Après un début de saison tonitruant (11 victoires en 14 matchs toutes compétitions confondues), l'ASVEL est rentrée dans le rang. Avec 9 défaites lors des 12 dernières rencontres (Euroleague et Betclic Elite), les Rhodaniens font du surplace. En coupe d'Europe, le top 8 s'éloigne petit à petit. La différence avec le début de saison est abyssale.. mais s'explique facilement. 

Des absences qui font mal 

Wembanyama, Diot, Lighty, Morgan.. tous ont été, ou sont blessés et ont manqué une bonne partie du début de saison. Bien que l'effectif soit assez fourni, cela reste en dessous de ce qui se fait de mieux sur la scène Européenne. Alors quand deux ou trois, si ce n'est plus, manquent à l'appel, l'affaire se complique automatiquement. Lighty, le chouchou de l'Astroballe, meilleur joueur Villeurbannais la saison dernière, risque même d'être absent encore un petit moment, lui qui a été opéré de la main.. Et quand ce ne sont pas les blessures, le Covid vient s'en mêler ! Marcos Knight, l'ancien monégasque arrivé pour palier aux absences, a été contraint d'être sur la touche à peine ses valises posées. Osetkowski a lui aussi attrapé le virus et a été contraint de se stopper 15 jours. A raison de 2 ou 3 rencontres par semaine, cela chiffre vite.. Difficile pour tout ce petit monde d'enchaîner, dans la continuité.

Des adversaires aux dents longues

D'autant que l'ASVEL ne profite d'aucun effet de surprise. Fabuleux en fin de saison dernière, ambitieux à l'inter-saison (arrivée de Kostas Antetokounmpo, Elie Okobo, Victor Wembanyama entres autres), les joueurs de TJ Parker sont attendus au tournant. Si c'était déjà le cas en Betclic Elite, les adversaires en Euroleague sont également prévenus : désormais, l'ASVEL est à prendre au sérieux. Plus aucun match ne leur ait donné, ce qui demande de redoubler les efforts. En effectif réduit, fatigué par tous ces déplacements, le roster a du mal à suivre le rythme effréné. La preuve en est, avec cette nouvelle défaite en championnat ce week-end, à Pau, pourtant loin d'être un cador.

Une Jones-Okobo dépendance 

En difficulté, l'ASVEL s'en est toujours remis à son binôme Okobo-Jones, monstrueux depuis le début de saison. Sauf que lorsque l'un des deux est un peu en dedans, la donne devient tout de suite différente. A Monaco en Euroleague, tout comme à Fos en championnat, les Rhodaniens ont pu compter sur un grand William Howard, mais en dehors de cela.. Antetokounmpo a du mal à être régulier, Diot n'est pas épargné par les blessures, Kahudi n'a plus ses jambes de 20 ans, Lacombe a la tête dans le sac, Wembanyama a besoin de temps.. Cela fait beaucoup, mais la réalité  est là aujourd'hui. Une équipe pétrie de talent mais qui a besoin de stabilité, et de régularité.

Malheureusement pour eux, les Villeurbannais ne pourront pas compter sur une trêve pour se remettre à l'endroit.. puisque de coupure il n'y a pas. Il va donc falloir se réfugier dans le travail, et espérer que le Covid et les blessures les épargnent. Car il y a matière à faire. L'ASVEL a les moyens de ses ambitions. Décrocher une place dans le top 8 est totalement envisageable. Conserver son titre de champion de France aussi. Il va pour cela, falloir enclencher une série. Pourquoi pas dès mercredi contre le Zenith? Espérons le pour toute la Green Army.