Alors que le tennis tricolore n'a, une fois de plus, pas franchement brillé aux Internationaux de France de Roland-Garros 2024, la Fédération Français de Tennis, elle, connaît de sérieux remous. Saura-t-elle relever la tête avant qu'il ne soit trop tard ? 

C'est une triste constante depuis trop longtemps. Chaque année, les Françaises et les Français sont moqués à Roland-Garros, en raison de leur manque de résultats. L'édition 2024 n'aura pas échappé à la règle. Chez les hommes, Corentin Moutet s'est hissé en huitième de finale. Même performance, chez les dames, pour Varvara Gracheva, Russe fraîchement naturalisée. C'est à peu près tout. Pour le reste, les Carolina Garcia et Adrian Mannarino n'ont fait qu'illusion. Un constat déplorable qui n'est pas sans rappeler l'ambiance délétère qui règne actuellement au sein de la Fédération Française de Tennis.

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La Fédération Française de Tennis face à ses responsabilités

Dans un long papier publié ce mercredi par nos confrères de L'Équipe, la Fédération Française en prend pour son grade. On y apprend par exemple qu'un “mal-être grandissant” s'est installé chez bon nombre de salariés. Les licenciements et arrêts maladie sont devenus d'une banalité affligeante. Les prud'hommes ont été saisis à trois reprises. La directrice de la communication s'est mise en arrêt juste avant Roland. Une responsable de la sécurité a carrément dit stop pendant le tournoi Porte d'Auteuil.

Et ce n'est pas tout. L'emblématique Nicolas Escudé, directeur technique national, a été mis de côté au profit d'Ivan Ljubicic. Sans oublier le licenciement de la directrice générale, Caroline Flaissier, qui avait succédé à une certaine Amélie Oudéa-Castéra. Un audit a eu lieu, et un plan d'action doit entrer en vigueur durant les prochaines semaines. Espérons que cela porte ses fruits, et que la FFT retrouve un semblant de sérénité. Qui déteindra, espérons-le, sur les joueurs et joueuses tricolores à l'avenir.