Basketball

Au revoir, Kobe.

Depuis maintenant une journée, le monde s’est arrêté. Les cerveaux se sont figés, les larmes ont coulé, et les traits du visage se sont tirés. Pour beaucoup d’entre nous, la disparition si brutale de Kobe Bryant est douloureuse, déchirante, assommante. Nous n’en dormons plus, nous n’y croyons pas, nous ne nous y faisons pas. Alors, chacun à notre manière, nous cherchons à nous raccrocher à la vie qui défile. Nous cherchons à nous l’avouer, nous rentrons dans le deuil. Kobe est mort, vive Kobe.

King Bryant, génération dorée

Pour beaucoup de jeunes fans de basketball, et comme beaucoup de membres de cette rédaction, nous avons grandi en voyant Kobe Bryant jouer. Nous n’avions d’yeux que pour lui, ce numéro 24 si élégant, si offensif, si prenant. Nos pères, nos mères, nos aînés, ont grandi avec Michael Jordan. Nos petits frères, nos petites sœurs, ont commencé le basketball grâce à LeBron James. Chacun trouve son point d’ancrage, mais une chose unifie l’ensemble : la passion. La détermination, la hargne, la rage de vaincre. La grâce, l’adresse, le talent, le travail aussi, autant de notions nécessaires à chaque grand athlète.

Dessin @PaulNoth

Souvent d’ailleurs, ces notions nous aident, en tant que jeune sportif. Nous nous disons que si lui peut y arriver, alors nous lui devons au moins d’essayer. Combien de jeunes garçons et de jeunes filles ont visionné de vidéos de lui en boucle ? Histoire d’apprendre au moins quelques techniques à ressortir sur le playground. Combien de cours de récréation ou de pauses café se sont enflammées devant ses 81 points sur la tête des Raptors ? Combien de fois avons nous eu droit à cette rivalité presque extatique avec les Celtics, où les Spurs ? Combien ont écarquillé les yeux en le voyant revenir faire des lancers, alors que lui venait de se déchirer le tendon d’Achille ?

Black Mamba, l’auréolé

Kobe Bryant, c’était plus qu’un basketteur. C’était aussi un fils, un mari, un père, un ami aussi. Gianna, à qui il aura sûrement beaucoup appris, s’en va avec lui. Qui n’aurait pas rêvé de l’avoir comme parent, comme coach, comme proche ? Qui n’a jamais hurlé devant un de ses matchs, puis étouffé son cri de peur de réveiller la maison entière ? Qui n’a jamais lancé une boulette de papier en hurlant « Kobe !!!» ? Les questions que chacun se pose tout bas, que nous répétons, que nous n’osons poser, ces questions témoignent de notre affection pour Kobe. Parce qu’il était en nous, parce que nous rêvions de le voir jouer tous les soirs. Parce que c’était quelqu’un de spécial.

Kobe Bryant, s’il était déjà un héros, est hier devenu une légende. Quelle ironie finalement, de se voir projeter si haut, si tôt. La mort, aussi brutale soit-elle, entretient la tristesse. Car elle est vive, car elle est brute, car elle est affolante. Elle attrape soudainement une âme, lui arrache son fil, et disparaît. Surtout, elle s’ancre dans les mémoires. Comme Sala, Vastine, Muffat, Arthaud ou McRae avant lui, les circonstances de la disparition nous attristent d’autant plus. Perdre un être aimé est dur, brutalement, c’est pire encore.

Magic Mamba, point final

Les héros ne meurent jamais, au pire ils s’évanouissent. Comme une brise printanière, laissant seulement une douce sensation derrière elle. KB24 s’est assoupi, mais laisse dans son sillage un magnifique héritage. Beaucoup, que ce soit publiquement ou personnellement, ont témoigné en ce sens. Kobe les a aidé à grandir, à s’élever, à s’affirmer. Tandis que, pour d’autres, il était inconnu. Et pourtant, comme a pu le démontrer Michael Jackson avant lui, la mort d’une icône touche tout le monde, et pas qu’un microcosme. Une icône attire la curiosité, les émotions en tout sens, la compassion pour celles et ceux qui la pleurent. Elle réconforte, nous accompagne de là-haut, nous guide.

Hier, une étoile s’est allumée. En tant que fan de sport (que ce soit de près ou de loin), il en découle souvent un consensus. Peu importe le sport que l’on suit d’ailleurs, il est possible d’en tirer des conclusions universelles. Certains joueurs sont faits pour gagner, et être aimés ; où à défaut d’inspirer le plus grand respect. Pelé, CR7, Messi sont trois grands rois du football mondial, et rien ne peut le contredire. Schumacher est un de ces pilotes stupéfiants. Usain Bolt est hors du temps. Federer est iconique. Toutes ces étoiles du sport international ont hier perdu un parent proche, comme nous tous. Kobe était un de ces sportifs qui inspirait le respect, devant qui nous ne pouvions qu’admirer la force immense dégagée par un seul homme.

Si un hommage peut s’apparenter comme quelque chose de souvent très personnel, il permet néanmoins de se questionner, de se positionner, de s’émouvoir, parfois d’oublier. Hier, la NBA a perdu un de ses basketteurs les plus talentueux que nous n’ayons jamais connu. Hier, une petite partie de notre coeur s’est éteinte. Puissent les événements futurs la ranimer. Au revoir, Kobe.



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