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Le bilan des Français en NBA à la mi-saison

Alors que le All-Star Game se profile, la plupart des franchises NBA et leurs Français ont déjà disputé la moitié des rencontres de leur saison 2021/2022. À mi-parcours, zoom sur la première partie de saison des joueurs français jouant (ou ayant joué) dans la ligue nord-américaine cette année.

Joël Ayayi (Washington Wizards)

Stats 2021/2022 : 7 matchs joués – 0,3 points (16,7% FG) ; 0,6 assists ; 0,4 rebonds

Rookie non-drafté issu de l’université de Gonzaga, Joël Ayayi a finalement réussi à intégrer l’effectif des Wizards, mais est encore très peu utilisé par son coach Wes Unseld Jr. dans la rotation à la mène. Barré par Spencer Dinwiddie, Bradley Beal ou encore Kentavious Caldwell-Pope sur les lignes arrières, il n’a été aperçu que sept fois sur les parquets cette saison, pour un total d’à peine plus de dix-sept minutes de jeu. Avec seulement six tirs pris (pour un seul inscrit) sur ce maigre laps de temps, difficile de véritablement juger son apport dans une équipe à la peine ces dernières semaines. Titulaire d’un two-way contract, il évolue depuis le mois de janvier avec le Capital City Go-Go en G-League, où il tourne à 10,0 points, 8,5 assists, 5,8 rebonds et 1,0 interception de moyenne en 34,5 minutes sur les quatre rencontres qu’il a disputé. Pas apparu en NBA depuis le 30 décembre dernier, il pourrait profiter de ses bonnes performances dans l’antichambre de la Grande Ligue pour grappiller un temps de jeu plus conséquent sur la deuxième partie de saison.

Nicolas Batum (Los Angeles Clippers)

Stats 2021/2022 : 24 matchs joués – 8,0 points (47,3 % FG ; 38,6 % 3pts) ; 1,5 assists ; 4,6 rebonds ; 1,0 interceptions ; 0,8 contres

Titulaire au poste 4 dans presque toutes les rencontres qu’il a disputé cette saison (20/24), Nicolas Batum affiche une ligne de statistiques sensiblement similaire à celle qu’il avait l’année dernière bien qu’il ait manqué près de la moitié des rencontres de sa franchise. Après un exercice 2020/201 libérateur et des Jeux olympiques réussies avec la France, marqués par son contre décisif contre la Slovénie, le Normand vit une saison plus difficile sur le plan collectif (bilan de 21-22 pour les Clippers) mais apporte toujours sa défense, sa hargne et sa qualité de tir. Vétéran de l’effectif cette saison avec ses treize saisons NBA dans les jambes, Batum est un élément clé d’une franchise qui a perdu Kawhi Leonard sur blessure très tôt dans la saison et qui doit actuellement se passer de Paul George.

Petr Cornelie (ex-Denver Nuggets)

Stats 2021/2022 : 13 matchs joués – 1,1 points (33,3 % FG, 12,5 % 3 pts) ; 1,1 rebonds ; 0,2 assists ; 0,1 interceptions ; 0,1 contres

Après une saison 2020/2021 très convaincante avec l’Élan Béarnais puis un été marqué par une participation aux Jeux olympiques avec la France, Petr Cornelie découvrait cette saison la NBA avec les Nuggets. Drafté par Denver avec le 53e choix en 2016, le Calaisien n’a eu que des bribes de temps de jeu dans la rotation de Mike Malone, et fut même envoyé en G-League avec le Grand Rapids Gold, avec lequel il disputa quatre rencontres pour des moyennes de 16,5 points, 12,5 rebonds et 3,5 assists. Coupé en fin de semaine dernière par la franchise du Colorado après avoir été placé à l’isolement dans le cadre du NBA health protocol, il pourrait rebondir en Europe assez rapidement, potentiellement en Espagne où Baskonia se cherche un intérieur.

Sekou Doumbouya (Los Angeles Lakers)

Stats 2021/2022 : 2 matchs joués – 7,0 points ; 3,0 rebonds ; 1,5 interceptions ; 1,0 contres

Première partie de saison bizarre pour Sekou Doumbouya en Californie. Signé par les Lakers en début d’exercice, le natif de Conakry en Guinée avait alors disputé deux matchs au mois de novembre avec notamment une sortie à 10 points et 4 rebonds sur le parquet de Portland. Blessé au pied, il fut ensuite coupé le 17 novembre avant finalement de réintégrer l’effectif il y a trois jours via un two-way contract. Drafté en 15e position en 2019, Doumbouya, qui n’avait pas convaincu les Pistons de le conserver après deux saisons dans le Michigan, devra maintenant se faire une place à Los Angeles, en partageant son temps de jeu entre la NBA et la G-League où il a disputé une rencontre hier avec les South Bay Lakers (3 points, 3 rebonds et 1 assist en 15 minutes dans la défaite contre les Salt Lake City Stars).

Evan Fournier (New York Knicks)

Stats 2021/2022 : 40 matchs – 13,6 points (41,6 % FG, 38,8 % 3pts) ; 2,9 rebonds ; 1,8 assists ; 0,9 interceptions

Arrivé en grande pompe à New York cet été avec un contrat de quatre ans et 78 millions de dollars, Evan Fournier a connu des hauts et des bas pour ses débuts dans la Grosse Pomme. Capable de coups d’éclats comme ses 32 points en ouverture de la saison contre Boston ou plus récemment ses 41 points (record en carrière) le 6 janvier contre… Boston (!), le Francilien affiche toutefois ses pires statistiques depuis sa première saison à Orlando. Critiqué par certains observateurs pour son inconstance et son apport pas toujours très concret en défense, il reste assez clivant et l’hypothèse de la mettre sur le banc a déjà été discutée. Néanmoins, Fournier a prouvé à plusieurs reprises qu’il restait un attaquant de première place et que les Knicks pouvaient compter sur lui. À lui de s’affirmer et de faire taire les critiques d’ici à la fin de la saison.

Rudy Gobert (Utah Jazz)

Stats 2021/2022 : 37 matchs joués – 15,5 points (70,6 % FG) ; 15,1 rebonds ; 1,1 assists ; 0,8 interceptions ; 2,3 contres

Si vous doutiez encore de l’importance de Rudy Gobert au Jazz, sa saison actuelle et sa récente absence vous ont sûrement convaincu. Toujours aussi impactant dans la raquette (meilleur rebondeur de la ligue) et clinique de près (meilleur pourcentage au shoot de la ligue), Gobzilla est un des pivots les plus dominants de la ligue. Véritable pièce maîtresse de la défense du Jazz, le triple défenseur de l’année en est la clé de voûte, comme en atteste la désorganisation des siens depuis qu’il a été touché une nouvelle fois par la Covid-19 le 6 janvier dernier. Unique Tricolore à figurer dans les votes pour le All-Star Game, il est le seul capable de tenter d’y briguer une place parmi les remplaçants.

Kilian Hayes (Detroit Pistons)

Stats 2021/2022 : 31 matchs joués – 6,3 points (34,3 % FG ; 29,5 % 3 pts) ; 3,1 rebonds ; 3,7 assists ; 1,3 interceptions

La progression continue pour Killian Hayes sur les bords du lac Michigan. Associé sur les lignes arrières au premier choix de la dernière draft Cade Cunningham, le jeune meneur de 20 ans trouve peu à peu sa place aux côtés de l’ancienne star de Oklahoma State. Si sa ligne de statistiques ressemble énormément à celle de l’an dernier, Hayes laisse une meilleure impression dans le jeu, ce que n’a pas manqué de souligner son coach Dwayne Casey. Encore perfectible dans de nombreux domaines, le Franco-Américain prend son temps, lui qui est appelé à devenir le futur de la franchise aux côtés de Cunningham.

Jaylen Hoard (Oklahoma City Thunder)

Stats 2021/2022 : 1 match joué – 2,0 rebonds

Apparu à dix-neuf reprises sous le maillot du Thunder l’an dernier, Jaylen Hoard n’avait pas été conservé en début de saison mais a finalement profité des circonstances sanitaires pour finalement apparaître un peu moins de deux minutes avec Oklahoma City contre Phoenix le 29 décembre dernier. Titulaire d’un contrat de dix jours, le Havrais est ensuite retourné en G-League où il évolue depuis le début de saison avec le Blue, équipe affiliée au Thunder dans l’antichambre de la NBA. Affichant 8,4 points et 4,7 rebonds en 22 minutes lors du Showcase de la ligue, il tourne en saison régulière à 14,5 points, 6,8 rebonds et 3,8 assists en 28,8 minutes sur les quatre rencontres qu’il a disputé au mois de janvier.

Timothé Luwawu-Cabarrot (Atlanta Hawks)

Stats 2021/2022 : 28 matchs joués – 4,6 points (38,1 % FG, 34,6 % 3 pts), 1,6 rebonds, 0,9 assists, 0,4 interceptions

Saison en deux temps pour Timothé Luwawu-Cabarrot, qui s’affirme peu à peu au sein du roster des Hawks. Presque mis au placard par Nate McMillian en début de saison, avec jamais plus de six minutes par match entre les mois d’octobre et de novembre, le Cannois a profité des absences et des cas de Covid dans l’effectif pour grappiller du temps de jeu et même être titulaire sur douze des quatorze rencontres qu’il a disputé depuis le 1er décembre. Si son apport offensif reste inconstant, il a montré qu’il avait largement sa place dans la rotation et devra continuer à convaincre sur la deuxième partie de saison.

Théo Maledon (Oklahoma City Thunder)

Stats 2021/2022 : 21 matchs joués – 3,7 points (28,2 % FG ; 18,2 % 3 pts) ; 1,8 rebonds ; 1,0 assists ; 0,5 interceptions

Très en vue la saison dernière avec le Thunder (65 matchs, 49 titularisations), Théo Maledon est nettement moins à son aise cette saison et souffre notamment de l’arrivée du rookie Josh Giddey sur les lignes arrières aux côtés de Shai Gilgeous-Alexander. Cantonné à un rôle de remplaçant, il a toutefois vu son temps de jeu réaugmenter depuis Noël et a même dépassé pour la première fois de l’année le barre des dix points (12 pts contre les Pelicans le 26 décembre). À 20 ans, Maledon devra batailler pour s’offrir plus de minutes et poursuivre sa progression dans une franchise qui laisse beaucoup de temps à ses jeunes joueurs.

Frank Ntilikina (Dallas Mavericks)

Stats 2021/2022 : 32 matchs joués – 4,7 points (37,3 % FG ; 34,7 % 3pts) ; 1,5 rebonds ; 1,4 assists ; 0,7 interceptions

Une résurrection partielle, voilà comment on pourrait caractériser le début de saison de Frank Ntilikina avec Dallas. Arrivé dans le Texas durant l’intersaison après un début de carrière délicat avec les Knicks, le French Prince a trouvé sa place dans la rotation de Jason Kidd. Avec 32 matchs joués, il matche presque déjà son total de l’an dernier (33) et semble plus libéré sur le terrain. Réputé pour sa défense, il est souvent utilisé dans les moments clés pour venir mettre la pression sur les porteurs de balle adverses. Si son apport offensif reste encore limité, il confirme que sa carrière en NBA a les moyens d’être relancée s’il est bien utilisé et qu’on lui fait confiance. Tout ce qu’il n’avait pas à New York.

Yves Pons (Memphis Grizzlies)

Stats 2021/2022 : 6 matchs joués – 0,5 points (33,3 % FG ; 100 % 3 pts) ; 0,8 rebonds

Titulaire d’un two-way contract avec les Grizzlies, Yves Pons est apparu à six reprises en NBA sous le maillot de Memphis cette saison. Avec une vingtaine minutes de jeu au total, le joueur formé à l’INSEP puis dans l’université du Tennessee n’a pas vraiment eu l’occasion de se montrer, en atteste son unique tir à 3 points inscrits sur ses six rencontres. En parallèle, Pons a disputé six rencontre du G-Legue Showcase avec le Hustle, équipe affiliée aux Grizzlies, pour des moyennes de 11,5 points, 8,2 rebond, 1,0 assists et 1,5 interceptions en 33,4 minutes par match.

Oliver Sarr (Oklahoma City Thunder)

Stats 2021/2022 : 2 matchs joués – 2,0 points (33,3 % FG) ; 2,5 rebonds ; 1,0 contres

Évoluant en G-League avec le Blue d’Oklahoma City depuis le début de la saison, avec lequel il a disputé 16 rencontres, Olivier Sarr a profité de l’absence de plusieurs joueurs chez le Thunder pour décrocher deux contrats de dix jours dans le roster principal. Aperçu dans deux rencontres chez décembre, Sarr n’a depuis plus foulé les parquets NBA mais reste sous contrat jusqu’au 19 janvier. Avant d’être prolongé ou de retourner faire ses preuves en G-League ?

Killian Tillie (Memphis Grizzlies)

Stats 2021/2022 : 27 matchs joués – 3,5 points (34,3 % FG ; 32,8 % 3 pts) ; 1,8 rebonds ; 0,5 assists ; 0,7 interceptions ; 0,5 contres

Initialement signé pour un deuxième two-way contract consécutif avec les Grizzlies en début de saison, Killian Tillie a finalement converti l’essai en obtenant un contrat classique le 1er janvier 2022. Installé dans la rotation de Memphis, avec 13,1 minutes en moyenne et même trois apparitions dans le cinq majeur, il a vu sa bonne dynamique récente (au mois quinze minutes de jeu par match depuis Noël) stoppée par le NBA Health & Safety Protocl, où il a récemment été placé.

Crédit image en une : Kelvin Kuo | USA TODAY Sports

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