Un Wild Cards Weekend passionnant, rempli de surprises, de suspens et de prolongations. Retour sur les quatre premières affiches de ces playoffs de la saison 2019.
Buffalo Bills #5 @ Houston Texans #4 : 19-22
Au terme d’un match à deux vitesses, Houston est allé chercher sa première victoire en playoffs depuis l’arrivée de Deshaun Watson. Un match où les deux équipes ont tour à tour outrageusement dominé, laissant la décision se faire en prolongations.
Des Bills dominateurs :
Le début de rencontre est totalement à l’avantage de Buffalo. Sur le 1er drive des siens, Josh Allen fait des merveilles avec ses jambes et gagne 42 yds au sol. Les Bills sont alors en redzone et vont alors nous offrir un jeu original pour conclure le drive. Le ballon est donné au receveur John Brown, qui trouve son quarterback pour le touchdown. Les rôles sont inversés mais les Bills mènent d’entrée (7-0). En face, Deshaun Watson déjoue. Sous pression constante, l’ancien de Clemson garde trop le cuir et fait des erreurs de lecture, empêchant son équipe de progresser sur le terrain. Résultats des courses, les Texans puntent quatre fois sur leurs quatre premiers drives. Buffalo ne retrouve plus le chemin de la endzone mais accroît son avance avec trois field goals (16-0).
Allen déjoue, Watson revit :
Avec 16 pts de retard dans le 3e quart-temps, on se dit que les Texans ne reviendront pas. Pourtant, les joueurs de Bill O’Brien vont enclencher un come-back. Avec un Deshaun Watson retrouvé à la baguette, les locaux vont réduire l’écart une première fois grâce à Watson himself au sol (16-6). L’attaque retrouve du rythme, avec un Deandre Hopkins enfin précieux dans les airs. Après un field goal de Ka’imi Fairbairn, Carlos Hyde donne l’avantage aux siens en marquant au sol. Les Texans prennent même un field goal d’avance après une conversion à 2 pts transformée par Deandre Hopkins (16-19). En face, Josh Allen semble avoir totalement craqué et est bien loin du niveau de jeu affcihé plus tôt dans la rencontre. Les Bills vont toutefois réussir à recoller grâce à un field goal de Steven Hauschka à quelques secondes du terme. Le match ira en prolongations !
Watson le sauveur dans toute sa splendeur :
La prolongation est à l’image de cette rencontre : brouillonne. Josh Allen continue de proposer un niveau de jeu indécent pour un match de playoffs, tandis que les arbitres continuent de prendre certaines décisions assez douteuses. Après un drive de chaque côté, les deux équipes sont toujours à égalité. Houston récupère alors le cuir et va enfin se mettre dans les meilleures dispositions possibles. Sur la ligne des 44yds des Bills, Deshaun Watson va passer tout proche du sack. Fin de l’action, pas du tout ! Le quarterback résiste à la pression, part sur sa droite et trouve Taiwan Jones. Le receveur fait le reste du travail et met son équipe à portée de field goal. Fairbairn ne tremble pas à 28 yds et envoie Houston au tour suivant, où les Texans affronteront les Chiefs. Buffalo peut nourrir des regrets, eux qui semblaient si à l’aise en début de match.
KA'IMI FOR THE WIN!#BUFvsHOU | #WeAreTexans pic.twitter.com/PmlIfPWm7M
— Houston Texans (@HoustonTexans) 5 janvier 2020
Tennessee Titans #6 @ New England Patriots #3 : 20-13
Pour la première fois en onze ans, les Patriots jouaient les Wild Cards. Et comme il y a onze ans, les Patriots ne dépasseront pas ce stade de la compétition. Tennessee a surpris, bien emmené par un Derrick Henry en feu.
Entame rugueuse mais prolifique :
Le début de match oppose deux attaques qui construisent parfaitement leurs drives. Le temps d’un quart-temps, les Patriots retrouvent de l’entrain offensivement et se montrent plutôt convaincant. Sur leur première possession, ils arrachent un field goal après de longs gains sur réception de Ben Watson puis James White (0-3). Mais Tennessee répond dans la foulée en s’appuyant sur son homme en forme, Derrick Henry, ainsi que sur une bonne distribution de Ryan Tannehill. Le quarterback des Titans trouvent même Anthony Frisker au terme d’une série de 7 min pour prendre l’avantage (7-3). Les Patriots ne s’affole pas et continuent de construire leur jeu, et répond à son tour par un bon drive (6 min) conclu par une course de Julian Edelman jusque dans l’en-but (7-10). 3 drives en un peu plus d’un quart-temps, tous terminés par des points.
Derrick Henry, machine à plein temps :
Après un début de rencontre rythmé, les défenses prennent le pas sur les attaques et forcent quelques punts. Les Patriots gardent toutefois le rythme et vont rajouter trois nouveaux points après quatre échecs à 3 yds de l’en-but (7-13). Derrick Henry entre alors en mode furie et va apporter plus de 70 yds en un seul drive à son équipe. Une course de 29 yds, puis une autre de 11, une autre de 9 puis une réception de 22 yds. Il est au four et au moulin, et va lui même apporter le touchdown permettant à son équipe de repasser devant (14-13). Inarrêtable, Henry (34 runs, 182 yds, 1 TD + 1 rec, 22 yds) est assurément le joueur de ce match.
Les défense prennent le pas :
Après la pause, le match se cadenasse et les attaques ne trouvent plus de solutions. Le match est fermé, et aucune équipe ne marque durant le 3e quart-temps. Le score n’évolue pas non plus pendant une grande partie du 4e quart-temps non-plus, ce qui fait les affaires de Tennessee. Pourtant, Ryan Tannehill va plusieurs fois laisser échapper le ballon. Sans conséquences toutefois pour les Titans qui tiennent bon, et rendent le ballon aux Patriots à un yard de leur propre endzone à 15 sec du terme. Le match semble plié, et Logan Ryan va sceller le sort du match en interceptant son ancien coéquipier Tom Brady. Le ballon est retourné pour un Pick-6, une manière de finir la rencontre en apothéose. Tennessee ira défier Baltimore au tour suivant, tandis que les Patriots connaîtront de plus longues vacances que lors de la dernière décennie.
AND TOTALLY REDEEMS HIMSELF pic.twitter.com/xWKS5HSqaE
— Tennessee Titans (@Titans) 5 janvier 2020
Minnesota Vikings #6 @ New Orleans Saints #3 : 26-20
On s’attendait à un match offensif, mais ce sont bien les défenses qui ont montré les muscles dans cette rencontre. Un match qui s’est terminé en prolongations et qui a encore vu les Saints se faire éliminer de manière cruelle. Des Saints qui ont déjoué pendant la quasi totalité de la rencontre…
Taysom Hill le couteau-suisse :
Tout commence bien dans ce match pour les locaux. Sur le premier drive des Vikings, Janoris Jenkins fait sauter le ballon des mains d’Adam Thielen et rend la possession à son équipe. De quoi parfaitement débuter la rencontre. Toutefois, les Saints ne capitalisent qu’à moitié et n’ouvre leur compteur qu’avec un field goal (3-0). Les Vikings répondent dans la foulée grâce au duo Cook / Mattison déjà en forme, et vont chercher l’égalisation (3-3). Les attaques patinent, surtout celle de New Orleans où Drew Brees n’arrive à rien en première mi-temps. C’est alors l’homme à tout faire de Sean Payton, Taysom Hill, qui va débloquer la situation. Après avoir été tout proche de contrer un punt, il lance une bombe de 50 yds pour Deonte Harris et place son équipe tout proche de l’en-but. Sur l’action suivante, Alvin Kamara rentre dans la endzone, bien aidé par un block de… Taysom Hill ! (3-10).
Momentum Minneapolis :
Les Saints sont en confiance, mais l’avantage va changer de camp. La défense contre la course des Saints a du mal à contenir Dalvin Cook, notamment sur ses courses extérieures, et Minnesota va capitaliser sur cet avantage. D’abord limités à un field goal (6-10), les Vikings vont profiter d’une interception d’Anthony Harris sur une passe complètement forcée de Drew Brees pour se remettre en marche. Adam Thielen est enfin dans le rythme et Cook atteint l’en-but pour donner l’avantage aux siens (13-10). Les locaux ne sont plus dedans, et le très fiable Will Lutz va même rater un coup de pied avant la pause. Après la pause, New Orleans n’est toujours pas dans le rythme, et Minnesota va en profiter pour accroître son avance. Adam Thielen est à nouveau à la réception d’une longue passe de Kirk Cousins, et Dalvin Cook à nouveau à la finition au sol (20-10).
Espoir puis désillusion dans le Bayou :
Les Saints sont dans le dur, mais les Saints en sont pas mort. Une première réaction vient de la défense, qui arrive enfin à stopper l’attaque des violets. Dans la foulée Drew Brees rentre enfin dans son match et mène un long drive jusqu’aux portes de la redzone de Minnesota. Il se connecte alors avec l’inévitable Taysom Hill, partout dans ce match, pour ramener son équipe à un field goal. La défense fait à nouveau le travail, mais Drew Brees laisse échapper la balle sur un sack de Danielle Hunter alors que son équipe était à distance d’égaliser. On pense le match plié, mais la défense stoppe une nouvelle fois Minny avant que Will Lutz ne soit mis dans de bonnes dispositions pour égaliser. Presque sur le gong, le kicker ne tremble pas et envoie tout le monde en prolongations.
On se dit alors que les Saints ont peut-être enfin la chance de leur côté : raté. Minnesota gagne le toss, et va livrer un drive parfait pour aller chercher la victoire. L’attaque progresse, puis Kirk Cousins, très bon dans ce match, va envoyer une bombe de 43 yds vers Adam Thielen qui catch le ballon. Les Vikings sont à quelques yards de l’en-but, et après deux tentatives infructueuses au sol de Dalvin Cook, c’est Kyle Rudolph qui envoie son équipe en Divisionals. Nouvelle élimination crève-cœur pour les Saints (avec une interférence offensive non-sifflée sur le TD de Rudolph ?), qui ont totalement déjoué dans cette rencontre. Minnesota a créé l’exploit, et voudra capitaliser sur ce match référence pour aller battre les 49ers dans une semaine.
If you want it, #GoGetIt.
AND @kylerudolph82 WANTED IT. pic.twitter.com/0xgXJWxcRk
— Minnesota Vikings (@Vikings) 5 janvier 2020
Seattle Seahawks #5 @ Philadelphia Eagles : 17-9
Dans un match contrôlé de bout en bout, les Seahawks ont pu compter sur un duo Russell Wilson (18-30, 325 yds, 1 TD) / DK Metcalf (7 rec, 160 yds, 1 TD) pour assurer sa qualification. Ainsi que sur une nouvelle vague de blessures côté Eagles…
Carson Wentz, nouveau membre de l’infirmerie :
Le match démarre doucement, la faute à des défenses bien en place. Les attaques n’arrivent pas à mettre leur jeu au sol en place, et les deux quarterbacks manquent de temps pour lancer le ballon, la faute à des lignes offensives bien trop friables. Après un punt de part et d’autre, les Seahawks sont les premiers à avoir l’occasion d’inscrire des points. Toutefois, le kick de Jason Myers est contré par l’équipe spéciale des Eagles. Ce n’est que partie remise, car Seattle ouvrira son compteur quelques minutes plus tard sur une nouvelle tentative de coup de pied. Sur le drive suivant, le match bascule une première fois. En effet, Josh McCown prend la place de Carson Wentz sous le centre, ce dernier s’étant blessé après un contact avec Jadeveon Clowney. Le vétéran se montre toutefois solide après son entrée en jeu, menant son équipe à l’égalisation sur son 2e drive du match (3-3).
Metcalf en pleine bourre, Seattle se détache :
À deux minutes de la mi-temps, Seattle a un ballon pour repasser devant. Une situation parfaite pour Russell Wilson, qui permet à son équipe de remonter tout le terrain puis qui laisse Marshawn Lynch conclure le drive sur une course de 5 yds (10-3). Au retour des vestiaires, les Eagles sont à deux doigts d’égaliser, mais se font stopper sur la ligne et doivent se contenter d’un field goal (10–6). Cet échec va leur mettre un coup au moral, tout comme le drive qui va suivre pour les Seahawks. En effet, Russell Wilson va envoyer une bombe de 53 yds pour DK Metcalf qui s’en va jusque dans la endzone (17-6). Le coup de massue est terrible pour les Eagles, mais les hommes de Doug Pederson ne lâchent rien. Après un nouveau field goal (9-17), ils tentent une conversion sur 4e&6 pour créer un momentum : raté. Bis Repetita quelques minutes plus tard sur une 4e&7, où Josh McCown va même se faire sacker par Jadeveon Clowney (5 plaquages, 2 pour perte, 1 sack).
Seattle ira défier Green Bay au tour suivant, tandis que les Eagles pourront regretter leur manque de réalisme en redzone (0/3). Point positif pour Philly, l’équipe va enfin pouvoir vider son infirmerie qui commençait à vraiment déborder…
Des Wild Cards passionnantes, qui ont parfaitement lancer les playoffs. Rendez-vous dès Samedi prochain pour l’entrée en lice des têtes de série de chaque conférence, pour le début des Divisionals.