Basketball

30 moments 2021 : Milwaukee Bucks, tout là-haut

Après onze mois fournis en évènements sportifs, notamment à cause du report de nombreuses compétitions qui devaient avoir lieu l’an passé, le mois de décembre conclut un cru 2021 riche en émotions. De la septième bague de Tom Brady au titre de champion du monde de Fabio Quartararo en MotoGP, en passant par les Jeux olympiques et paralympiques, We Sport revient sur 30 moments marquants qui ont rythmé l’année civile. Dernier moment marquant que nous avons choisi de vous partager cette année, le titre NBA des Bucks de Milwaukee. Autour d'un Giannis Antetokounmpo plus fort que jamais, la franchise du Wisconsin a renoué avec son glorieux passé, devenant champion 50 ans après son unique titre. Une saison qui restera gravée à jamais.

Une année post-Covid… particulière

Rien n’aura été simple dans une année assez loufoque. Démarrée le 22 décembre, soit deux mois plus tard qu’en temps normal, la saison a été raccourcie à 72 matchs au lieu de 82 en temps normal. Il a fallu se remettre de ses émotions et de la bulle d’Orlando, gérée de main de maître par Adam Silver et les siens, mais qui aura été éprouvante, autant physiquement que psychologiquement. Loin de leurs proches, les acteurs ont dû gérer cette solitude au quotidien, ce qui n'a pas été chose aisée. En plus de cela, les Bucks, grandissimes favoris à l’Est, sont tombés dès les demi finales de conférence, face au futur finaliste, le Heat de Miami. Un énorme échec pour Milwaukee qui espérait dès cette année franchir un cap et jouer les yeux dans les yeux avec la Dream Team des Lakers. Il a donc fallu se remettre au travail pour attaquer une nouvelle saison, qui sonnait d’ailleurs comme un tournant. Possible qu’en cas d’échec, l’histoire du duo Middleton- Antetokounmpo s’arrête ici. Mais personne dans le Wisconsin n’envisageait autre chose que la gagne. Les Bucks vont le démontrer de fort belle manière.

Une saison régulière en dents de scie

Si le début de saison régulière compliqué sur le papier (Celtics, Warriors, Heat deux fois) s’est confirmé sur le terrain (2 victoires en 5 matchs pour commencer), la suite fut d’une toute autre facture, avec 7 victoires en 8 rencontres et un Giannis en mode destructeur. Milwaukee s'est longtemps accroché au rythme infernal dicté par les Nets et les Sixers, mais une série de cinq défaites consécutives début février (une première dans l’ère Budenholzer) va alors couper court leur élan.  Bien qu’au dessus de la mêlée, les Bucks vont, au fil de la saison régulière, avoir quelques passages à vide, ou les défaites s’enchaîneront. Malgré tout, l'objectif est clair du coté du board. Peu importe le classement final, le vrai révélateur sera la post-season. Il faudra arriver frais pour les playoffs, et donc ne pas hésiter à laisser au repos, certains soirs, les stars. La fin de saison sera plus dans les standings de cette franchise qui est montée en régime petit à petit : 13 victoires en 14 matchs entre fin février et fin mars, puis huit victoires en neuf matchs pour terminer la saison régulière. S’il a été impossible de rattraper Philly et Brooklyn, Giannis et les siens n’en ont que faire. Avec 46 victoires pour 26 défaites, ils sont prêts, et peu importe qui se dressera sur leur passage, ils auront les armes pour faire face.

Des playoffs de haute volée

Le premier tour offre une vraie affiche sur le papier, mais trop déséquilibré en réalité. La revanche de la saison passée face au Heat tourne court: un sweep et Miami est renvoyé à South Beach. Diminués, éreintés par une saison marquée par les blessures en cascade, les hommes de Spoelstra n’ont jamais existé. Arrive alors les Nets.. qui mèneront 2-0 après les deux premiers affrontements au Barclays Center. Budenholzer chahuté, Antetokounmpo incapable de trouver des solutions, l'odeur de roussi commençait gentiment à arriver jusque dans le Wisconsin. Mais ça, c'était avant que le facteur X (et les blessures chez les Nets) n'arrive. Khris Middleton sort de sa boîte et avec l'absence de Kyrie Irving jusqu'à la fin de la série, on pense alors les Bucks avantagés. Mais la lutte fut âpre, KD et sa clic ne se laissant pas faire. Malheureusement, avec un James Harden lui aussi diminué, impossible de lutter. Middleton en profite pour étaler toute sa classe au game 6 (38pts, 10rbds, 5asts), avant que Giannis n'achève les New-Yorkais avec un 40-10 de mammouth. Face aux jeunes Hawks en finale de conférence, Milwaukee n'a que très peu tremblé, menant 3-1 avant de conclure 4-2, profitant encore une fois des absences adverses. Trae Young blessé, diminué, n'a pas eu l'influence espérée sur le jeu d'Atlanta, qui n'a que très peu fait illusion. En finale, face au Suns eux aussi inexpérimentés, Milwaukee s'est fait peur.. avant de dérouler. Menés 2-0, les Bucks ont finalement tout écrasé sur leur passage, Middleton, Holiday se relayant pour suppléer un Giannis qui va conclure en apothéose : 50pts 14rbds 5blks lors du Game 6, le dernier des derniers. Milwaukee est champion NBA, 50 ans après.

Un guide nommé Giannis

Si les Bucks ont réussi une saison en tout point extraordinaire, c’est en grande partie grâce à Giannis Antetokounmpo. Sensationnel, le Greek Freak a réalisé des performances hors du commun dans la lignée de ses deux précédentes saisons, qui l'avaient vu être couronné MVP. Avec des stats stratosphériques (28.1pts, 11rbds, 5.9asts) il a banalisé l’irrationnel, sortant des double doubles (41, en 61 matchs de saison régulière tout de même, en plus de 8 triple doubles) plus impressionnants les uns que les autres : 35pts- 13rbds contre les Celtics en ouverture, 40pts-15rbds pour détruire la raquette des Pacers, 34pts-18 rbds malgré une défaite à Charlotte, 38pts, 18rbds à Sacramento.. Toujours dans son style atypique, agressif sous le cercle et capable de coast to coast fracassants, il a ajouté une corde à son arc: son shoot à 3pts est devenu plus chirurgical, obligeant les défenses à sortir sur lui, et exposant donc plus facilement la peinture. La diversité de son jeu le rend tout bonnement injouable. Son seul défaut ? Sa tendance a parfois surjouer, à en faire un poil trop lorsqu’il est un peu en dedans en début de match. Il cherche alors à se rattraper à tout prix au plus vite, ce qui le perd légèrement. Malgré tout, il a éclaboussé la ligue de son talent, du 22 décembre jusqu’au Game 6 des Finals.

Une saison en mode diesel, avec le résultat escompté : les Bucks sont champions NBA. A l'entame de la saison, un seul et unique objectif était dans toutes les têtes. Remporter le trophée Larry O'Brien. Milwaukee tournait autour depuis quelques années, le travail a enfin porté ses fruits. Giannis et sa clic on démontré qu'ils étaient bien les plus forts la saison dernière, et rien ne dit que toute cette petite bande ne remette pas le couvert incessamment sous peu. 


Valentin Martin

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets aux stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

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