À quelques jours du début de la Coupe du monde de football féminin en Nouvelle-Zélande et en Australie, le nouveau sélectionneur de l'Equipe de France raconte au journal l'Equipe son arrivée à la tête des Bleues.

C'est moi qui ai fait passer le message que j'étais postulant“, explique Hervé Renard. Interrogé par le journal l'Equipe, le sélectionneur de l'Equipe de France féminine de football explique la manière dont il est arrivé à la tête des Bleues. L'ancien entraineur du FC Sochaux Montbéliard explique avoir postulé pour le poste après le licenciement de Corine Diacre.

C'est moi qui ai fait passer le message que j'étais postulant, après l'officialisation du départ de Corinne Diacre. Même si personne n'avait pensé à moi… J'espérais qu'il y ait un écho favorable. Je me suis tourné vers Jean-Michel Aulas, indirectement. C'est le président de la commission du foot féminin de haut niveau. Je crois même savoir qu'il n'y a pas cru non plus au début jusqu'à ce que je lui confirme mon intérêt de vive voix […] Je connaissais Jean-Michel Aulas, il m'avait reçu en 2014 pour le poste d'entraîneur de Lyon après mon départ de Sochaux. Il avait finalement choisi Hubert Fournier. Cela avait été un rendez-vous magnifique, avec des échanges très enrichissants. J'avais découvert un vrai passionné de football. J'ai toujours conservé un énorme respect pour lui.

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Hervé Renard : “il faut que ce groupe soit plus uni”

Le néo-sélectionneur a ensuite expliqué dans quel état il a retrouvé le groupe France, un groupe en plein doute.

Je dirais surtout qu'aujourd'hui, il faut que ce groupe soit plus uni. Sans unité, on ne peut pas aller loin dans une grande compétition. Il y a eu trop de remous auparavant. On doit passer aujourd'hui à une unité sans failles ! Mais il ne suffit pas de le dire. Il faut le construire. C'est ce que j'aime aussi dans ce genre de défi. On a quand même un mois de préparation, et j'ai un staff compétent et riche autour de moi (trois adjoints avec Laurent Bonadei, Éric Blahic et David Ducci). Après ce que j'aime moi, c'est fédérer tout le monde, et vite. Il y a un langage que je maîtrise, surtout avec une équipe nationale. Je suis patriote. Je veux porter au plus haut les couleurs françaises. J'aime bien cette idée de défendre la nation, le drapeau. C'est mon langage. Je l'ai fait avec d'autres pays qui n'étaient pas le mien, la Zambie, la Côte d'Ivoire, le Maroc. Ça me parle.

La coupe du monde féminine débute le 22 juillet prochain et les Bleues se sont inclinées ce vendredi face à l'Australie. À noter que Salma Bacha est sortie blessée après un contact à la cheville.