A travers leur avocat, Oscar Jegou et Hugo Auradou ont donné leur version des faits qui leurs sont reprochés.

La traditionnelle tournée d'été du XV de France est en train de virer au cauchemar. Alors que les Bleus sont en Argentine depuis une dizaine de jours, et ont même disputé et remporté leur premier test match face aux Pumas samedi (28-13), le rugby est depuis totalement passé au second plan. Pour le cas Jaminet tout d'abord, puis pour celui d'Oscar Jegou et Hugo Auradou.

“Il y a eu du sexe, mais consenti”

Les deux jeunes internationaux tricolores sont accusés d'avoir violer une femme à l'occasion d'une soirée arrosée. Selon la version qui ressort du côté des Bleus, rien de tout cela ne serait véridique. Toutefois, les deux hommes avouent avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme, mais des relations consenties. Ce qui écarterait alors la thèse d'une agression. Seulement, les analyses médicales des médecins légistes contredisent cette version, des lésions ayant été détectées.

A Rugbyrama, l'avocat des deux joueurs, Me Cuneo Libarona, a ainsi précisé : “Ils m'ont dit qu'ils ne l'ont jamais obligée à faire quoi que ce soit. Il ne l'ont pas frappée non plus. Oscar Jegou et Hugo Auradou ne comprennent pas ce qu'il se passe. ils ne peuvent pas croire en cette accusation. Il y a eu du sexe oui. Mais cela fut consenti. Voilà ce qu'ils disent et après les avoir longuement entendus, je les crois.”

Désormais, il faudra essayer de convaincre la justice argentine, ce qui ne sera pas une mince affaire au vu d'un dossier où beaucoup d'éléments mettent en cause les deux joueurs. Accompagnés d'un traducteur et aidés par l'ancien coéquipier de David Auradou, père de Hugo, Agustin Pichot, les deux tricolores sont désormais rentrés dans l'engrenage judiciaire, où il faudra bien démêler le vrai du faux.