Ce mercredi matin, le triathlon des JO 2024 s'est finalement déroulé normalement dans la Seine. Mais cela n'a pas été du goût de tout le monde…

Véritable feuilleton à l'intérieur de ces Jeux Olympiques, l'état de propreté de la Seine aura fait débat jusqu'au bout. Mais finalement, tous les triathlètes se sont jetés à l'eau ce matin, hommes comme femmes, pour en découdre. Avec réussite d'ailleurs pour les Bleus puisque Cassandre Beaugrand a été sacrée championne olympique, tandis que Léo Bergère s'est lui emparé du bronze.

“On saura demain si je suis malade ou non”

Mais la propreté de l'eau est naturellement revenue sur le tapis. Sur RTL Belgique, la Belge Jolien Vermeylen, 24e de l'épreuve féminine a ironisé par rapport à cette dernière : “J’ai bu beaucoup d’eau, donc on saura demain si je suis malade ou pas. Ça ne goûte pas le coca-cola ou le sprite, évidemment. En nageant sous le pont, j’ai senti et vu des choses auxquelles on ne devrait pas trop penser. La Seine est sale depuis cent ans, alors ils ne peuvent pas dire que la sécurité des athlètes est une priorité. C’est des conneries”.

Effectivement, difficile de lui donner tort lorsque l'on se remémore tout le tintouin effectué par les pouvoirs politiques, avec notamment les baignades de la maire de Paris Anne Hidalgo et de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra. Jusqu'au dernier moment, malgré la communication positive, des voix se sont élevées pour déplorer l'état de l'eau, et les rapports de tests choisis et diffusés. Au milieu de cela, la voix des athlètes n'a jamais été entendue, comme cela est trop souvent le cas. En juillet 2023, le WTCS de Sunderland, organisé par World Triathlon, avait fait scandale puisque 57 athlètes avaient été contaminés après avoir plongé dans les eaux.

Quid du relais mixte la semaine prochaine ?

La Belge a ainsi mis en cause l'organisation de ces JO 2024, qui a privilégié les intérêts de l'image renvoyée au grand public, plutôt que le bien-être des athlètes : “Si la course n’avait pas eu lieu, ça aurait été une honte pour l’organisation, pour Paris, pour la France. C’était aujourd’hui ou jamais, et ils ne pouvaient pas annuler complètement la course non plus. Maintenant, ils doivent juste espérer qu’il n’y aura pas trop d’athlètes malades.”

Les prochaines heures s'annoncent donc déterminantes alors que le relais mixte par équipe doit se dérouler la semaine prochaine. En cas de contaminations, un simple report ne sera cette fois peut-être pas suffisant pour maintenir l'épreuve…