Jean-Pierre Grandclément, gardien professionnel devenu entraineur de gardiens,  a fondé il y a deux ans la JPG Académie. J.-P. Grandclément a eu la chance d’être bien formé à l’OL et veut transmettre cette chance grâce à son académie.  Il nous la présente. 

Qui sont vos adhérents et pourquoi viennent-ils ? La plupart des gardiens s’engagent à l’année.  Aujourd’hui, on en a une cinquantaine qui viennent régulièrement. On a des jeunes mais aussi des professionnels. Le gardien remplaçant du Havre AC Y. Fofana est venu cet été faire un stage d’une semaine. Avec les stages, on entraine plus de 200 gardiens dans l’année. Ils viennent parce qu’ils ont envie de progresser. 

Où et comment les répartissez-vous ? Les gardiens sont par groupes de 4 pour un éducateur au maximum. On a des partenariats avec des clubs pour emprunter les terrains dans 4 secteurs de Lyon.

Pourquoi avez-vous crée cette structure ? Était-ce la volonté de mettre le gardien de but en avant, alors que son poste est mis de côté dans les entraînements amateurs généralement ? Je l’ai crée parce que j’ai eu la chance d’avoir été formé dans des grands clubs. Dans le Rhône, il y a un gros déficit dans les entraînements de gardiens de but. S’il y a autant de participants, c’est peut-être parce qu’il y a des anomalies. 

Les entraînements 

Qui sont leurs entraineurs / éducateurs ? Tous ont au moins 10 à 15 ans d’expérience de gardien de but. On leur demande pas forcément de diplôme. Ils doivent faire travailler la technique des jeunes, qu’ils aient les mêmes idées que moi. On forme aussi des jeunes éducateurs pour qu’ils aillent entrainer dans les clubs. J’ai deux stagiaires cette année. 

On voit sur votre Instagram des photos de grands gardiens (Neuer, Ter Stegen), entraînez-vous vos joueurs en prenant certains modèles ? Non, je pense que chaque gardien doit avoir sa propre personnalité. 90 % ne deviendra pas professionnel. Les entraînements permettent de se construire, savoir comment devenir plus performants. 

Comment repartent les jeunes après l’entraînement ou après un stage d’une semaine par exemple ? La force de l’académie est qu’il y a l’idée de progresser et d’acquérir des connaissances. Les gardiens doivent pouvoir analyser leurs erreurs. Je suppose qu’ils sont contents parce que 90 à 92 se réinscrivent. Ils souhaitent apprendre sur le long terme.