Hellas c’est séduisant

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La cité de Verona abrite de romantiques histoires dont la célèbre “Roméo et Juliette”. Cette saison, celle de l’Hellas est tout aussi formidable. Les véronais ne cessent d’enchaîner les bons résultats à tel point que l’Europe est en ligne de mire.

Une recette qui fonctionne

Match nul contre le Milan (1-1) et la Lazio (0-0) puis victoire contre la Juve (2-1), en regardant ces résultats on pense à une équipe du top 4 italien. Mais non c’est bien l’Hellas qui a obtenu ces cinq points en trois matches. Invaincus depuis huit journées, les butei affichent un niveau stupéfiant digne d’une équipe du haut de tableau. La victoire contre la Vieille Dame reste le match référence. Les hommes de Juric réalisent une prestation complète à tous les niveaux: tactique, technique et physique. De plus cette formation véronaise reste la 4e meilleure défense de Serie A derrière le trio de tête Juve, Inter et Lazio.
La force principale de cette équipe est le collectif. Les trois lignes (défense, milieu et attaque) sont composées d’individualités performantes qui forment une équipe homogène. L’Hellas n’est dépendante d’aucune individualité, il suffit de regarder le meilleur buteur de l’équipe qui est Pazzini avec (seulement) 4 réalisations. Autre exemple contre la Lazio (0-0), Sofyan Amrabat était suspendu mais l’équipe s’est très bien débrouillée sans son milieu marocain. L’Hellas trouve sa force dans son collectif qui est parfaitement huilé.

Une équipe valeureuse qui joue sans aucun complexe d’infériorité peu importe l’adversaire, qui attaque et défend en bloc équipe. Les Véronais sont capables d’avoir la possession avec de fins techniciens au milieu comme Amrabat, Lazovic ou Verre. De plus ils arrivent aussi à subir et défendre en bloc bas grâce notamment au trio défensif solide composé de Kumbulla, Gunter et Rrahmani. Une équipe caméléon dont le match face à la Juve illustre parfaitement cette capacité d’adaptation à l’adversaire: en première période l’Hellas a joué très haut avant de plus subir en seconde période.

Hellas-Juric: Ça va ensemble

Le club véronais a enfin trouvé son homme providentiel en la personne d’Ivan Juric. Le tacticien croate reste pourtant sur des échecs notamment au Genoa. En rejoignant Verona cet été, la perplexité était importante du coté des tifosi. Mais rapidement, Juric a convaincu tout le monde dans son nouveau club. Très agité sur son banc, l’homme de 44 ans se montre très exigeant tout en étant cohérent dans ses choix et sa philosophie de jeu. Sous ses ordres, l’Hellas a pris du caractère et se montre vaillante. Lui qui a été l’adjoint d’un certain Gian Pero Gasperini à Palermo mais aussi à l’Inter. Ce n’est pas surprenant donc de voir cette formation véronaise jouer de cette manière.
La relation entre Juric et le président Maurizio Setti est saine. Néanmoins un doute persiste sur l’avenir de l’ancien tacticien du Genoa. Ce dernier qui est sous contrat avec le club jusqu’en juin prochain n’a toujours pas prolongé. Avec les départs cet été de Rrhamani au Napoli, d’Amrabat à la Fiorentina et sûrement d’autres à venir, Ivan Juric souhaite obtenir des garanties sportives de la direction.

L’Europe dans le viseur

Actuellement 6e avec 34 points, l’Hellas peut nourrir des ambitions européennes. La zone de relégation se trouve à 15 points, autant dire que le club dispose d’un matelas confortable. Après trois délicates confrontations que les Véronais ont su parfaitement géré, le calendrier à venir se veut plus clément. Un déplacement ce dimanche 16 février sur la pelouse de l’Udinese avant de recevoir Cagliari puis se rendre sur la pelouse de la Samp. L’Hellas doit confirmer sa forme du moment. Le match contre les sardes de Cagliari, un concurrent direct pour l’Europe s’annonce âpre.
Le club véronais doit désormais avoir une vision sur le long terme et s’installer durement dans l’élite italienne, lui qui a la fâcheuse habitude de faire l’ascenseur ces dernières saisons. Avec un maintien assuré, l’Europe est largement envisageable. La direction jouera un rôle tout aussi important que l’équipe. Il ne suffit pas de réaliser une belle saison puis ensuite vendre ses meilleurs joueurs. L’Hellas se doit de construire un solide projet sur la longueur. Pour cela, il faut que la direction développe en premier lieu le secteur sportif avant le secteur économique. Mais ça c’est une autre paire de manches.

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