Hier, la CSL, ligue fédérant la plus haute compétition de football en Chine, a annoncé une terrible nouvelle pour les clubs chinois. A partir de cette nouvelle saison 2020 qui débute en février, un salary cap devra être respecté. Bien en dessous des standards attribués aux stars, une exode devrait bientôt arriver…

Des clubs trop dépensiers

En termes de paradis fiscal pour un footballeur, la Chine est l'endroit rêvé. Les étrangers, en pré-retraite pour la plupart, viennent jouer dans un championnat de niveau intermédiaire. Leur motivation : les salaires proposés, qui atteignent les 7 chiffres pour la grande majorité des stars. C'est pourquoi depuis quelques années, Hulk, Oscar, Axel Witsel, Mousa Dembélé, Yannick Carrasco, Carlos Tévez ou encore Ezequiel Lavezzi sont venus augmenter le niveau du championnat. Des transferts allant jusqu'à 74M d'euros ont été concrétisés. Et des salaires jusqu'à 38M par an également.

Pour éviter que les clubs s'amusent à recruter une pelletée de joueurs de haut calibre étranger, des règles sont en vigueur. En effet, les clubs ne peuvent pas dépasser le quota de 3 joueurs étrangers sur la feuille de match. En outre, le club doit aligner autant de joueurs chinois de moins de 23 ans qu'il y a d'étrangers sur le terrain. Une bonne initiative pour la formation locale.

Néanmoins, tout cela n'arrange pas le déficit des clubs. Dans un championnat où les revenus atteignent en moyenne 900M d'euros, les dépenses, elles, atteignent les 1,4Mds d'euros. Une situation toute somme inquiétante, mais qui devrait s'atténuer un peu avec les réformes de la Ligue.

Une volonté de se séparer des stars

Il y a un an, la Ligue avait déjà envisagée une politique financière pour réduire les coûts. Pourtant, elle n'a jamais été adoptée. Cependant, cette fois-ci, les actes ont suivi les paroles. Mais contrairement à l'année dernière, il n'est plus question de vouloir réduire les dépenses autorisées à un plafond dégressif allant de 120M€ maximum en 2019 à 89M€ maximum en 2020. Il est devenu question de baisser les salaires maximum autorisés. Et de manière drastique !

  • Plafond salarial : 49K euros par semaine pour les étrangers, 27K euros par semaine pour les chinois
  • Ne sont pas inclus les primes
  • Introduction de ces réglementations lors de l'ouverture du marché des transferts chinois, début janvier 2020

Ce retournement de situation ne va pas handicaper les contrats déjà en vigueur. Ce qui permet donc aux stars encore présent dans l'Empire du Milieu de continuer à devenir riches comme Crésus. Cependant, ils ne pourront pas prolonger pour le salaire voulu; et s'ils émettent le souhait de rester, il faudra accepter de réduire sa gamelle.

Top 8 des salaires en Chine (en euros (fin de contrat))

  1. Oscar (Shanghai SIPG) : 25M/an (2020)
  2. Hulk (Shanghai SIPG) : 20M/an (2020)
  3. Cédric Bakambu (Beijing Guoan) : 18M/an (2021)
  4. Graziano Pellè (Shangdong Luneng) : 17M/an (2020)
  5. Paulinho (Guanghzou Evergrande) : 14M/an (2023)
  6. Marouane Fellaini (Shangdong Luneng) : 13,5M/an (2021)
  7. Marek Hamsik (Dalian Yifang) : 10M/an (2021)
  8. Yannick Carrasco (Dalian Yifang) : 9M/an (2022)

Une mesure qui va favoriser la formation locale en dépit de la venue des stars dans le pays. La Chine souhaite réduire ses dépenses et vouloir faire grandir son championnat en utilisant au mieux ses joueurs locaux, et ne dépendre de personne. Nous ne verrons plus de grosses stars venir dans le pays rouge, mais un nouveau paradis financier ne devrait pas tarder à émerger. Affaire à suivre.

Crédit photo : Chinese Super League