F1 : GP d’Italie 2019 : Leclerc, au milieu du chaos

Au terme d’une séance de qualifications totalement lunaire, Charles Leclerc s’est octroyé la pole position de ce GP d’Italie 2019. Il devance Hamilton et Bottas, qui n’ont pas eu l’occasion d’enregistrer un deuxième tour chronométré. Alors que l’on s’attendait à des records de performance, ce sont finalement les stratèges qui se sont illustrés au cours de ces séances de qualifications. Et pas de la plus belle des manières. 

Monza, temple de … la stratégie

On savait d’avance que ces qualifications seraient étranges. Les Renault ont surperformées tout le week-end, Verstappen changeait de moteur, les Mercedes n’avaient pas l’ascendant … Autant de changements inhabituels qui ont contribué à cette ambiance étrange. De plus, pour éviter les sketchs observés en essais libres, la FIA a décidé de limiter le temps maximal pour couvrir un tour de préparation.

Cela a donc mené à des scènes très étranges : des pilotes qui font un tour à fond avant de ralentir dans le virage précédant la ligne droite de départ-arrivée. Des pilotes coupant la première chicane, prétextant l’avoir raté (ne souhaitant surtout pas être le premier à achever son tour, absence d’aspiration oblige).

Une hiérarchie presque respectée

Au bout du compte, nous avons tout de même pu observer ce que nous voyons depuis le début de la saison. Des pilotes sanctionnés pour des changements de pièces (Norris 18è, Gasly 19è, Verstappen 20è). Mais également des Williams totalement dépassées par les événements (Kubica, 17è, pour la 14è fois derrière son coéquipier Russel, 16è). Ou encore des Haas à la ramasse : Grosjean seulement 14è, son coéquipier faisant à peine mieux (Magnussen est 12è). Seuls Giovinazzi et Stroll nous ont presque fait vibrer, l’Italien ne se qualifiant pas en Q3 pour quelques petits centièmes derrière Räikkönen. Quant au Canadien, il accroche une belle 9è place finale, quand son coéquipier abandonnait en Q1.

Le Finlandais de chez Alfa Romeo, auteur d’une bonne Q2, s’est d’ailleurs complètement planté en Q3, envoyant sa voiture dans le mur, une fois de plus. Il condamnait d’ailleurs Bottas, parti sur un beau tour lancé, tout comme Albon. Au beau milieu de ce joyeux “mess” (comme exprimé par plusieurs pilotes à la radio) les Renault ont surpris leur monde. Ricciardo, 5è, et Hülkenberg, 6è, peuvent nourrir des chances de podium. Enfin, Hamilton et Bottas suivent donc Leclerc, tandis que Vettel, piégé par son coéquipier dans le dernier tour, devra se contenter de la 4è place. Le premier tour va valoir cher.

Il faudra donc compter bel et bien sur les Ferrari demain. Présentant de belles pointes de vitesses, le circuit de Monza semble leur convenir. Leclerc, s’il venait à s’imposer ici, deviendrai définitivement le chouchou des tifosis. Mercedes reste toutefois en embuscade, et joueront à 2 contre 1, comme bien souvent. Renault reste en embuscade pour une place d’honneur. Quant à Verstappen, il essayera de faire le show en remontant le peloton. 

A propos de l'auteur

Si un jour on m'avait dit que je deviendrais journaliste F1 ... Fan d'athlètes espagnols en tout genre, mais surtout d'un en particulier. Considéré comme un footix par mes pairs, je supporte fièrement l'Olympique Lyonnais. Considéré comme un basketix par mes pairs, je supporte fièrement GSW.

Poster un commentaire

sit sem, felis vel, ipsum leo Lorem