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Cameron Norrie, ou l’éloge de la constance

On n'arrête plus Cameron Norrie. Vainqueur de son premier titre à Los Cabos (Mexique) en juillet et déjà quatre fois finalistes sur le circuit ATP en 2021, le Britannique s'est qualifié pour les demi-finales à Indian Wells. Il y retrouvera un Grigor Dimitrov revigoré par ses succès contre Medvedev et Hurkacz, ce samedi.

 

Cameron Norrie continue sa saison de rêve en Californie. Dans le désert américain, celui qui deviendra lundi le nouveau n°1 de son pays à une nouvelle fois fait valoir ses nombreuses qualités, contre des adversaires de la trempe de Roberto Bautista, Tommy Paul ou encore Diego Schwartzman. Après trois premiers combats remportés en trois sets, le Britannique a balayé le dernier cité en quart de finale (6/0 6/2), jeudi. Douzième à la Race, les rêves de Masters ne sont désormais plus interdits pour “Cam” Norrie.

 

Un joueur appliqué, une progression méritée

Avec un jeu de gaucher atypique, qui l'amène souvent à lifter en coup droit et à frapper à plat en revers, le Britannique n'en finit plus d'impressionner par sa constance. Contre Diego Schwartzman, outre une efficacité redoutable au retour de service, Cameron Norrie s'est distingué par la qualité de sa patte. Des (très) bonnes sensations matérialisées notamment par des volées millimétrées mais aussi plusieurs coups droits gagnants flirtant avec les lignes. De manière générale, l'Anglais dispose d'un QI tennis assez élevé, qui l'amène souvent à se montrer patient dans l'échange jusqu'à obtenir la balle qui lui permettra de fixer son adversaire.

Sa réussite peut également s'expliquer par une attitude irréprochable sur le court. Entre le calme affiché dans les moments délicats à gérer et une combativité visible dans ses prestations les plus abouties, Norrie semble avoir trouvé le cocktail qui lui permet de s'exprimer pleinement au plus haut niveau. Pour preuve, outre sa finale perdue à San Diego face à Casper Ruud (6/0 6/2), difficile de retrouver la trace d'une rencontre où il ait complètement failli mentalement ces derniers mois. « Même lorsque je ne parviens pas à évoluer à mon meilleur niveau, je me bats dur et je rivalise autant que possible. En fait, dans les grands moments, je sers bien », a analysé le principal intéressé après son dernier succès.

Alors qu'il s'apprête à retrouver un Grigor Dimitrov en pleine bourre, il sera pertinent d'observer comment le Britannique parviendra (ou non) à s'adapter tactiquement à un adversaire plus expérimenté que lui à ce niveau de compétition. Le Britannique pourra néanmoins s'appuyer sur leur seule confrontation, qu'il avait remporté à Miami en début d'année (7/5 7/5). Si neutraliser le slice de revers du Bulgare, qui a causé beaucoup de ravages cette semaine, ne sera pas une tâche aisée, Cameron Norrie a déjà prouvé par le passé que les défis de cette envergure ne lui faisaient pas mal à la tête. Faire mal à la tête de ses adversaires, c'est d'ailleurs plutôt lui qui en a fait sa marque de fabrique.

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