Laver Cup : la Team Europe au bout du suspense !

Ce week-end se disputait à Genève la troisième édition de la Laver Cup, exhibition réunissant plusieurs des meilleurs joueurs et du continent européen, et du reste du monde. Et pour la troisième fois en trois éditions, la Team Europe de Federer est venu à bout de la Team Monde.

 

Deux premières journées équilibrées

Le début de ce week-end de Laver Cup avait, comme l’an dernier, vu la Team Europe et la Team World rester au coude à coude à l’issue des deux premières journées (7-5). Grâce au succès de la paire Kyrgios/Sock sur le tandem Nadal/Tsitsipas, le “Monde” revenait à ce moment là à seulement deux petits points de “l’Europe”, malgré un ratio négatif en simple (2-4). Ce dimanche devait ainsi être l’apothéose de ce week-end rempli de joie et de bonne humeur.

Rafael Nadal et Roger Federer, associés en double, devaient ouvrir le bal, avant que les deux joueurs ne se succèdent en simple par la suite. Malheureusement pour l’organisation, le Majorquin a déclaré forfait ce matin pour ses deux rencontres, en raison d’une inflammation au poignet. Une nouvelle favorable évidemment pour l’équipe de John McEnroe, qui avait déclaré en début de semaine penser avoir une réelle chance de bousculer les doubles tenants du titre cette année à Genève.

 

Du suspense jusqu’au bout…

Tout d’abord, c’est Stefanos Tsitsipas qui a dû épauler Roger Federer en double face à John Isner et Jack Sock.

En grandes difficultés sur le circuit ATP depuis plusieurs mois, Jack Sock a continué son week-end de rêve en remportant une troisième rencontre en trois jours, pour permettre, avec son compatriote, à la Team World de virer en tête au tableau d’affichage (8-7) !

Alors qu’un alléchant Nadal-Kyrgios était ensuite prévu au programme, c’est finalement Taylor Fritz et Dominic Thiem qui ont pénétré sur le court pour le premier des trois simples de la journée. Malgré plusieurs balles de break pour Thiem lors du premier set, ce dernier ne parvient pas à les concrétiser, et doit même céder la première manche à l’Américain (7-5). Lors du deuxième acte, il élève son niveau de jeu, et se montre bien meilleur dans la gestion de ses temps forts pour égaliser à une manche partout (7-6). Malheureusement pour lui, lors du super tie-break, le finaliste de Roland-Garros replonge, et doit s’incliner, face à un Taylor Fritz survolté, qui joue juste, et qui conclut sur un dernier coup gagnant en coup droit (7-5/6-7/10-5). Le Monde mène 11 à 7, et force désormais l’Europe à remporter les deux derniers simples si elle veut conserver son titre.

Roger Federer avait donc la lourde tâche de ramener “son” équipe à un point du Monde. Une mission réussie par “Rodgeur”, qui s’est montré impérial au service et qui n’a jamais été réellement inquiété (excepté une balle de break sauvée à 5-6 au deuxième) pour venir à bout de John Isner (6-4/7-6) et permettre à la Team Europe de rester en vie (10-11).

 

Zverev envoie l’Europe aux anges

Lors de l’ultime rencontre, Alexander Zverev et Milos Raonic croisaient le fer au Palexpo de Genève. Tous les deux déjà défaits en simple depuis le début de la compétition, ce sont deux hommes pas au top de leur confiance que nous retrouvions pour ce match décisif. Finalement, à l’image de ce week-end haletant et du scénario de cet affrontement entre Europe et reste du Monde, les deux joueurs doivent en découdre au super tie-break, après avoir chacun eu leur manche. Moins solide et avec moins de repères que son homologue allemand, c’est Milos Raonic qui va finir par craquer. Roger, Rafa & co peuvent exulter : la Team Europe est de nouveau sacrée !

Après trois jours d’une grosse intensité, l’Europe vient à bout du Monde, et reste invaincue dans cette compétition. L’équipe de John McEnroe aura néanmoins des leçons à tirer de cette édition 2019, si elle veut espérer être aussi compétitive pour prétendre à décrocher son premier titre en 2020.

 

Crédit photo de l’image en Une : ATP

 

Grégoire ALLAIN

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

Poster un commentaire

venenatis, libero id Phasellus risus vulputate, nec