade français a assuré l’essentiel face à Bayonne !

Le suspense a fait rage à Jean-Dauger. Longtemps, les Bayonnais, soutenus par un public bouillant, ont tenu tête au Stade français. Mais face aux assauts répétés des Parisiens, la défense de l'Aviron a craqué (9-12). Joris Segonds, loin d'être irréprochable au pied, a inscrit les points cruciaux en fin de rencontre pour assurer aux joueurs de Gonzalo Quesada, une place dans le top 6.

Sixième de ce championnat haletant, les joueurs du Stade français se sont qualifiés in extremis pour les barrages. Vendredi prochain, les Parisiens affronteront le Racing 92, à la Paris La Défense Arena. Le derby s’annonce bouillant.

De son côté, l’Aviron bayonnais, treizième, va jouer son maintien en Top 14 samedi prochain lors d’un access match. Les joueurs de Yannick Bru vont affronter les voisins du Biarritz olympique. Le derby basque sera aussi très chaud.

  • Clermont-La Rochelle, tout le monde est content !

Morgan Parra est l’homme fort de la fin de saison de l’ASM. Face à La Rochelle, le demi de mêlée clermontois a guidé les siens vers la victoire en inscrivant 20 des 25 points auvergnats (25-20). Sans trembler, les joueurs de Franck Azéma ont fait le travail pour conserver leur place dans le top 6.

À l’issue d’une saison sur courant alternatif, Clermont jouera les phases finales. Les Jaunards devront passer par un barrage face à l’Union Bordeaux Bègles, samedi prochain. Comme l’a confirmé Camille Lopez, de retour de blessure, jouer contre Matthieu Jalibert et ses coéquipiers, « ce n’est pas un cadeau ».

Malgré la défaite, le Stade rochelais peut avoir le sourire. Grâce à une pénalité inscrite par Jules Le Bail, à la 78e minute, les Maritimes ont décroché le point de bonus défensif. Résultat, les hommes de Jono Gibbes ont récupéré la deuxième place du championnat. Les coéquipiers de Grégory Alldritt pourront préparer dans des conditions idéales leur demi-finale.

  • Le Racing 92 à fond la forme !

Face à des Brivistes en roue-libre, les Racingmen ont assuré le spectacle (55-12). Avec huit essais à la clé, les hommes de Laurent Travers ont décroché facilement le bonus offensif. Tout était parfaitement accordé pour que les Galactiques décrochent la deuxième place et le précieux billet vers les demi-finales.

Pourtant, les coéquipiers de Virimi Vakatawa devront passer par les barrages. En effet, les Rochelais ont conservé leur place de dauphin grâce au bonus défensif glané sur le fil à Clermont. Le Racing 92 affrontera le Stade français vendredi prochain. Le derby s’annonce d’ores et déjà passionnant.

On n’a pas aimé :

  • Les maladresses de l’Union Bordeaux Bègles !

Les conférences de presse de Christophe Urios sont toujours croustillantes. Après le revers de l’Union Bordeaux Bègles face au leader toulousain (21-10), le manager girondins ne s’est pas cherché d’excuses : « Au niveau du rugby, c'était nul ».

Face au vainqueur de la Champions Cup, les Bordelais ont manqué d’efficacité pour prétendre à la victoire. Les coéquipiers de Jefferson Poirot n’ont pas bien préparé le match de barrage face à Clermont samedi prochain. Si les joueurs de l’Union Bordeaux Bègles veulent entrevoir les demi-finales, ils devront se montrer plus précis.

De son côté, le Stade toulousain, leader du Top 14, peut entamer sa préparation pour le dernier carré de la meilleure des manières.

Crédit photo : Photo UBB-Michel Campistrau

  • Agen, le zéro pointé !

26 défaites en autant de matchs. Tel est le bilan cauchemardesque du SU Agen. Avec deux petits points au compteur, les Agenais ont réalisé la pire saison de l’histoire du Top 14. Face au LOU, le SUA n’a jamais existé et s’est une nouvelle fois lourdement incliné (52-7). Régis Sonnes et ses hommes retrouveront la Pro D2 la saison prochaine, avec l’espoir de se reconstruire sur le long terme.

Du côté du LOU, la victoire bonifiée face à une triste équipe agenaise ne suffira pas à effacer le goût amer de cette saison décevante. En effet, les joueurs de Pierre Mignoni ne participeront pas aux phases finales, avec leur neuvième place au classement du Top 14.

Un œil sur la Pro D2 : Perpignan renaît de ses cendres !

Après une relégation douloureuse en 2019, les Catalans ont travaillé pour se reconstruire en ramener l’USAP dans l’élite du rugby. Cette saison, les Perpignanais ont dominé de la tête et des épaules le championnat de Pro D2 avec 24 victoires en 30 matchs et 107 points au compteur.

À l’image de leur saison réussie, les joueurs de Perpignan ont remporté le titre de champion de France de Pro D2 après leur victoire maîtrisée face à Biarritz en finale (33-14). Avec trois essais à la clé et un match remarquable de Melvyn Jaminet, élu meilleur joueur de Pro D2, les Catalans n’ont laissé aucune chance aux Basques. Après deux ans d’attente, Perpignan et ses supporters retrouvent enfin le Top 14. Avec un effectif mieux bâti pour l’élite, l’USAP aura à cœur d’effacer les souvenirs de la triste saison 2018-2019, où le club avait fini lanterne rouge du Top 14 avec seulement deux victoires.

Les résultats :

Le classement final :

Le calendrier de cette fin de saison : 

 

Crédit photo image de une : @ASMOfficiel Twitter

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