NBA

Adebayo, le grand retour

Le Heat de Miami n'est plus qu'à une victoire des finales de conférence. Déjà au rendez-vous la saison passée, les joueurs d'Erik Spoelstra mènent trois victoires à une face aux Knicks de New York. Ils auront l'occasion de conclure cette série, dès ce soir au Madison Square Garden. Comme au tour précédent, ils peuvent boucler l'affaire à l'extérieur. Comme au tour précédent, ils mènent tranquillement dans la série, sans avoir perdu le moindre match à la maison. En revanche, il y a bien une chose qui change, en comparaison à la série contre les Bucks. Ce changement, il s'appelle Bam Adebayo. 

Adebayo, la tour de contrôle 

Si au premier tour des playoffs, le Heat apparaissait comme l'équipe la plus offensive des playoffs, ce deuxième round repose avant tout sur la défense. Contre la bande à Giannis & co, Miami s'en est sorti grâce à un Jimmy Butler de gala, dans une série plus que prolifique. Avec 124 points inscrits en moyenne lors des cinq rencontres (pour 119 encaissés), le Heat a clairement fait de l'attaque une priorité. Puisqu'il est compliqué voire impossible d'arrêter le Greek Freak et toute sa bande quand ils sont en forme, autant lâcher les chevaux balle en main, n'est-ce pas?

Tactique payante puisque les Floridiens ont réalisé l'exploit de sortir la meilleure équipe de toute la NBA cette saison. Mais Spoelstra a viré de bord pour cette série contre les Knicks. Fini d'attaquer à tout va, l'objectif principal est de limiter les New-Yorkais offensivement. Et là aussi, le génie tacticien a vu juste : Miami est tout tout proche d'une nouvelle qualification. Et contrairement au premier tour, les matchs sont bien moins spectaculaires. Si Miami marque beaucoup moins (106.7 points en moyenne) c'est aussi le cas pour son adversaire, limité à moins de 100 points en moyenne et qui n'a passé la barre des 101 points qu'une fois en quatre rencontres.

Ce changement est dû à l'ajustement de Spoelstra mais également à l'émergence de Bam Adebayo. Enfin, l'ancien des Wildcats pointe le bout de son nez. Car quand on parle défense, il n'est évidemment jamais loin. Lui qui s'auto-proclamait comme l'un des meilleurs défenseurs de la ligue. Si ce n'est le meilleur : “Je peux défendre les postes un à cinq. On n’est pas nombreux à pouvoir le faire dans la ligue. Draymond [Green], Giannis [Antetokounmpo], moi. Qui d’autre ? Rudy [Gobert] ne peut pas le faire. J’ai l’impression que pour être DPOY, il faut que les qualités défensives puissent se retranscrire en playoffs. J’ai le sentiment que ce n’est pas le cas pour Rudy. Marcus [Smart] peut défendre de un à quatre“.

Le deuxième franchise player

On vous laisse juger la véracité de ces paroles. Toujours est-il, qu'enfin, Bam Adebayo a pris ses responsabilités. Lui qui faisait ses stats malgré tout lors du premier tour (17.4 points, 8.6 rebonds, 5 passes) ne pesait pas sur le sort des rencontres. On a évidemment (beaucoup) vu Jimmy Butler, Caleb Martin lors du Game 4, Gabe Vincent lors du Game 5, ou même Oladipo lors du deuxième match. Lui était là, sans l'être vraiment.

Et puis, il a décidé de prendre les choses en main face aux New-Yorkais. La même moyenne de points par match, mais des points qui comptent. Une présence bien plus importante au rebond (10.3 en moyenne) et surtout, des efforts qui n'apparaissent pas dans les statistiques mais qui montrent pourquoi le Heat mène 3-1 dans la série.

Car par sa présence, Bam verrouille totalement la raquette. C'est simple, pour s'en sortir, les Knicks de Thibodeau doivent s'en remettre à leurs arrières, et leur réussite de loin. Ce qui n'est franchement pas le cas pour l'instant, comme l'avouait volontiers Jalen Brunson. New-York n'a pas trouvé la clé pour faire sauter le verrou. Et tant qu'Adebayo sera à ce niveau, cela pourrait ne jamais arriver.

Miami est proche de retourner en finale de conférence pour la deuxième fois de suite, la troisième en quatre ans. Si les Floridiens le doivent en grande partie à Jimmy Butler, ils retrouvent peu à peu leur seconde arme : Bam Adebayo. L'homme à tout faire retrouve des couleurs au meilleur des moments. De bonne augure pour la suite. 

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets au stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

Dernières publications

En haut