Gaëtan Charbonnier, le renouveau

12 buts, 5 passes décisives en 13 matchs de Ligue 2. Les chiffres sont impressionnants pour l’avant-centre brestois et cette saison apparaît comme celle de la renaissance pour le joueur de 29 ans. Retour sur son parcours particulier, qui l’a mené à être aujourd’hui le joueur le plus décisif de ligue 2.

Une première opportunité manquée.

Formé à Tours, Gaëtan Charbonnier ne convainc pas et part se relancer du coté de Châtellerault, en CFA. Il marquera à 11 reprises lors de la saison 2007-2008, et cela lui vaudra d’être contacté par le PSG qui l’engage pour évoluer avec la réserve. Avec l’équipe B du PSG où il cartonne, (13 buts en CFA) le jeune Charbonnier alors âgé de 20 ans s’entraîne régulièrement avec le groupe pro, sans toutefois jamais n’avoir sa chance. Mais cette expérience a fait grandement progresser Gaëtan Charbonnier qui se sent prêt à intégrer le monde pro. Il signe à l’été 2009 à Angers. Il y passera trois saisons et le natif de Saint-Mandé est en constante progression, 3 buts lors de l’exercice 2009-2010, puis 8 la saison suivante et enfin 12 buts assortis de 4 passes décisives en 2011-2012. Son physique imposant (1m88) lui vaut d’être acheté 1,5 m€ par Montpellier à l’inter-saison suivante.

 

En effet le club Héraultais vient de vendre Olivier Giroud qui présente sensiblement le même profil que lui, du moins sur le papier. Un grand attaquant de Ligue 2 capable de jouer en pivot. Mais la greffe ne prend pas, le transfuge d’Angers ne marque qu’à 6 reprises toutes compétitions confondues (Dont 1 but en Ligue des champions tout de même). Trop peu pour combler le vide immense laissé par Olivier Giroud. Le MHSC le revend l’été suivant au stade de Reims où il passera 4 saisons, dont 3 en ligue 1. Durant ses 4 années rémoises, il n’inscrira « que » 18 buts et peine à convaincre. Quand il est transféré à Brest à l’aube de la saison 2017-2018, on pouvait légitimement se dire que Charbonnier, alors âgé de 28 ans allait terminer tranquillement sa carrière dans l’antichambre de la Ligue 1, naviguant entre les différents clubs de ligue 2, à l’image de ce qu’a pu faire un Cédric Fauré pour le passé. Seulement un homme va complètement relancer la carrière de l’ex-angevin : Jean Marc-Furlan.

Le syndrome « Rodelin ».

 

Le technicien va tout de suite comprendre comment utiliser de façon optimale le grand avant-centre. D’ailleurs Gaëtan Charbonnier, contrairement à ce qui avait été dit de lui quand il est arrivé à Montpellier, n’est pas un « vrai 9 » c’est-à-dire un renard des surfaces, qui adore les duels et qui est obsédé par le but. Pour exceller, Charbonnier a besoin de toucher énormément de ballon, car malgré sa grande taille et son physique de déménageur, il possède une maîtrise technique nettement au-dessus de la moyenne et une bonne vision du jeu lui permettant de trouver des passes parfois impossibles. Et si Jean-Marc Furlan a toujours eu beaucoup de mal à faire exister ses équipes en Ligue 1, c’est car il a une philosophie de jeu à laquelle il ne déroge jamais : Il faut jouer. Il aime que ses équipes aient le ballon le plus possible et combinent à base de jeu court.

 

Une aubaine donc pour Charbonnier, qui s’était déjà montré très à l’aise l’année passée avec 9 buts et 2 passes décisives. L’attaquant passé par le PSG s’éclate cette saison, où malgré son positionnement de seul avant-centre, il participe énormément à la construction du jeu et sait attirer les défenseurs pour libérer des espaces pour les milieux qui se projettent à merveille dans les espaces libérés. Autret, Faussurier ou Butin quand il est associé à Charbonnier semblent prendre un plaisir fou à jouer avec le probable futur meilleur joueur de Ligue 2.

Son profil de grand attaquant costaud lui aura donc desservi pendant des années, la plupart des ses entraîneurs voulant le réduire à un point d’appui, dos au but, domaine où il n’excelle pas. Un autre joueur a peiné à s’affirmer dans le même style, à savoir Rodelin, très grand en taille et excellent techniquement.

 

Gaëtan Charbonnier vient de prolonger au Stade Brestois, ce qui ne veut pas dire qu’il ne partira pas en cas de non montée du club breton, mais que le club breton devrait toucher une jolie indemnité en cas de départ à l’été 2019. Mais à l’heure actuelle Brest est plus que jamais dans la course à la montée, et nul doute que Gaëtan Charbonnier a à cœur de retrouver l’élite du foot français sous la houlette du coach qui aura su le relancer alors que l’on ne l’attendait plus. Chapeaux messieurs Charbonnier et Furlan.

 

Adrien Laurent

 

Soruce image une : francebleu.fr



Commentaires

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    Tom Grelet
    15 novembre 2018

    mouais

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