Flashback : le premier MVP du GOAT.

Deux fois par mois le mercredi, vous aurez le droit à un pan de l’histoire de la NBA raconté par mes soins. Des records, des joueurs légendaires, des changements de règles, des performances, tout sera couvert, et ce des balbutiements de la ligue dans les années 50 aux dernières saisons. Le but de cette chronique est simple : vous permettre de (re)découvrir des facettes parfois oubliées de cette merveilleuse ligue qu’est la NBA. Alors, êtes-vous confortablement installés pour un brin de lecture ? Si oui, abordons tout de suite le sujet de cette semaine. 

Lorsqu’on parle de l’histoire de la NBA, il y a certains joueurs qu’on ne peut juste pas omettre. LeBron, Wilt, Kareem, Magic ou encore Shaq, ceux-ci ne sont que des exemples. Mais s’il y a un joueur qui définit la NBA depuis ses débuts, s’il y a un joueur qui l’a sauvée et a permis son internationalisation, notamment grâce à la Dream Team de 92, c’est sans aucun doute Michael Jordan. Le plus grand, le GOAT, His Airness, Air Jordan, appelez le comme vous le voulez, peu importe. Car si Jordan est considéré comme l’un des plus grands athlètes de l’histoire tous sports confondus, les raisons en sont multiples. De son arrivée dans la grande ligue et ses débuts jusqu’à son dernier shoot face à Utah en 98 (non, Jojo n’a jamais joué à Washington, silence) Jordan a captivé le monde et les fans par son talent, sa mentalité de tueur et sa domination. Et si toutes les saisons de Sa Majesté Jojo sont historiques, il me revient de vous raconter peut-être sa plus dominante.

Les débuts du GOAT.

Ce n’est un secret pour personne, la Draft 1984 est considérée comme la plus légendaire. Des légendes comme Olajuwon, Barkley, Stockton et dans une moindre mesure des All-Stars comme Othis Thorpe ou Alvin Robertson la composent. Les 3 premiers cités sont des légendes absolues de l’histoire de ce sport, mais si 1984 est une année particulière, c’est aussi et surtout parce qu’elle signe l’arrivée d’un dénommé Michael Jeffrey Jordan chez les Chicago Bulls.

De 1981 à 1984, MJ fait ses gammes chez les Tar Heels de North Carolina, aux côtés notamment d’un certain James Worthy. Lorsqu’il se présente à la Draft 1984, il n’est sélectionné “qu’en” 3ème position, derrière les pivots Akeem Olajuwon, drafté par les Rockets, et Sam Bowie, par les Blazers. Si les Rockets s’en sortent bien, car Olajuwon a fait une carrière exceptionnelle lui permettant de tenir le statut de “Drafté avant Jordan”, ce n’est pas le cas des Blazers, qui pensaient ne pas avoir besoin d’un autre arrière puisqu’ils avaient déjà Clyde Drexler. Meh.

 

Déjà clutch à North Carolina, Jordan donne ici le titre universitaire aux Tar Heels sur un shoot donnant l’avantage aux siens à 15 secondes de la fin.
Crédits : ncaa.com

 

Dès sa saison rookie, Jojo se place dans les meilleurs joueurs de NBA. Rookie évident de l’année, près de 28 points de moyenne, et 6ème dans la course au MVP dès sa première saison, Chicago devient enfin une franchise qui attire le regard du public. Sa saison sophomore sera malheureusement tronquée à cause d’une fracture du pied qui lui fera manquer 64 matchs de régulière. Ce qui n’empêchera pas Jordan de revenir à temps pour les Playoffs et de montrer son mental à toute épreuve, en inscrivant 63 points (record qui tient toujours en Playoffs d’ailleurs) dans un match du premier tour face aux Celtics de Bird. Quant à sa troisième saison, MJ finira tout simplement meilleur marqueur, avec plus de 37 points de moyenne (oui, vous avez bien lu), 9 matchs de suite à 40 points ou plus, 2 matchs à 60 points, et 40 matchs consécutifs à plus de 25 points. Le tout en devenant le premier joueur avec plus de 200 interceptions et 100 contres en une saison régulière. Petite saison donc.

La saison la plus accomplie de l’histoire ?

Entendons-nous bien, je parle uniquement de saison régulière ici. Parce que s’il fallait prendre les Playoffs en compte, d’autres saisons seraient plus “accomplies”, comme 91, 93, 96.. Mais la saison 1987-1988 le fait passer dans une encore nouvelle catégorie, celle des monstres All-Time intraitables de domination.

 

Jordan en 1988.
Crédits : Getty via complex.com

 

Commençons par les stats, car si elles ne permettent pas d’appréhender toute la mesure de la domination d’un joueur, elles sont néanmoins utiles pour situer le niveau auquel on se situe. 35 points, 5,9 passes, 5,5 rebonds, 3,2 interceptions et 1,6 contre par match. Oui, ces chiffres sont énormes, et ils montrent parfaitement quel joueur est Jordan. Une machine offensive, capable aussi bien de faire jouer ses coéquipiers que de planter 50 pions sur commande, tout en pouvant défendre sur le meilleur extérieur adverse sans que son jeu offensif n’en soit affecté.

Les stats donc, c’est fait. Vous en voulez peut-être plus ? Les Bulls finissent à la 3ème place de la Conférence Est, avec un bilan de 50 victoires pour 34 défaites. C’est aussi à Chicago que se déroulera le Slam Dunk Contest de cette saison qui verra notamment s’affronter Dominique Wilkins et .. notre ami Jojo. Difficile de faire mieux en terme de dunkers (sauf toi Vince, t’inquiète pas <3). Le Black Cat gagnera donc son deuxième titre de suite de Dunk Contest, devenant le premier joueur à le faire, évidemment.

 

Un Slam Dunk légendaire, un résultat contesté et discuté, mais à Chicago, Jojo est roi.
Credits : Eurosport

 

Du coup, faisons le compte. Une domination statistique écrasante, des Bulls 3èmes de l’Est, un Jordan intraitable des deux côtés du terrain, meilleur scoreur, meilleur intercepteur, MVP du All-Star Game, vainqueur du concours de dunks. C’est déjà incroyable, mais ce n’est pas assez. Jordan reçoit aussi à la fin de la saison son seul et unique titre de Défenseur de l’année. Et lorsqu’on domine autant, qu’on est leader d’une des meilleures équipes, qu’on remporte tous les accomplissements possibles, le tout avec 35 points par match, on est forcément élu MVP de la saison régulière. Son premier, peut-être son plus dominant. Un trophée d’un Jordan à peine âgé de 25 ans, qui commence tout juste son écrasante domination, et souhaite l’annoncer à toute la ligue.

 

On peut débattre (ou non) des heures pour déterminer le GOAT, le meilleur joueur de l’histoire. Le débat existe, sans aucun doute. Mais le joueur qui, à travers les âges, incarne le mieux la NBA, est sans aucun doute Jordan. Il lui a donné ses lettres de noblesse, l’a marquée de sa domination individuelle et collective pendant près d’une quinzaine d’années. Et malgré des Playoffs interrompus par les Bad Boys de Detroit, cette saison 87-88 est bel et bien le début du règne de Michael Jordan. 

 

Crédits couverture : sacurrent.com

A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

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