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Une année record : les 14 travaux de Max Verstappen

En s'adjugeant le Grand Prix du Mexique, Max Verstappen (Red Bull) a remporté sa 14e course de la saison. Il dépasse d’une unité Michael Schumacher et Sebastian Vettel qui détenait le précédent record du plus grand nombre de succès lors d’une même année. We Sport vous propose de vous replonger dans la saison stratosphérique que réalise le Néerlandais. 

 

GP d’Arabie Saoudite, 27 mars : premier duel remporté face à Charles Leclerc

La saison 2022 avait mal commencé pour le champion du monde en titre. Obligé d’abandonner lors de la course d’ouverture à Bahreïn après un souci mécanique, Max Verstappen avait à cœur de se rattraper dès le Grand Prix d’Arabie Saoudite. Dans le sillage de son rival de l’année, Charles Leclerc, le pilote Red Bull a attendu les dix derniers tours de course pour mettre la pression au Monégasque. A quatre boucles du but, le Néerlandais portait son attaque dans le dernier virage et passait le pilote Ferrari. Passé sous le drapeau à damiers en grand vainqueur, le N°1 avouait lui-même avoir “pleinement lancé sa saison lors de cette course.”

 

GP d’Emilie-Romagne, 24 avril : week-end parfait à Imola

Auteur de la pole position, de la victoire en course sprint et de celle du Grand Prix, Max Verstappen a tout simplement réalisé le week-end parfait, empochant aussi le point du meilleur tour. Le pilote Red Bull profitait de l’erreur de son adversaire monégasque pour revenir à 27 points du leader du championnat. Intraitable sur une piste mouillée, le Batave domptait les conditions difficiles avec brio pour remporter sa deuxième course de l’année. Une victoire qui allait lancer une belle série de trois succès d'affilée. 

 

GP de Miami, 8 mai : vainqueur historique en Floride

Pour la première édition du Grand Prix de Miami, Max Verstappen n’a pas été déconcentré par les festivités à l’américaine proposées par les organisateurs. Au contraire, le pilote Red Bull s’est imposé avec la manière sur le tracé floridien. Avec un rythme impressionnant, le Néerlandais n’a mis que neuf tours à trouver la faille pour doubler Charles Leclerc. Une fois le Monégasque dans ses rétroviseurs, le champion du monde n’a jamais été inquiété pour devenir le premier vainqueur de l’histoire du GP de Miami.

Le N°1 est le premier vainqueur à Miami. ©Red Bull.

 

GP d’Espagne, 22 mai : l’opportuniste Verstappen

Loin d’être le plus rapide sur le circuit de Barcelone, Max Verstappen s’est quand même imposé en Catalogne. Le pilote Red Bull peut remercier Ferrari et ses problèmes de fiabilité. Facilement en tête de la course, Charles Leclerc perdait de la puissance et était contraint d’abandonner. Malgré une erreur et un passage dans le bac à graviers du virage quatre, le N°1 menait la course. Il profitait aussi des consignes d’équipe de l’écurie autrichienne qui demandait à son coéquipier Sergio Pérez de s’effacer devant lui. Après un joli dépassement sur George Russell (Mercedes), Super Max allait chercher sa quatrième victoire en six Grands Prix. Depuis le début de la saison, il n’avait connu que deux résultats : la victoire ou l’abandon.

 

GP d’Azerbaïdjan, 12 juin : seul au monde

A Bakou, Red Bull avait tout gagné : un doublé en course et les commandes du championnat constructeurs. L’équipe dirigée par Christian Horner pouvait se féliciter de ce week-end azéri où Max Verstappen s’est encore une fois illustré avec un rythme de course impressionnant. Les Ferrari au tapis, le Néerlandais avait un boulevard devant lui pour s’imposer en Azerbaïdjan. Un an après sa crevaison en pleine ligne droite de départ, le champion du monde en titre conjurait le mauvais sort en montant sur la plus haute marche du podium.

 

GP du Canada, 19 juin : intraitable 

Même quand les faits de course ne sont pas avec lui, Max Verstappen triomphe toujours. Jamais en difficulté alors qu'il menait le Grand Prix depuis le départ, la Safety Car déployée à la suite de la sortie de Yuki Tsunoda permettait à Carlos Sainz de revenir dans les échappements de la Red Bull. Impérial en défense pendant les quinze derniers tours sur le circuit Gilles Villeneuve, le Néerlandais a écoeuré l’Espagnol, en quête de sa première victoire. Même sans le DRS, Max Verstappen a fermé toutes les portes pour remporter une sixième victoire cette année.

Malgré la pression de Sainz, Verstappen n'a jamais craqué. © Red Bull.

GP de France, 24 juillet : l’offrande de Charles Leclerc

Rien ne prédestinait Max Verstappen à s'imposer sur le circuit Paul Ricard. Et pourtant, c’est bien en son honneur que l’hymne des Pays-Bas résonnait dans le ciel varois. Inférieur à Charles Leclerc en rythme pur, le leader du championnat n’a pas eu l’occasion d’attaquer son dauphin. Alors qu’il allait se contenter des points de la deuxième place, le Batave a eu la bonne surprise de voir la Ferrari du Monégasque encastrer dans les rails de sécurité à l’extérieur du double droit du Beausset. En remportant une victoire qui ne devait pas lui revenir, Max Verstappen creusait un écart conséquent au championnat sur Charles Leclerc et en plus prenait un avantage psychologique sur son concurrent direct.

 

GP de Hongrie, 31 juillet : la remontada de Super Max

Qualifié sur la 10e place de la grille du Grand Prix de Hongrie, Max Verstappen a donné le tournis à ses adversaires sur le tourniquet du Hungaroring. Premier à choisir une stratégie à double arrêt, le pilote Red Bull remonte un à un ses adversaires et profite des couacs de ses principaux rivaux dans les stands pour s’imposer comme un champion.

Grâce à la stratégie de son équipe, le Néerlandais s'impose en partant de la 10e place. © Getty Images.

GP de Belgique, 28 août : bis repetita

Un mois après sa remontée en Hongrie, Super Max refait le coup en Belgique, sur sa terre natale. Son écurie avait décidé de lui changer des éléments moteurs sur une piste où il est facile de dépasser. Relégué au 14e rang au départ, le Néerlandais pointe au huitième rang dès la moitié du premier tour. Il est même 3e au bout de huit tours. La suite ressemble à une démonstration où Max Verstappen enchaîne les meilleurs tours et s'impose sans trembler. Une chose est certaine, c’est bien lui l’homme fort de ce championnat.

 

GP des Pays-Bas, 4 septembre : victorieux à la maison

Un an après sa victoire devant des milliers de fans ralliés à sa cause, Max Verstappen voulait de nouveau connaître cette saveur à Zandvoort. La marée orange l’a porté jusqu’au triomphe au bout d’un Grand Prix où le fils de Jos a bien maîtrisé les faits de course qui se sont présentés face à lui. A quelques tours du drapeau à damiers, la voiture de sécurité faisait son apparition après l’arrêt de Valtteri Bottas en plein milieu de la piste. Derrière Lewis Hamilton à la relance, la foule se leva au moment où le Néerlandais doubla son rival britannique au freinage du premier virage. Dans une fumée orange, provoquée par les fumigènes, Max Verstappen savourait son deuxième podium d'affilée à domicile.

Devant ses fans, Super Max a fait le show. © Red Bull.

GP d’Italie, 11 septembre : Verstappen douche les tifosi

A Monza, le Néerlandais a vécu ce que Lewis Hamilton aurait aimé vivre lors de la finale de la saison 2021, une course conclue sous safety car. Provoquée par Daniel Ricciardo, à cinq boucles du terme, la voiture de sécurité a emmené le peloton jusqu’au drapeau à damiers. Au grand dam des milliers de supporters de la Scuderia qui espéraient voir Charles Leclerc, deuxième, doubler la Red Bull dans les derniers tours de course. Malgré cette fin controversée, Max Verstappen s’imposait de nouveau après avoir bien mené sa barque tout au long de ce week-end dans la banlieue de Milan.

 

GP du Japon, 9 octobre : la deuxième couronne du champion

Au terme d’une course raccourcie, Max Verstappen s’est offert son deuxième titre après la pénalité reçue par Charles Leclerc. Le Monégasque avait coupé la dernière chicane pour conserver sa deuxième position face à Sergio Pérez. C’est donc plusieurs minutes après la fin du Grand Prix que Red Bull a pu célébrer ce second titre consécutif décroché par l’ancien N°33. Preuve de cette confusion, il avait lui-même déclaré qu’il ne « pensait pas être déjà champion. » Pourtant à l’issue de ce week-end à Suzuka, il rejoignait notamment Fernando Alonso au club des doubles champions du monde.

A Suzuka, Verstappen est sacré double champion du monde. © Red Bull.

GP des Etats-Unis, 23 octobre : l’égal de Schumacher et de Vettel

La veille de cette course, la famille Red Bull a perdu son fondateur : Dietrich Mateschitz. En son honneur, Max Verstappen voulait faire ce qu’il sait faire de mieux, gagner des Grands Prix. A Austin, Lewis Hamilton a longtemps cru décrocher son premier succès de l’année mais c’était sans compter sur l’ogre Max. Après un arrêt interminable de plus de 11 secondes, le Néerlandais revenait comme un boulet de canon pour déposer le septuple champion du monde. Vainqueur au Texas en l’hommage du créateur de la célèbre marque de boisson énergisante, Max Verstappen offrait aussi le titre constructeur à Red Bull, une première depuis 2013. D’un point de vue personnel, le double champion du monde égalait le record de victoires sur une saison avec 13 succès; le même total que Michael Schumacher en 2004 avec Ferrari et Sebastian Vettel avec Red Bull en 2013.

 

GP du Mexique, 30 octobre : recordman de victoires sur une saison

Parti depuis la pole position au Mexique, Max Verstappen est allé chercher ce record avec la manière. Très précis dans sa gestion des pneus, le Néerlandais n’a jamais été réellement inquiété par les Mercedes. Le pilote Red Bull a pu profiter pleinement de ce nouveau succès, synonyme de record. Le double champion du monde devient seul recordman de victoires en une saison. Il aura l’occasion d’augmenter son chiffre à 15, voire 16 unités, avec les deux derniers Grands Prix de cette année 2022.


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