Basketball

Euroleague : Quand le Covid fait des siennes

L'Euroleague de basketbal n'y échappe pas.. Comme la plupart des compétitions sportives mondiale, la plus grande des Coupes d'Europe voit ses matchs annulés les uns après les autres. Cette semaine, huit des neufs rencontres programmées ont été reportées. De quoi inquiéter l'organisation, quand on connait le calendrier surchargé qui attend les clubs. 

Des reports en pagaille 

Quatorze. Quatorze matchs ont déjà dû être reportés par les instances de l'Euroleague, la faute au Covid. Ces derniers temps, la présence du variant Omicron oblige les clubs à demander les reports, les uns après les autres. Milan et Kaunas ont déjà deux matchs de retard, et ces deux dernières journées sont placées sous le signe de l'annulation. Cinq rencontres ont été déprogrammées lors de la 18ème journée. Cette semaine, seul Milan-Zenith devrait se disputer, si de report de dernière minute il n'y a pas. L'ASVEL, le Panathinaikos, l'Anadolu Efes, Kazan et l'Olympiakos n'étant pas en capacité de jouer, faute d'avoir assez de joueurs disponibles. Il faut, au minimum, huit joueurs aptes sur la feuille de match pour que la rencontre ait lieu. Pas évident quand on sait que certains effectifs n'ont qu'une quinzaine de professionnels, et quand on voit la vitesse à laquelle se propage le virus..

L'exemple de la NBA.. impossible à suivre 

D'autant qu'il n'est pas possible d'opérer comme la NBA le fait. La grande ligue Nord-Américaine autorise ses franchises à piocher ici et là, en G-League, en multipliant les contrats courts, quitte à ce que certains joueurs passent d'équipe en équipe. Ceci afin d'éviter l'annulation de plusieurs matchs chaque soir. Ce qui n'est pas possible en Europe. Tout d'abord parce qu'il n'existe pas de ligue de développement. Les clubs n'ont pas d'affiliation particulière et donc ne peuvent compter que sur leur effectif de base. Ou alors en recrutant. Mais là aussi, les contraintes sont importantes. En effet, dépassé une certaine date, les joueurs ne peuvent plus évoluer avec une nouvelle équipe s'ils ont déjà disputé l'Euroleague au cours de la même saison. C'est ce qui est malheureusement arrivé à Thomas Heurtel la saison dernière. Cela limite donc les transferts, d'autant que les trades sont moins fréquents qu'en NBA. En bref, si l'effectif est touché par le Covid, difficile de faire autrement qu'un report.

L'Euroleague revoit son protocole 

Du coup, afin d'éviter un cataclysme et une saison qui pourrait partir en eau de boudin, Jordi Bertomeu et les siens ont décidé d'assouplir leurs mesures sanitaire. Désormais, les joueurs vaccinés (93% des joueurs Euroleague le sont) ne seront en protocole Covid que 7 jours, au lieu de 14 à  l'heure actuelle. Pour inciter à la vaccination, et donc par effet boule de neige, limiter les reports, l'Euroleague a également décidé qu'un joueur non vacciné serait déclaré apte, même lors des matchs où la législation l'interdirait de jouer. Son équipe n'aurait alors besoin que de sept joueurs en tenue. Une méthode cachée pour obliger les joueurs à ne pas reproduire une “Kyrie Irving”.

Le variant Omicron continue à semer la zizanie sur la planète, et le monde du basket en subit lui aussi les conséquences. En espérant des jours meilleurs, les instances de l'Euroleague mettent tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter les reports, et ainsi garder un semblant d'équité, tout en aspirant à voir la saison aller à son terme dans les délais. Prochaine journée, si tout va bien, dès mardi. 


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