Djokovic n’est pas le premier à se faire disqualifier

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Ligue 1

Hier soir, le monde du tennis a été secoué par la disqualification du numéro 1 mondial, Novak Djokovic. Alors qu’il était mené 6-5 dans la première manche, le Serbe a jeté une balle d’énervement, celle-ci terminant sa course dans la tête ou le cou d’une juge de ligne. La sanction, appliquée à la lettre, est irrévocable : disqualification directe du joueur qui restait sur 26 matchs sans défaite en 2020. Si elles sont rares, Djokovic n’est pas le premier à connaître pareilles sanctions. WeSport revient pour vous rappeler quelques unes de ces disqualifications.

Shapovalov – 1er tour Coupe Davis 2017

À un tel niveau, l’exclusion de Denis Shapovalov était la dernière en date. Mené 2 manches à rien par Kyle Edmund, le (alors tout jeune) Canadien se fait breaker. C’est à ce moment là qu’il perd son sang froid et balance une balle en direction des tribunes. Malheureusement, l’arbitre français du match, Arnaud Gabas, est sur la trajectoire de la balle qui vient cogner son œil. Après quelques minutes de discussion entre le superviseur et l’arbitre, la sanction tombe : disqualification ! La joueur canadien le savait, assis sur sa chaise, il n’a même pas essayé de négocier. Il était même en état de choc une fois la poignée de main faite. L’arbitre français, lui, a dû se faire opérer et est retourné sur une chaise 2 mois après.

En plus de la perte du match (entraînant la perte de la rencontre); l’ITF a infligé une amende de 7000$ à Shapovalov. Cet événement sera pour le Canadien un tournant. Il s’en servira pour se canaliser et aujourd’hui, bien qu’encore fougueux, il a atteint pour son premier quart en Grand Chelem et sera à son meilleur classement (13e minimum) lundi prochain. 

Nalbandian – Finale Queen’s 2012

Celle-ci est très certainement l’une des plus connues. Alors qu’il mène 1 set 0 contre Marin Cilic, David Nalbandian se fait breaker à 3-3 dans la 2e manche. Jusque là, pas de soucis ! C’est sans compter l’Argentin au sang chaud. De rage, il shoote dans un panneau publicitaire sur le côté du court. Pas de chance, un juge de ligne était assis là. Celui-ci se relève, le tibia en sang. Nalbandian a beau négocier, il ne peut y avoir qu’une seule décision. Victoire de Marin Čilić, l’Argentin perdant d’ailleurs tous les points acquis lors de son tournoi.

Au moment de la remise du trophée, il s’excuse mais semble tout de même tenter de se justifier maladroitement : “Parfois, on sent tellement de pression de l’ATP, pour jouer beaucoup de tournois… […] Aujourd’hui j’ai fait une erreur, mais tout le monde fait des erreurs. Je ne pense pas que ça aurait dû se finir comme ça, en particulier en finale.”

Stefan Koubek – RG 2000

L’Autrichien Stefan Koubek est un maître en la matière. Il a été disqualifié à trois reprises dans sa carrière. La plus notable et première intervient à Roland Garros en 2000, lorsqu’il lance sa raquette qui atterrit sur un ramasseur de balle. Les deux suivantes seront un peu moins médiatiques, ayant lieu aux qualifications du Masters 1000 de Paris puis de Metz en 2007.

Serena Williams – Demi-finale US Open 2009

Aaaah le Serena Gate. Ou plutôt, un des SerenaGate. On se souvient de l’épisode de la finale de l’US Open en 2018. Vous souvenez-vous de sa demi finale de l’US Open 2009 contre Kim Clijsters ? Malmenée, l’Américaine est menée d’un set et 6-5 au 2e set. À 15/30, elle sert une première balle faute. La seconde est bonne mais… la juge de ligne crie “FOOT FAULT.” Double faute, balle de match pour la Belge. Sur le moment, la tenante du titre semble concentrée. C’est alors qu’elle fait volte face et se tourne sur la juge en lui disant (ce qui sera confirmé plus tard) : “Je le jure devant Dieu, je vais prendre cette balle et vous l’enfoncer dans le gosier. Je le jure devant Dieu !” La juge court alors tout rapporter à l’arbitre qui appelle le superviseur. Dans la confusion et les huées du public, Serena comprend : une insulte mérite au moins un warning. Sauf qu’elle a déjà écopé d’un warning pour un bris de raquette. Ça sera donc un point de pénalité synonyme de fin du match. Elle va directement serrer la main de son adversaire qui remportera le tournoi pour son retour à la compétition.

Michael Mmoh – Charlottesville 2019

Vous ne le connaissez peut-être pas, Michael Mmoh était un des espoirs du tennis américain. L’an dernier, au challenger de Charlottesville, il pète tout simplement les plombs alors qu’il est mené 6/1 4/1. Il balance alors sa raquette sur la bâche derrière lui mais un juge de ligne (hors champ de la caméra) y est et reçoit la raquette. Encore une fois, sanction sans appel, le jeune Américain est disqualifié. Son adversaire, Daniel King, s’était lui aussi fait disqualifier de ce même tournoi quelques années plus tôt.

John McEnroe – Huitième de finale Open d’Australie 1990

Comment ne pas citer le maître en matière de craquage ? John McEnroe en a fait sa marque de fabrique. En début d’année 90, il est allé trop loin. Face au Suédois Mikael Penfors, il écope tout d’abord d’un avertissement pour avoir provoqué du regard un juge de ligne puis il se prend un point de pénalité suite à un jet de raquette. À sa demande, le superviseur entre sur le cours. Après de long débats et discussions entre l’arbitre, le superviseur et le joueur américain, ce dernier finit par les insulter. À la surprise de Big Mac, l’arbitre le disqualifie (logiquement), celui-ci ne connaissant pas ce point de règlement. Il fut le premier joueur disqualifié en Grand Chelem.

Si vous aussi, sur un court, il vous est déjà arrivé de péter un câble, vous n’êtes pas les seuls. Cette liste n’est évidemment pas complète mais on espère qu’elle ne viendra plus s’allonger. En attendant, nous pourrons parler tennis, le vrai cette fois.

Sources Images en Une : wearetennis, sf.sports.fr, cnn.com

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