Zidane, Pelé, Maradonna, Cruyff, Ronaldo… chaque année, à l'ouverture des packs, la même rengaine. Va-t-on enfin réussir à décrocher le gros lot? Si certains noms reviennent en boucle, notamment chez les plus jeunes, il ne faut pas oublier que FIFA, au fur et à mesure de ses éditions, a ajouté des joueurs historiques, parfois méconnus du grand public gamers, tout du moins pas appréciés à leur juste valeur, du fait de leur époque, où de leur nationalité. Si ces légendes sont célèbres par leur nom (et leur carte FUT), beaucoup sont incapables de citer le moindre exploit de leur carrière. Petit zoom sur certaines de ces icones dont les cartes, rocambolesques, sont souvent à la hauteur de leur carrière. La part belle est faite aujourd'hui aux défenseurs, les rocs de cet Ultimate Team.

Lev Yachine

Qui dit défense, dit d'abord gardien de but. Certains l'ignorent mais le Soviet reste, à l'heure actuelle, le seul portier vainqueur d'un ballon d'or, en 1963. Homme d'un club (il n'a évolué qu'au Dynamo Moscou de 1950 à 1970), il a porté l'URSS deux fois en quart de finale de la coupe du monde, et une fois en demi finale, en 1966. Il est élu en 1999 “gardien du siècle”, notamment parce qu'il a révolutionné son poste. Impeccable sur sa ligne, il a été le premier, bien avant Manuel Neuer, à s'avancer tel un libero. Il a également très vite compris qu'il était impossible de capter tous les ballons, et a donc travaillé son jeu aux poings. Tous les plus grands, y compris gardiens, s'accordent pour dire qu'il reste à l'heure actuelle comme le meilleur portier de l'histoire. Un trophée à son nom, le trophée Lev Yachine, est d'ailleurs remis chaque année pour récompenser le meilleur gardien de but sur la saison écoulée.

Bobby Moore

Capitaine d'une sélection Anglaise sevrée de titre sur la scène internationale, Bobby Moore est entré définitivement dans la légende lorsqu'il souleva la coupe du monde, à domicile, à Wembley, en 1966. Si le titre glané par les Britanniques va faire grand bruit, son niveau de jeu à lui ne va en revanche souffrir d'aucune contestation. Véritable référence à son poste, il n'a pourtant qu'un palmarès famélique en club (un C2 et une Cup), avec West Ham, son club de toujours. Mais à cette époque, c'est bien le rendez-vous quadriennal international qui primait. En 1970, si l'Angleterre échoua en quart de finale contre l'Allemagne.. ce qui n'empêchera pas Pelé, adversaire de Moore au premier tour, de dire qu'il est “le plus grand défenseur contre lequel il n'ait jamais joué”. Cela place le bonhomme. Et sa présence dans le mode de jeu FUT.

Carlos Alberto

Il n'aura disputé qu'une seule coupe du monde.. sans doute la plus belle de l'histoire. Boudé par Vicente Feola en 1966, il est nommé capitaine de la Seleçao 1970 par Joao Salandha, et portera (bien aidé par Pelé, Rivelino, Tostao et Jairzinho)  les Auriverdes sur le toit du monde. Véritable leader dans l'âme, c'est lui qui sera le relais de Mario Zagalo sur le terrain. Comme un symbole, il inscrira le dernier but Brésilien, considéré comme l'un des plus beaux du tournoi, par sa construction “Guardiolesque”. Comme bon nombre de ses compatriotes de l'époque, il reste une légende de Santos, où il aura disputé plus de 400 matchs et remporté le championnat Brésilien à cinq reprises. A l'instar de Pelé, il ira terminer sa carrière aux Etats-Unis, au Cosmos de New-York.

Franco Baresi

Quand on parle de légende d'un club.. Lui n'en aura connu qu'un seul, et non des moindres. Le grand Milan AC. SON grand Milan AC. Il y aura tout vécu: des Scudetti (6), des Ligues des Champions (3), deux rétrogradations en Série B, mais aussi et surtout le fait d'être considéré comme un bandiera, une véritable icône du club Rossonero. Son histoire avec la Squadra Azzura en revanche aura été faite de montagnes russes. S'il remporte la coupe du monde 1982, il n'aura en revanche pas disputé la moindre minute.. avant de ne tout simplement pas être convoqué par Enzo Bearzot en 1986. Titulaire indiscutable lors du Mondiale 1990 à la maison (terminé à une rageante 3ème place), il se blesse en cours de tournoi en 1994 mais revient à temps, comme Baggio, pour la finale. Malheureusement, c'est lui, comme “il divin codino” qui manquera son tir au but en finale contre le Brésil. Il reste néanmoins un vrai modèle du Catenaccio à son poste, et sa longévité parle pour lui. Essayez donc de l'éliminer lors d'une draft FUT 2022..

Sol Campbell

Pas forcément le plus légitime des défenseurs, il n'en reste pas moins une solide référence. Véritable effigie du modèle “kick and rush” à l'Anglaise, puissant, solide au duel, il est l'un des tous meilleurs à son poste au début des années 2000. Parti trahir Tottenham du coté d'Highbury, il participera en 2004 à la grande époque des Invincibles d'Arsenal. Il disputera également la finale de la ligue des champions avec les Gunners, en 2006 au Stade de France. Malheureusement, sur le plan international, les déceptions vont s'enchaîner. Au sein de la génération dorée incapable de gagner (Beckham, Lampard, Gerrard, Terry, Owen), il ne fera jamais mieux qu'un quart de finale en grande compétition.

Qui pour FIFA 23 ?

Dans une liste non exhaustive, beaucoup de noms viennent en tête et pourraient apparaître dans la prochaine version du jeu vidéo.

Au poste de gardien, le plus dépourvu d'icones, on pense évidemment à Fabien Barthez, en bon chauvin que nous sommes. Fabulous Fab, champion du monde 1998, champion d'Europe 2000, mériterait sa place parmi ces légendes FUT. Tout comme Dino Zoff, doté du même palmarès que le Français, ou encore Claudio Taffarel, gardien de légende au Brésil, champion du monde 1994 puis vice champion quatre ans plus tard. Coté Britannique, Peter Shilton, l'homme aux 10 cleen-shit en coupe du monde (record partagé avec Barthez), ou Gordon Banks, champion du monde 1966 et auteur de l'arrêt du siècle sur une tête de Pelé en 1970 mériteraient leur place. Plus récemment, Oliver Khan, qui a régné sur l'Europe au début des années 2000, et José Luis Chilavert, le gardien tireur de coup-franc passé par le Racing Club de Strasbourg, peuvent également prétendre entrer dans ce cercle très fermé.

Du coté des défenseurs, beaucoup de noms peuvent venir en tête. Mais un laisse pantois quant à son absence. Le Kaiser, Franz Beckenbauer, double ballon d'or 1972-1976 n'a toujours pas sa carte FUT. Matthias Sammer, autre défenseur emblématique de la Manschaft, lui aussi ballon d'or (1996), peut également y aspirer. S'il n'était pas ami avec Maradona, Daniel Passarella n'en restait pas moins un défenseur exceptionnel. Il guida, en bon capitaine, l'Albiceleste au titre mondial en 1978 et mériterait de faire parti de ces icones. Champion du monde 1990 au coté de Matthaus, Andreas Brehme pourrait apparaître, tôt ou tard, dans FUT. Tout comme un certain contingent Italien, le catenaccio n'ayant pas d'âge. Ce contingent pourrait voir entrer Giacinto Facchetti, Cesare Maldini ou encore Claudio Gentile.