Biathlon – Championnats du monde : Oeberg à domicile, Justine Braisaz en bronze sur l’individuel

Première médaille pour les filles de l’équipe de France. Si Hanna Oeberg a fait le doublé sur l’individuel Jeux Olympiques/Championnats du Monde, devant son public, Lisa Vittozzi a tenu son rang en prenant l’argent. Justine Braisaz a déjoué les pronostics pour décrocher la médaille de bronze.

Justine Braisaz a brillé sur les skis comme derrière la carabine, et décroche le bronze sur l’individuel. Crédit : AFP.

Conditions venteuses aujourd’hui, à Ostersund, comme souvent depuis le début des compétitions. Mais sur un individuel, le tir coûte cher, laissant place à de potentielles surprises. Et d’entrée, Anastasia Kuzmina, vainqueure du sprint, explose complètement sur le premier couché, avec 4 fautes. La Slovaque est déjà hors jeu après quelques minutes de course. Julia Simon est alors la première Française à passer au révélateur, mais lâche une balle au passage. Anaïs Chevalier imite sa compatriote, avec une minute de pénalité pour elle aussi. Même tarif pour Celia Aymonier.

Julia Simon lâche une nouvelle balle sur le premier debout, faisant sans doute une croix sur une médaille aujourd’hui. Anaïs Chevalier suit encore l’exemple de la skieuse des Saisies. Kaisa Makarainen paye elle aussi l’addition après 10 balles. Avec 4 fautes au cumulé (3 au debout), la Finlandaise dit elle aussi adieu à tout espoir de bien figurer. Dans le même temps, Tiril Eckhoff lâche deux balles sur le premier tir, alors que Marketa Davidova sort du premier debout avec le même déficit que la Norvégienne. Dans l’ensemble, beaucoup de balles lâchées, et une course qui risque de récompenser un 20/20 si l’une des concurrentes y parvient. Mais ce ne sera pas non plus Celia Aymonier, qui réalise un 7/10 et abandonne aussi ses chances de résultats.

Justine Braisaz y arrive enfin

L’écrémage continue au fil des tirs. Après 15 balles, Marte Olsbu Roeiseland abandonne elle aussi ses chances de podium avec 3 échecs. A noter la désillusion pour Paulina Fialkova, auteure d’un 19/19… avant de lâcher l’ultime balle. Potentiellement la balle de titre. Dorothea Wierer craque sur le premier debout avec deux balles dehors. Les favorites sont de moins en moins nombreuses à jouer devant. Justine Braisaz, partie plus loin, réalise un 5/5 prometteur. Du côté des résultats finaux, Laura Dahlmeier imite Fialkova avec un 19/20. Mais c’est la Suède qu’il faut surveiller. Hanna Oeberg, championne olympique en titre de l’épreuve, décroche le 20/20 et une belle option sur la victoire. Yuliya Zhuravok décroche aussi le carton plein, mais l’Ukrainienne est beaucoup trop lente sur les skis pour espérer créer une surprise.

Alors que le podium provisoire est composé d’Oeberg, Dahlmeier, et Fialkova, Lisa Theresa Hauser vient se mêler à la lutte grâce à son 20/20. Mona Brorsson, qui avait explosé sur la poursuite, s’en sort à 19/20 et joue à proximité du podium également. Justine Braisaz tire à 10/10, mais commet une faute sur son deuxième coucher. L’espoir perdure néanmoins pour la Française. Lisa Vittozzi honore son dossard jaune avec un 20/20. Mais l’Italienne skie moins vite que la leader provisoire suédoise. Elle parvient néanmoins à prendre la deuxième place, sortant Fialkova de la boîte. Mais au même moment, Justine Braisaz sort du pas de tir avec un 19/20, synonyme de podium. Laura Dahlmeier en fait les frais.

Hanna Oeberg n’est donc pas perturbé pour la médaille d’or. La Suédoise devance Lisa Vittozzi (23”) et l’invité surprise Justine Braisaz (32”), qui avec le 6e temps de ski, pouvait rêver d’une Marseillaise sans une balle ratée. Première médaille pour les féminines à Ostersund. Du côté des autres Bleues, Célia Aymonier termine 20e (16/20) avec le meilleur temps de ski, Julia Simon 24e (16/20) et Anaïs Chevalier 49e (16/20).

A propos de l'auteur

Je ne sais pas qui attaque le plus entre Pierre Rolland et Rafael Nadal. Je ne sais pas qui monte le mieux entre Chris Froome et Ivo Karlovic. Je ne sais pas non plus qui cumule le plus de revers entre Stan Wawrinka et Nacer Bouhanni. Je n'ai jamais su choisir entre le tennis et le vélo. Mais ce dont je suis sûr, c'est que je n'ai percé dans aucun de ces deux sports.

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