Hier, Gaël Monfils s’est incliné au premier tour de Roland-Garros face au kazakh Alexander Bublik. Alors que la saison avait parfaitement bien commencé pour la Monf’, la Covid a brutalement mis fin à cette parenthèse enchantée. Et il faut dire qu’aujourd’hui, le français semble avoir du mal à se relever.

On l’avait quitté après la finale de Dubaï perdue au terme d’un énorme combat face à Novak Djokovic. Aux Émirats Arabes Unis, Gaël Monfils avait même eu trois opportunités de s’offrir son troisième trophée en trois semaines après ceux obtenus à Rotterdam et Montpellier. A ce moment-là, on se dit que la saison qui se profile sera peut-être la meilleure de la carrière du parisien à qui l’on a toujours reproché une certaine inconstance dans les performances. Il semble arrivé à maturité Gaël et plus prêt que jamais à aller chercher le Roland-Garros dont il rêve depuis toujours.

Foutu Covid

La Covid ne semblait pas de cet avis. Pandémie mondiale oblige, le tennis n’échappe pas à l’arrêt de quasiment toutes les compétitions sportives mondiales. C’est tout le circuit ATP qui se trouve arrêté. Pendant le confinement, ce n’est plus sur les courts mais sur Twitch et Instagram que l’on peut suivre le français. Pas là où on préfère le voir. Puis, lorsqu’il peut de nouveau s’entraîner, le français décide de renoncer à l’US Open. La raison ? Compliqué selon lui d’enchaîner dur-terre-dur. En réalité, on sait tous qu’il compte surtout orienter toute sa préparation sur Roland-Garros. De retour à Rome pour retrouver le rythme de la compétition, la Monf’ s’incline dès son entrée en lice face à l’allemand Dominik Koepfer, alors 97èmemondial. On se dit que ce n’est qu’un accident face à celui qui sera l’une des bonnes surprises de la semaine italienne. En quête de temps passé sur les courts, Gaël Monfils s’aligne à Hambourg une semaine plus tard. Au premier tour, le voilà de nouveau opposé à un allemand. C’est cette fois Yannick Hanfmann, alors 101ème mondial, qui se dresse sur sa route. Et comme à Rome, c’est encore une défaite d’entrée pour le numéro 1 français, classé 9ème à l’ATP. La déception est déjà plus grande. Beaucoup de fautes directes, pas en forme physiquement, nouvelle alerte pour celui qui doit être la plus belle chance française une semaine plus tard Porte d’Auteuil.

 Alexander Bublik, un piège annoncé

Justement, à Paris, c’est le kazakh Alexander Bublik qui se présente face à lui. Un premier tour piège face à un adversaire aussi déroutant qu’en forme en ce moment. Ce dernier vient de sortir Albert Ramos-Vinolas et Felix Auger-Aliassime à Hambourg et fait lui aussi partie des belles surprises du moment. Si la marche était trop haute face au chilien Cristian Garin, celui qui dit ne jouer au tennis que pour l’argent joue bien est très en confiance. Malheureusement, il est typiquement ce genre de joueur pouvant soulever des montagnes lorsque la confiance est au rendez-vous. Le mauvais pressentiment se confirme hier après-midi. La dynamique est respectée, 3-1 Bublik. Face au Kazakh, encore une fois, le rythme manque à Gaël Monfils. En face, pas impressionné, le joueur de 23 ans joue son va-tout à l’image des nombreux aces tentés sur deuxième balle. Ce dernier poursuit sa belle période sur terre et s’impose en quatre sets (6-4, 7-5, 3-6, 6-3). Coté Monfils, la déception est immense. Le français doit encore enchaîner pour retrouver son niveau. Dans le camp tricolore, on fait la tête. Après cette élimination, celle d'Ugo Humbert et les forfaits de Lucas Pouille et de Jo-Wilfried Tsonga, c'est le très fantasque Benoît Paire qui devra porter les espoirs du pays.