Basketball

Euroleague : les tops

Alors que la phase aller touche à sa fin (seuls quelques matchs en retard restent à jouer), il est temps de faire un premier bilan d’une Euroleague qui a commencé avec une épée de Damoclès nommée Covid au dessus de la tête. Néanmoins, après un premier retard à l’allumage du point de vue sanitaire, les clubs ont réussi à limiter la casse. Coté sportif , certains ont cartonné, d’autres déçus. Voici les tops et les flops de cette Euroleague 2020-2021, avec aujourd’hui, les satisfactions de cette première partie de saison.

Les tops

• CSKA Moscou + Mike James

Un cavalier seul. Le club moscovite caracole en tête du classement, avec seulement 3 petites défaites, soit deux de moins que son premier poursuivant, le Real Madrid. Surtout, le CSKA reste sur 12 victoires consécutives en coupe d’Europe ! Le départ avait été laborieux, avec 3 défaites en 5 matchs pour commencer, dont deux face à l’Alba Berlin et Belgrade. Depuis, tout roule comme sur des roulettes et les victoires fleuves pleuvent. 7 victoires avec plus de 9 points d’écart, une démonstration contre le Efes (100-65), ou encore contre l’Olympiakos (80-61). Même Milan en grande forme a dû céder au Mediolanum Forum, après prolongation. Avec près de 83 pts de moyenne, les Russes semblent, à l’heure actuelle, intouchables. Si les joueurs du président Vatutin planent, c’est en partie grâce à un Mike James stratosphérique depuis la fin de l’été. Avec 20.5 pts de moyenne, il est pour le moment le meilleur scoreur de l’Euroleague. Avec 6 assists, il est également le 6e meilleur passeur et shoot à plus de 50% dont 39% derrière l’arc. Il a, à plusieurs reprises, pris feu : 36 pts (à 6/7 de loin), 9 rebonds, 10asts et 51 d’évaluation contre le Khimki, 27 pts à 5/6 de loin et 5 asts contre Kaunas ou encore 31 pts et 6 asts dans la victoire facile contre l’ASVEL récemment. Une campagne de MVP.  Malgré tout, il serait réducteur de dire que Mike James porte à lui seul l’équipe (Nikola Milutinov est par exemple le meilleur rebondeur avec 8.8 prises). Mais dans les moments chauds, force est de constater que l’ancien des Suns s’impose en tant que patron.

• Nikola Mirotić

Si le Barça a explosé ces derniers temps avec 3 défaites consécutives l’éloignant du CSKA, Mirotić, lui, continue d’être performant. Sans doute secoué par l’ampleur de l’affaire Heurtel, le club catalan a dégringolé, sans pour n’avoir autant quoi que ce soit à reprocher à son international espagnol. Avec 23,6 d’évaluation en moyenne, il est tout simplement le leader de ce classement en Euroleague. Il est le plus régulier et porte une équipe sur courant alternatif. Avec près de 17 pts de moyenne, il fait partie des tops scoreurs et a évité bien des désillusions à son club. Présent des deux cotés du terrain, il est tout simplement indispensable. Absent contre le Bayern la semaine dernière, son absence s’est faite ressentir. Il faudra un grand Mirotić si les Blaugranas veulent retrouver les sommets qui les fuient depuis 2010.

crédit photo : eurohoops

• Le Bayern Munich + le Zenith St Petersbourg

Les deux derniers de la précédente édition au 4e et 5e rang, qui l’eut cru ? Sensationnels depuis le début de saison, Allemands et Russes font forte impression. Pourtant, tout semble les opposer. Le Bayern s’appuie sur un Big Three Baldwin – Lučić – Reynolds, soient 3 des 13 meilleurs scoreurs de l’Euroleague. Avec près de 7 rebonds, Jalen Reynolds est même le 3e meilleur rebondeur. De son coté, le Zenith dispose d’un effectif complet avec 8 joueurs à plus de 7.5 pts de moyenne sur les 15 matchs disputés. Avec deux matchs de retard, les Russes peuvent pourquoi pas espérer titiller le Real actuellement deuxième. Avec un effectif renouvelé de moitié, on aurait pu imaginer que la mayonnaise mette du temps à prendre. Et bien non ! Reste à savoir si ces deux équipes vont pouvoir tenir la distance. Car derrière, le Maccabi, l’Olympiakos, Fenerbahçe ou encore l’Anadolu Efes, pour l’instant hors du top 8, vont sans doute rapidement venir frapper à la fenêtre.

• Walter Tavares

Oui, le Real n’est pas flamboyant cette saison, bien que deuxième à la trêve. Les 6 victoires consécutives à l’arrivée de l’hiver lui ont fait du bien mais les Madrilènes peuvent mieux faire. Et bien qu’ils aient perdu Facundo Campazzo, parti en NBA alors qu’il avait démarré la saison sur les chapeaux de roues, Walter Tavares est toujours là. Et heureusement ! Le géant cap-verdien (2.20m !) est l’un, si ce n’est le meilleur, big men de l’Euroleague. Deuxième au nombre de rebonds captés (7.82 prises par match), il est aussi une vraie arme de dissuasion dans la peinture. Et qui ose s’y aventurer s’expose à de gros ennuis. Avec près de 2 contres par match (meilleur total en ce début de saison), l’accès au cercle est réglementé du coté du Wizink Center. Bien qu’il puisse parfois avoir de gros trous d’air, s’il est dans un bon soir, bonjour les dégâts ! Demandez donc au Žalgiris, qui s’est fait marcher dessus à domicile (22 pts à 9/9, 12 rbds), au Pana qui s’est fait secoué (20 pts, 14 rbds, 2 asts, 2 stls, 1 blk) ou encore à l’Olympiakos où le bonhomme a pris 10 rebonds et réalisé 5 blocks ! Très peu de pivots sont capables de résister à sa puissance physique. Le Real a bien raison de s’appuyer sur une force qui n’a que très peu d’égal en Europe.

• Martin Schiller

La tâche était ardue. Prendre la place de l’idole Šarūnas Jasikevičius à Kaunas n’était pas chose aisée. Mais force est de constater qu’à la trêve, l’ancien head coach des Salt Lake City Stars (G-League) s’en sort à merveille ! Avec un bilan plus qu’à l’équilibre (10 V-7 D), les Lituaniens sont au chaud dans le groupe de poursuivants. Surtout, cette équipe joue sans complexe, et fait plaisir à voir. Guidé par un Marius Grigonis de gala (15 pts, 2.5 bds, 2.8 asts) et par un Joeffrey Lauvergne enfin épanoui (10.3 pts, deuxième scoreur de son équipe, 5.4 rbds, premier dans ce domaine), Kaunas peut avoir de l’ambition. De plus, avec 5 joueurs à plus de 10 d’évaluation en moyenne, le collectif semble rodé. Sans un mauvais passage au cœur de la première phase (6 défaites consécutives !), le Zalgiris aurait pu rêver encore plus fort. Les cartons contre Fenerbahçe (99-62), le Panathinaikos (81-69) ou encore l’Anadolu Efes (89-73) en attestent.

crédit photo : wikimedia commons

Crédit photo : QI Basket

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