Semaine à double journée pour l'Euroleague. Et en attendant, espérons le, une nouvelle victoire de l'ASVEL, certains étaient sur le pont hier. C'est le cas de Fenerbahce, déjà en grande difficulté, qui a continué sa descente aux enfers. En parlant de déception, comment ne pas évoquer l'autre club d'Istanbul, l'Efes, une nouvelle fois battu à domicile ? De son coté, le Panathinaikos s'est rassuré après deux défaites consécutives à domicile.
Zalgiris Kaunas – Fenerbahce : 99-62
Une claque. Une honte. Déjà en grande difficulté avec une quinzième place avec seulement 5 victoires, le vainqueur de l'édition 2017 a de nouveau explosé en plein. Ce vol n'a d'ailleurs pas duré bien longtemps. Après un quart temps, les Turcs étaient déjà menés 24-7 ! Ils n'ont jamais existé, même si Nando De Colo, le Fançais, a été l'unique joueur à surnager (14pts à 6/10, 6rbds, 3asts). Il est, avec 20 d'évaluation, le seul au sein de son équipe à plus de 9 dans ce domaine ! D'ailleurs avec un différentiel de 86 (133-47) au niveau de l'évaluation collective, difficile d'exister. Mais si le Fener a été submergé, c'est aussi parce que le Zalgiris a été ultra-performant offensivement, tutoyant les 100 points. Avec une adresse longue distance sensationnelle (16/30), cela facilite la tâche. Tous les joueurs ont scoré, avec une mention spéciale à Augustine Rubit, 18pts – 6rbs – 2asts en sortie de banc pour l'ailier fort. Joeffrey Lauvergne a apporté sa pierre à l'édifice (8pts, 6rbds) et avec pratiquement le double de rebonds (41 à 23), les Lituaniens ont mangé leurs adversaires. Battus dans tous les compartiments du jeu, les visiteurs n'ont jamais eu l'occasion d'exister. Naviguant entre 20 et 30 pts de retard, touchant le fond à la fin du 3ème quart (-34), les hommes de Kokoskov vont devoir rentrer en Turquie en catimini. Avec la gueule de bois. Et l'avenir ? S'il n'y a pas de prise de conscience, le Fener ne verra pas la post-season, c'est une certitude.

Efes Istanbul – Milan : 69-72
Etre mené 46-32 à la mi-temps. Revenir à égalité à la fin du 3ème quart (52-52). Finalement s'incliner. La mission était trop compliquée pour les Stambouliotes, en difficulté face à la grosse défense Milanaise emmenée par Kyle Hines- Vladimir Micov, et toute la bande de vieux briscards drivés par Ettore Messina. Car les Italiens ont vraiment un roster de qualité, avec énormément d'expérience. Si “Chacho” Rodiguez, toujours à contre-temps après sa blessure, est passé à coté, Luigi Datome, Shavon Shields, Malcolm Delaney et surtout Kevin Punter ont su faire la différence. L'ancien des Hawks d'Atlanta a dicté le ton, bien aidé par Shileds qui, s'il n'a scoré que 11 pts, n'a inscrit que des paniers décisifs. Et que dire de ce diable de Punter? Alors qu'il a pris, lui aussi, le retour du Efes de plein fouet, il a été capable de se sublimer pour envoyer deux bombes très longue distance et redonner de l'air aux siens en fin de partie. Avec une adresse parfaite derrière l'arc (4/4), il a été le grand bonhomme de la fin de match.

Et il fallait au moins ça pour résister au retour des Turcs, qui ont su proposer un tout autre visage après la pause. Emmené par un Vasilije Micic stratosphérique (20pts dont 17 après la mi-temps, 8rbds, 6asts), le Efes y a cru, malgré une nouvelle contre performance de Shane Larkin, méconnaissable depuis quelques temps (4pts, 2 dévaluation !). Même si Rodrigues Beaubois avait parfaitement lancé son équipe (10pts dans le premier quart), et bien que Bryant Dunston ait joué les “papy fait de la résistance” (11pts, 8rbds, 3asts et plus de 36min de jeu à plus de 34 ans), difficile d'exister toute une partie sans un grand Larkin. Micic a déjoué dans les 2 dernières minutes (un ballon perdu, aucun point inscrit, un shoot difficile à -2). Milan en a profité pour décrocher une 9ème victoire en 14 matchs, à égalité avec le Real, 3ème. En revanche pour les locaux, cette 8ème défaite en 15 matchs les rétrograde à la 10ème place.
Panathinaikos – Alba Berlin : 92-69
Enfin, le Pana a su relever la tête. Après deux défaites consécutives à domicile face au Zalgiris et au Barça, les Grecs ont renoué avec la victoire face à une équipe de Berlin sans doute encore émoussée de son succès après prolongation à Belgrade mardi. Guidés par un Papapetrou omniprésent (22pts, 4 rbds, 4asts), les locaux ont pris les commandes du match au milieu du premier quart pour ne plus les lâcher. Les Allemands ont amorcé un semblant de retour à 6 min de la fin (76-69) sous l'impulsion de Peyton Siva (11pts – 3rbd- 6asts) mais trop tard. Lo Maodo et Jayson Granger, si précieux mardi, n'ont pas existé, avec 11 pts à eux deux. L'Alba voit le top 8 s'éloigner. Et le Pana se rapprocher, à seulement une victoire.
Crédit photo : BasketEurope